„Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit“, écrivait Charles Péguy. Alors, quand viennent sur la table des sujets aussi inflammables que la religion, l’islamisme ou l’intégration des musulmans français, il peut être tentant de fermer les yeux. Comme une partie de la gauche, qui, depuis la publication de l’enquête de l’Ifop sur le rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France, remue ciel et terre pour ne pas voir. Ne pas voir, par exemple, la montée du rigorisme et de l’orthopraxie chez les Français de confession musulmane, particulièrement nette chez les moins de 25 ans, dont 30 % se déclarent „extrêmement“ ou „très religieux“ et 67 % affirment „prier quotidiennement“ (contre 28 % en 2007). Ou encore, ne pas regarder en face qu’à l’heure où sécularisation et progressisme caractérisent la trajectoire des pays occidentaux, 43 % des Français musulmans refusent au moins une forme de contact physique ou visuel avec l’autre sexe, et que 65 % d’entre eux estiment que la religion a plus raison que la science sur la question de la création du monde.
Un commanditaire problématique ?
Des résultats „chocs“, largement relayés par la droite et l’extrême droite, parfois avec un brin de sensationnalisme. Mais si certains se frottent les mains, d’autres se couvrent les yeux. Politiques, journalistes, universitaires ou intellectuels, nombreux sont ceux, dans l’intelligentsia de gauche, à attaquer le sondage pour mieux réfuter ses conclusions. La charge la plus virulente est venue de La France insoumise. A la tête de cette „contre-campagne“, le député Paul Vannier ne lésine pas sur les moyens. Quand il n’est pas sur le plateau de BFMTV pour „dévoiler la supercherie islamophobe“, l’élu envoie des salves de tweets plus acerbes les uns que les autres. Sa cible est toute trouvée : la revue Ecran de veille (publication du site Global Watch Analysis), dédiée „à la résistance aux extrémismes et aux fanatismes sous toutes leurs formes“, et commanditaire de l’enquête Ifop.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le député LFI ne retient pas ses coups… quitte à flirter avec les limites de la moralité. Quelques jours après les commémorations des dix ans des attaques terroristes du 13 novembre, Paul Vannier dénonce sur X „l’enquête bidon d’IFLOP, destinée à servir l’agenda islamophobe de l’extrême droite“, en ajoutant une capture d’écran de la page „Qui sommes-nous“ du site web de la revue, image sur laquelle est entourée en bleu l’adresse de la rédaction. Sur X, toujours, il a ensuite multiplié les tweets assassins contre Nora Bussigny, journaliste pigiste pour Ecran de veille, qu’il présente comme une „plumitive du Point qui fait de l’argent sur la haine des musulmans et le recyclage de ragots anti-insoumis“. Pour délégitimer l’enquête de l’Ifop, le député insoumis ne recule devant rien, au point de tomber dans une rhétorique complotiste. Par exemple, lorsqu’il accuse la revue d’être un agent étranger à la solde des Emirats arabes unis (en s’appuyant sur un article de 2023 de Mediapart), ou quand il fait mine de se demander si „la commission d’“enquête“ anti-LFI de Laurent Wauquiez“ aurait été „manipulée par les services de renseignement des Emirats par l’entremise de Mme Bussigny et de M. Razavi (NDLR : un autre journaliste pigiste de la revue Ecran de veille) ?“.
En s’en prenant au commanditaire, „une officine liée aux services de renseignement des Emirats“, le député entend surtout instiller le doute sur le sérieux de l’enquête. Il n’est pas le seul à reprocher à Ecran de veille ses positions. Sur son blog Mediapart, la militante associative Hania Chalal dénonce un „récit écrit d’avance“, et pointe du doigt „une structure dont la production éditoriale est quasi exclusivement tournée vers la dénonciation des Frères musulmans, du „frérisme“ et de l’“islamisme““, qui s’emploierait depuis des années à „construire en Europe l’image d’un ennemi musulman tentaculaire“.
Deux poids, deux mesures ?
Une critique pour le moins surprenante, quand on sait que ce même courant idéologique n’a eu aucun remord à reprendre et à citer une enquête sur l’ampleur des phénomènes racistes et discriminatoires affectant les musulmans en France, publiée par l’Ifop et commandée par… la Grande Mosquée de Paris, dont le financement par l’Algérie est de notoriété publique. Une indignation à géométrie variable qui interroge François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualités à l’Ifop et chef d’orchestre de cette enquête : „Nous sommes un peu surpris par les attaques de LFI, d’autant que le sondage dont vous parlez reposait sur le même dispositif et le même échantillon. Pourquoi s’indignent-ils sur une étude, sans s’indigner sur l’autre ?“
Du reste, il n’y a rien d’inhabituel à ce qu’un institut de sondage réalise une enquête pour un client extérieur „engagé“ sur le sujet du dit sondage. Ainsi, il ne viendrait à l’idée de personne – et, on l’imagine, certainement pas à LFI – de remettre en cause les résultats d’un sondage montrant l’ampleur et la persistance, dans la société française, des violences sexistes et sexuelles, sous prétexte qu’il aurait été commandé par une association féministe. L’argument, nous explique Olivier Galland, sociologue spécialiste de la jeunesse et de la sociologie des valeurs et directeur de recherche au CNRS, ne tient pas la route et relève du pur procès d’intention : „La critique selon laquelle le commanditaire pourrait orienter l’institut pour obtenir des résultats conformes à ses attentes revient, en réalité, à mettre en cause la probité scientifique et professionnelle de l’Ifop. Or, à titre personnel, je n’ai aucun doute sur cette probité.“ Un „deux poids, deux mesures“ qui étonne d’autant plus qu’Edwy Plenel – qui a partagé sur X un article critique de Mediapart – avait à l’époque validé, en tant que directeur de la rédaction du Monde, une grande partie des questions de ce sondage (dans l’étude de 2001 notamment).
Une faiblesse méthodologique ?
L’enquête de l’Ifop est-elle pour autant irréprochable sur le plan méthodologique ? Pour Marie Turcan de Mediapart, c’est loin d’être le cas. Dans un article très critique, la journaliste dénonce „les failles“ de l’étude, qui contiendrait „des approximations et des raccourcis qui tendent à grossir le trait d’une situation complexe à analyser“ : concepts insuffisamment définis, cadrage et éditorialisation du sondage biaisés, conclusions extrapolées et hasardeuses, échantillon miroir mal construit, etc. Cités dans l’article de Mediapart, le sociologue et spécialiste des sondages Hugo Touzet regrette des „termes lâches“ et le politologue Vincent Tiberj déplore un „besoin d’exemplification qui n’a pas été fait“. Par exemple, sur ce que l’on entend par „islamisme“, „frérisme“ ou „loi musulmane“ – et donc, indirectement, ce qu’en ont compris les sondés. Surtout, ce que reprochent à l’institut les détracteurs du sondage, c’est un cadrage qui, selon le politologue Haoues Seniguer, „consciemment ou non, nourrit le dessein d’objectiver le soupçon sur les musulmans.“ Une critique que partage en partie Pierre Bréchon, professeur de science politique à Sciences po Grenoble et spécialiste de la sociologie des valeurs et des attitudes religieuses en France, pour qui „l’interprétation et l’éditorialisation de l’Ifop épousent assez nettement les attentes médiatiques dominantes, qui s’inscrivent volontiers dans une lecture anxiogène des musulmans. On le voit dans les gros titres du rapport, qui ne sont pas toujours très neutres“. Par exemple, lorsque l’institut nomme une section „La position sur l’application de la charia dans les pays non musulmans“, pour une question portant non pas sur la charia, mais sur „la loi musulmane“ (le terme „charia“ était précisé aux sondés seulement s’ils demandaient ce que „loi musulmane“ signifie). François Kraus défend cette décision : „La traduction de „loi islamique“ en arabe, c’est „charia“, et la traduction française de „charia“, c’est „loi islamique“. Une simple recherche Google suffit à le vérifier, nous n’avons rien inventé.“
Si certains choix méthodologiques sont à ses yeux „discutables“, Pierre Bréchon tempère cependant les critiques contre l’Ifop : „Aucun sondage n’est parfait, et celui-ci présente des faiblesses, comme d’autres, mais pas forcément davantage. Raison pour laquelle je suis un peu moins dur que Mediapart, parce que c’est trop facile de critiquer et de faire comme si un sondage pouvait être parfait. Ce n’est jamais le cas.“ Une analyse à laquelle souscrit Olivier Galland, pour qui „ce sondage est fiable et ne présente rien d’inhabituel“ : „Bien sûr, il existe toujours une marge d’erreur, de l’ordre de 3 à 4 %, et on peut contester tel ou tel choix de cadrage, d’interprétation, de questions, d’éditorialisation… Mais au regard des écarts mesurés dans les réponses, on ne peut pas raisonnablement contester les grandes tendances mises en évidence par l’enquête“.
Rien de neuf sous le soleil…
Pour Olivier Galland, en s’attaquant à la méthodologie ou au commanditaire, les critiques de l’enquête détournent l’attention et évitent soigneusement de débattre du sujet de fond. Un constat d’ailleurs largement documenté par la littérature académique. „Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir de débat, tant ce que nous décrivons n’a rien de nouveau ! Nous ne faisons que quantifier des phénomènes déjà identifiés“, s’étonne François Kraus. Avec les grandes enquêtes sur les valeurs comme les European Values Study et Trajectoires et Origines (TeO) de l’Ined, la matière ne manque pas. Depuis des années, elles offrent aux chercheurs en sciences sociales un corpus considérable de données. Un simple coup d’œil à la littérature mobilisant ces sources suffit à montrer que les tendances mises en évidence par l’Ifop n’ont rien de surprenant.
A commencer par la religiosité plus affirmée des Français musulmans. Dans un chapitre de l’ouvrage collectif La France des valeurs, Quarante ans d’évolutions (Presses universitaires de Grenoble), fondé sur les données de l’enquête TeO, Olivier Galland note que „les musulmans sont beaucoup plus concernés par la religion et celle-ci tient une place beaucoup plus importante dans leur vie que les chrétiens“. Ainsi, 63 % des musulmans déclarent que la religion est très importante dans leur vie, contre 22 % des chrétiens. Même constat par Vincent Tournier, maître de conférences en science politique, dans un article publié en 2013 dans la revue Politique et Sociétés : „Les données indiquent qu’une dynamique de retour vers le religieux est manifestement à l’œuvre et que cette dynamique ne s’explique pas uniquement par les difficultés sociales et les discriminations, mais qu’elle doit être resituée dans un processus global de socialisation politique où se mêlent les aspects culturels et idéologiques.“
Même constat encore concernant le „retour du religieux“ particulièrement marqué chez les jeunes musulmans. Si Mediapart reproche à l’enquête de l’Ifop de ne pas préciser que cette augmentation du fait religieux „n’est en fait pas circonscrite à l’islam“, les études sur le sujet arrivent à une conclusion différente. „Rien n’indique un retour du religieux chez les jeunes chrétiens ou sécularisés, assure Pierre Bréchon. Chez les jeunes musulmans, il existe encore une transmission religieuse active — éducation familiale, pratiques, relais communautaire — et un besoin identitaire fort, parfois renforcé par les discriminations. Les enquêtes européennes le montrent : si l’on construit un indice global de religiosité, les musulmans arrivent en tête, suivis des orthodoxes, puis des catholiques, et enfin des protestants.“ Ce que confirme aussi l’ouvrage de référence sur le sujet, La tentation radicale. Enquête auprès des lycéens (PUF), d’Anne Muxel et Olivier Galland. Leurs conclusions, qui s’appuient sur des entretiens avec près de 7 000 lycéens, sont sans appel : „Les lycéens musulmans sont nettement plus portés que les autres à adhérer à des idées absolutistes en matière religieuse“, avec 42 % des musulmans fréquentant au moins une fois par mois un lieu de culte, contre 20 % des chrétiens.
Enfin, qu’en est-il du constat le plus polémique de l’enquête de l’Ifop, à savoir que ce rigorisme religieux s’accompagnerait d’un durcissement conservateur sur le plan des valeurs et des mœurs ? Là encore, ce phénomène est confirmé par de nombreuses études. Anne Muxel et Olivier Galland expliquent par exemple que cette conception absolutiste de la religion chez les jeunes musulmans a des conséquences sur „les valeurs auxquelles ils adhèrent, qui, sur le plan des mœurs en tout cas, sont à rebours de celles qui dominent dans les sociétés européennes ou plus largement occidentales“. Une des tendances fortes illustrées par le sondage de l’Ifop, le déclin de l’adhésion aux principes de la science moderne (65 % des musulmans considèrent que la religion a raison plutôt que la science sur la création du monde), était déjà mise en avant par la physicienne tunisienne Faouzia Charfi, au début des années 2010, dans La Science voilée (Odile Jacob). Celle-ci parlait à l’époque de „concordisme“ pour décrire un phénomène croissant chez les musulmans, à savoir le fait de considérer que la science contemporaine se trouvait déjà tout entière dans les versets coraniques, preuve supposée de la supériorité de la religion sur la science. L’enquête auprès des lycéens d’Anne Muxel et d’Olivier Galland confirme cette tendance : 80 % des lycéens musulmans interrogés privilégiaient la religion plutôt que la science pour expliquer la création du monde. Un élève de l’académie de Clichy, interrogé par les deux chercheurs, leur confiait par exemple que „le Coran il a été inventé ça fait longtemps, et il y a des choses écrites que la science elle vient de prouver aujourd’hui. Je conclus que la religion… elle est en avance sur la science“.
„On ne va pas s’interdire de dire que le ciel est bleu…“
Alors, comment expliquer, malgré un tel consensus, l’aveuglement persistant d’une partie de la gauche ? Le blocage est d’abord idéologique. Pour François Kraus, „ce sondage est une gifle pour toute une fraction de l’intelligentsia de gauche, puisqu’elle montre une extrême droitisation des valeurs culturelles d’une partie de la communauté musulmane, notamment par le rejet de la rationalité scientifique, une vision théocratique du monde, un conservatisme moral très radical et une volonté d’appliquer un séparatisme de genre très net, avec une invisibilisation du corps des femmes dans l’espace public“. Un ensemble de valeurs ultraconservatrices, en opposition complète avec les valeurs progressistes affichées par les intellectuels progressistes. A bien des égards, l’enquête dresse un tableau des musulmans français qui ne correspond pas aux canons de ce à quoi devrait ressembler, pour certains, un „dominé“. „Cette grille de lecture des rapports sociaux en termes de „dominants“ et de „dominés“, très prégnante dans l’intelligentsia de gauche, envisage les „dominés“ uniquement comme des victimes, presque dépourvues de capacité d’action. Dès lors, analyser leurs motivations ou leurs pratiques n’aurait aucun intérêt, voire deviendrait gênant si ces motivations s’avéraient contradictoires avec les attentes du chercheur“, analyse Olivier Galland.
Cet aveuglement s’explique aussi pour des raisons plus prosaïquement stratégiques. „Pour comprendre ce déni, nous confie la philosophe Catherine Kintzler, il faut regarder une certaine ligne idéologique, souvent associée à la ligne Terra Nova“. Le think tank avait publié en 2011 une note retentissante invitant la gauche à modifier sa stratégie en se détournant de sa base ouvrière pour parler davantage à une nouvelle majorité urbaine et aux minorités, et donc de délaisser les questions économiques et sociales au profit des questions sociétales. Au-delà de la volonté de défendre une „base électorale“ – ce qui éclaire sans doute l’énergie déployée par Paul Vannier pour combattre le sondage -, il y a aussi et surtout la peur de „faire le jeu du Rassemblement national“.
Sur ce point, Catherine Kintzler – signataire en 1989, au moment de l’affaire du foulard de Creil, de la célèbre tribune „Profs, ne capitulons pas !“ dans Le Nouvel Obs – constate que si les termes du débat ont changé, les raisons du déni persistent : „A l’époque, on rencontrait deux formes de déni qui, selon moi, existent encore : la minimisation – circulez, il n’y a rien à voir -, et la diabolisation – simplement constater cette réalité serait „nauséabond“, „rance“. Aujourd’hui, c’est la même chose, on voit bien que ces résultats dérangent, alors même qu’ils ne font que mesurer de manière plus précise une tendance que tous les Français observent !“ „Parmi cette élite de gauche, complète Olivier Galland, beaucoup considèrent que ces questions sont de fausses questions, nées d’un brouillard idéologique entretenu par certains médias et certaines forces politiques, et que les citoyens seraient forcément manipulés.“
Les progrès de l’extrême droite, dans les urnes comme dans les esprits, suggèrent au minimum que cette stratégie du détournement du regard n’a pas tenu ses promesses. „C’est une stratégie désastreuse, s’agace Olivier Galland, parce qu’en abandonnant le terrain sur ces questions, la gauche laisse le champ libre au Rassemblement national, qui eux, disent aux gens „nous vous entendons“, tout en proposant des réponses évidemment démagogiques.“ „Ce mécanisme ne fonctionne plus, conclut Catherine Kintzler, et la violence des réactions contre ce sondage l’illustre clairement. On ne va tout de même pas s’interdire de dire que „le ciel est bleu“ au seul prétexte que Jordan Bardella pourrait dire la même chose. La diabolisation et le chantage au fascisme, je les ai déjà connus en 1989. Il serait peut-être temps d’essayer autre chose.“
„Ça leur a fait l’effet d’une gifle…“ : quand une certaine gauche s’enfonce dans le déni suite au sondage de l’Ifop 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-11-29 11:00:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



