Il n’a fallu que quelques mois en poste à la Première ministre japonaise pour balayer une interdiction en vigueur depuis 80 ans et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans un message posté sur X, Takaichi Sanae a annoncé l’autorisation de la vente d’armes mortelles à l’étranger. „Dans un environnement de sécurité qui se durcit, aucune nation ne peut plus, à elle seule, protéger sa paix et sa sécurité, et il est nécessaire d’avoir des pays partenaires qui se soutiennent mutuellement également en matière d’équipements de défense“, a-t-elle estimé dans son message. Jusque-là, le Japon ne pouvait exporter que cinq catégories d’armes, utilisées notamment pour le déminage, la surveillance ou l’alerte.
La décision de revenir sur cet engagement de 80 ans a été prise lors d’une réunion du cabinet de la cheffe du gouvernement japonais à Tokyo selon le New York Times, quelques jours après la rencontre avec trente envoyés de l’Otan et la conclusion d’un accord de 6,5 milliards de dollars pour fournir des navires de guerre à l’Australie. Mais elle intervient surtout dans un contexte international compliqué, alors qu’il est régulièrement menacé par la Chine.
Conditions strictes
Grande opposante à Pékin, Sanae permet désormais à l’industrie japonaise d’exporter des armes de défense létales à l’extérieur, à l’instar de Mitsubishi Heavy Industries qui produit plusieurs types de missiles de défense et des sous-marins ou Kawasaki Heavy Industries qui fabrique des hélicoptères de combat. Mais cette ouverture à l’étranger pour les industriels japonais doit respecter plusieurs critères posés par le gouvernement nippon. „Les pays destinataires seront limités à ceux qui s’engagent à en faire un usage conforme à la Charte des Nations Unies“, précise la Première ministre japonaise dans son message sur ses réseaux sociaux.
Des contrôles stricts seront mis en place pour s’assurer que l’utilisation de ces armes respecte le droit international et le pays acheteur ne doit pas être impliqué dans un conflit actif. Ainsi, l’Iran, les États-Unis ou encore la Russie ne devraient pas être de futurs clients des industriels japonais. En revanche, cette décision pourra être bénéfique aux autres pays de la mer de Chine, constamment menacés par la prédation chinoise qui ne cesse de se montrer menaçante dans cette zone et qui revendique plusieurs îles rattachées au Vietnam, aux Philippines ou au Japon. Une visite du ministre japonais de la Défense est déjà prévue en Indonésie et au Vietnam.
Cette volonté japonaise de resserrer les liens économiques et militaires avec ses alliés était déjà présente lors du mandat de Shinzo Abe, entre 2012 et 2020. Selon le Financial Times, l’ancien chef du gouvernement, assassiné en 2022, avait déjà tenté de s’attaquer à ces restrictions, qu’il voyait comme un frein pour la viabilité économique des acteurs de la défense nationale. „C’est nécessaire car les institutions restreignent les opportunités“, estime l’ancien ministre de la Défense japonaise, Hirohito Ogi, auprès du quotidien économique américain.
Tension avec la Chine
D’autant que le comportement des États-Unis ne rassure pas du tout. Depuis le début de la guerre en Iran, les Américains ont déplacé plusieurs actifs militaires en dehors de l’Asie. Les risques de désengagement américain au sein de l’Otan motivent désormais les pays de l’organisation à renforcer leur indépendance, du moins leur interdépendance. „Si les pays partenaires possèdent les mêmes équipements que le Japon, il sera possible d’échanger mutuellement des pièces détachées et autres, renforçant ainsi la coopération bilatérale“, précise d’ailleurs Sanae sur X.
Sans surprise, la Chine n’a pas vu d’un bon œil cette décision, d’autant que les relations entre la Première ministre japonaise et le pays n’ont fait que s’empirer depuis son arrivée au pouvoir. Alors qu’elle accuse Takaichi de faire revivre le militarisme de la Seconde Guerre mondiale, Pékin a pris plusieurs sanctions économiques contre le Japon en réponse à des propos de la Première ministre. En novembre, elle avait affirmé qu’un déploiement de navires de guerre chinois et le recours à la force à Taïwan „pourrait constituer une menace pour la survie du Japon“. „Nous devons envisager le scénario du pire“, avait-elle ajouté.
Japon : l’exportation d’armes létales, la fin de 80 ans de doctrine pacifiste 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-21 16:32:39 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,


