%random_image[Avec l’inculpation d’une autre de ses bêtes noires, Donald Trump poursuit sa vendetta judiciaire]% » alt= »Avec l’inculpation d’une autre de ses bêtes noires, Donald Trump poursuit sa vendetta judiciaire Les prémices de la vengeance remontent à un meeting tenu à Sioux Center, dans l’Iowa, en janvier 2024. Donald Trump et ses fils Donald Jr et Eric étaient alors aux prises avec un procès qui les verrait condamnés à une amende record de 464 millions de dollars après avoir été reconnus coupables d’avoir fait enfler la valeur des actifs de la Trump Organization – gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs – afin de bénéficier de prêts bancaires plus favorables et de meilleures conditions d’assurance. La procureure à l’origine des poursuites s’appelait Letitia James. Ce jour-là, sur l’estrade, un Donald Trump en pleine campagne pour revenir à la Maison-Blanche avait déclaré que Letitia James devait être « arrêtée et punie comme il se doit ».
Vingt-et-un mois plus tard, et alors que l’amende a été annulée en appel, le processus est en marche. La procureure générale de l’Etat de New York a été inculpée ce jeudi 9 octobre par un grand jury sur des soupçons de fausses déclarations à l’occasion de l’obtention d’un prêt bancaire. Elle aurait sollicité un crédit pour une résidence secondaire à Norfolk, en Virginie, qu’elle aurait mise en location.
« Une vengeance politique à tout prix »
A la manœuvre, une certaine Lindsey Halligan, procureure fédérale de Virginie, nommée le 20 septembre par Donald Trump, dont elle était l’avocate, spécialisée en droit des assurances. Son prédécesseur, Erik Siebert, républicain et nommé au début du mandat présidentiel, avait été poussé à la démission : il avait indiqué, après une enquête de plusieurs mois, n’avoir pas réuni suffisamment de preuves solides contre Letitia James. Lindsey Halligan aura fait preuve de plus de diligence, bouclant le dossier en deux semaines. La procureure est également derrière les poursuites engagées contre James Comey, le 25 septembre, pour entrave à la justice et fausses déclarations. L’ancien directeur du FBI est un autre ennemi juré du président.
La suite judiciaire est incertaine : l’étape de l’inculpation par un grand jury – une commission de citoyens investie de pouvoirs d’enquête et fortement soumise à l’influence du procureur – n’augure en rien d’une condamnation lors du procès, dont la date n’est pas encore connue. Mais l’humiliation publique est là.
Letitia James s’est aussitôt défendue. « Les propres déclarations publiques du président montrent clairement que son seul objectif est une vengeance politique à tout prix, a-t-elle déclaré, avant de poursuivre : « Nous combattrons vigoureusement ces accusations sans fondement. »
D’autres noms sur la liste
Le camp démocrate s’est lui aussi indigné. « Voilà à quoi ressemble la tyrannie », a réagi le chef du parti au Sénat, Chuck Schumer. « Ce que nous voyons aujourd’hui n’est rien d’autre que l’instrumentalisation du ministère de la Justice pour punir celles et ceux qui tiennent les puissants pour responsables », a commenté la gouverneure de l’Etat de New York, Kathy Hochul. « L’usage brutal, antidémocratique et corrompu du ministère de la justice que nous voyons sous Donald Trump n’a rien de comparable. C’est vraiment sans précédent », a pour sa part déclaré le sénateur Adam Schiff, qui pourrait être le prochain à être inculpé, pour une affaire d’emprunt immobilier.
C’est que le président est loin d’avoir rayé tous les noms sur sa liste. Outre Adam Shiff, Donald Trump a ainsi menacé le milliardaire philanthrope George Soros et appelé à écrouer le gouverneur de l’Illinois JB Pritzker et le maire de Chicago Brandon Johnson, accusés d’entraver sa politique d’expulsions massives de migrants. Son ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton, qui l’a depuis vertement critiqué à de nombreuses reprises, a récemment vu son domicile perquisitionné par le FBI. Enfin, le président américain rêve de s’en prendre à Barack Obama, coupable selon lui de « trahison », mais une récente décision de la Cour Suprême, accordant une sorte d’immunité présidentielle et lui bénéficiant en premier lieu, risque de compliquer son dessein.
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