Jeudi 2 avril, à l’Assemblée nationale, une motion de rejet a mis fin, avant même tout débat, au projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Qu’elle ait été défendue par Emmanuel Tjibaou, signataire de l’accord de Bougival pour le FLNKS avant d’être désavoué par les plus radicaux des siens, révèle l’ampleur des contradictions et des tensions actuelles. Camouflet pour Emmanuel Macron, cette décision aboutit à une impasse politique. En rejetant largement ce texte, pour des raisons opposées, les députés ont stoppé un processus institutionnel patiemment construit. Ils empêchent les Calédoniens de se prononcer sur leur avenir car Bougival et la réforme constitutionnelle ne s’appliquaient que s’ils l’approuvaient démocratiquement.
Cet accord était le fruit de mois de négociations intenses, que j’ai menées à partir de janvier 2025, d’abord dans un climat de défiance hérité de la crise dramatique de mai 2024 et des lourdes erreurs commises par l’exécutif depuis la tenue du troisième référendum de 2021, largement boycotté par les indépendantistes. Bougival est le premier compromis de cette nature depuis 1998. Beaucoup n’y croyaient plus. Et pourtant, au petit matin du 12 juillet 2025, une émotion sincère, palpable a traversé toutes les délégations, y compris les élus indépendantistes : celle d’avoir trouvé un chemin commun. Tous les partenaires calédoniens ont consenti courageusement des efforts, parfois des concessions douloureuses. Car une évidence demeure : aucun équilibre durable ne pourra être trouvé sans l’ensemble des forces politiques.
Là où il aurait fallu reprendre patiemment le dialogue avec le FLNKS – après son choix incompréhensible de désavouer sa délégation –, comme j’avais commencé à le faire, le gouvernement s’est enlisé, après mon éviction, avec la suspension soudaine cet automne du projet de loi constitutionnelle et l’idée absurde de consultation anticipée qui ont miné la confiance. Il aurait dû œuvrer, au Sénat puis à l’Assemblée, avec les socialistes, héritiers de Rocard et de Jospin, à un compromis qui garantisse le droit à l’autodétermination du peuple kanak et empêche toute partition du territoire.
L’exécutif semble vouloir réfléchir de nouveau à une consultation sans portée juridique. Pourquoi les parlementaires qui ont rejeté un PJLC qui intégrait une consultation accepteraient-ils un texte ordinaire qui prévoit la même chose, sans régler aucun problème de fond ? On envisage aussi, une nouvelle fois, de « dégeler » le corps électoral, nécessaire par justice, mais sans accord global incluant toutes les parties prenantes. Ce serait rejouer la tentative de passage en force de 2024 : mêmes impasses, mêmes provocations, mêmes fractures, mêmes drames. N’oublions pas que le sang a coulé.
Immense gâchis
La convocation des élections provinciales, maintes fois repoussées, s’impose avant la fin juin. Elles éviteront de donner le sentiment d’acharnement en sortant toujours une initiative du chapeau, elles permettront une respiration démocratique et donneront une légitimité aux élus des Provinces et du Congrès. Il faudra attendre, sauf sursaut, la prochaine élection présidentielle pour rouvrir la question institutionnelle. Mais l’incertitude politique alimente la défiance, freine les investissements et fragilise davantage un territoire déjà plongé dans une crise économique et sociale profonde. Tout l’effort financier consenti par l’État ne servira à rien sans assise institutionnelle et des perspectives claires.
C’est un immense gâchis, du temps perdu, alors même que les bases d’un consensus existent. Ce n’est pas une idée nouvelle qui manque aujourd’hui, mais la volonté de bâtir un compromis respectueux de tous.
Je considère pour ma part que les textes de Deva et Bougival tracent un chemin durable, convaincu que la solution à terme, que j’avais mise sur la table en mai 2025, est celle d’un État associé, dont les compétences régaliennes seraient assumées, à travers un accord partagé, par la France. Ce statut garantirait la fin du processus de décolonisation, la souveraineté au territoire calédonien, une double nationalité et un lien fort avec la France. Nous devons éviter une indépendance brutale, sèche, qui induirait une rupture avec la France et notre perte d’influence dans ce Pacifique où la Chine agit comme un prédateur.
Comme par le passé, je veux croire en la capacité des Calédoniens à retrouver le chemin du dialogue. Leur résilience est une force.
Manuel Valls, ex-Premier ministre de François Hollande, ex-ministre des Outre-mer sous Emmanuel Macron
Nouvelle-Calédonie : entre gâchis et espoir, par Manuel Valls 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-07 11:38:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,





