Avec Calder, on en revient toujours à l’imagination, il n’en a aucune. Il a des mains, il les laisse faire, recroquevillé sur ses figurines en chiffon et fil de fer. Puis, il se lève et comme un chat qui s’étire, il va accrocher haut dans l’espace ses antinomiques créatures de métal qui, au hasard des courants d’air, vont et viennent au souffle de son génie. En offrant à l’artiste disparu en 1976 tous les volumes de son impossible architecture, la Fondation Vuitton ne lui consacre pas seulement une rétrospective monumentale, elle raconte la vie d’un funambule.
Enfant de la balle, grand-père architecte, père sculpteur et mère peintre, Alexander Calder commence sa carrière d’artiste vers l’âge de 4 ans : il pose nu pour son père. A 8 ans, il fabrique des poupées et des bijoux pour sa petite sœur, à la suite de quoi ses parents lui construisent un atelier pour lui permettre de se lancer à fond dans la fabrication d’objets agréables et amusants. A 9 ans, il dessine aux crayons de couleur un portrait de lui-même au travail, à genoux, par terre, une scie dans une main, un morceau de bois dans l’autre, et tout autour de lui : vilebrequin, pince, marteau… A sa manière de nous regarder, hilare, on comprend l’idée que l’enfant se fait de lui-même : je suis un artiste spectaculaire, en perpétuel mouvement. Dès lors, le cirque s’impose à lui. Dans ce dessin, le tabouret sur lequel les éléphants grimpent aux claquements de fouet du dompteur, le petit Alexander s’en sert d’établi. Regardez :

Deux ans après cet autoportrait, il crée un chien et un canard en tôle de laiton. L’épure est d’une efficacité prémonitoire, il en fait cadeau à ses parents, n’est-ce pas mignon ? Ça n’empêchera pas ces derniers de tout faire pour l’empêcher d’être artiste. Ils lui ménagent cependant un petit atelier dans chacune des maisons où la famille Calder ne cesse de déménager ; allez comprendre les parents. Le génie précoce plie l’échine, devient sérieux, poursuit des études à Stevens Institute of Technology où il apprend l’ingénierie mécanique ; il prétendra, contre toute évidence, qu’elle ne lui a servi à rien. Il est vrai qu’il avait déjà fabriqué un train électrique dont les wagons étaient éclairés à la bougie de l’intérieur.
Maître de l’art cinétique
L’école militaire ne parvient pas à faire de lui un officier de marine comme cela était prévu. Il préfère décidément devenir artiste, entrer dans une école d’art… pour y faire fausse route, là aussi. Il réalise un certain nombre de tableaux qui figurent dans l’expo de la Fondation Vuitton : émouvants de voir à quel point ils sont loin du Calder qu’on aime. Et pourtant, le cirque que l’étudiant docile avait fichu à la porte, il revient par la fenêtre, ou par le toit. Car la peinture de chevalet, pour un grand gaillard comme lui, plein d’énergie et d’inventivité, c’est trop frustrant et tellement banal. Après avoir peint Flying Trapèze en 1925 et Circus Scene en 1926, il réalise que ce qui l’intéresse c’est d’entrer lui-même dans l’arène, fabriquer les gréements, depuis le mât de piste jusqu’au filet de voltige, en passant par les cordes, les barres fixes, et pourquoi pas sculpter des acrobates, des chiens savants, des clowns et des funambules qu’il dirigerait à sa guise ! 1926, c’est aussi l’année où, à peine arrivé à Paris, il réalise son premier portrait de Joséphine Baker… en fil de fer.
Ce que montre l’exposition dirigée par Suzanne Pagé, c’est l’horizon extensible de la créativité de Calder. La première salle nous stupéfie d’emblée en plaçant le contraste sous nos yeux : le maître de l’art cinétique fut en même temps « le roi du fil de fer ». L’ingénieur des formes mouvantes aux couleurs primaires suspendues dans un équilibre d’une beauté mathématique, fut aussi le papy bricolo du Cirque de Calder. Le film de Carlos Vilardebo, réalisé en 1961, nous montre le clown au sommet de sa gloire posant son gros derrière dans la sciure pour créer devant la caméra ses figurines bancales, en haillons rapiécés, tragicomiques, lui-même s’impliquant en Gargantua chef de piste avec sa femme en Gargamelle disc-jockey. Pur bonheur. Ne ratez pas ça, et emmenez les enfants.
Calder à la Fondation Louis Vuitton : la rétrospective monumentale d’un funambule 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-22 05:45:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,






