Germinal Roaux a commencé sa vie d’artiste comme photographe-reporter. Il s’est intéressé aux gens bizarres ; les adolescents, les autistes, les handicapés mentaux, les réfugiés. Il les a photographiés en noir et blanc, et quand il s’est mis à réaliser des films, il est resté au noir et blanc, ce qui n’a pas dû faciliter sa carrière, mais apparemment il ne s’en soucie guère. C’est plus fort que lui : le noir et blanc ou rien. Quand on l’interroge sur ce choix, il dit des choses obscures. Il parle de Soulages, de surface réfléchissante, de la capacité du noir et blanc „à montrer l’intime tout en nous tenant un peu à distance de la réalité perçue“… On est bien avancé.
Ce qu’on peut dire, c’est qu’il filme les choses et les gens comme on photographie : en commençant par définir un cadre, de longues secondes passent avant que ça commence à bouger, à devenir du cinéma, et quand ça bouge, c’est avec une lenteur singulière, comme s’il filmait à 24 photographies/seconde, pour nous laisser le temps d’observer chacune d’entre elles.
L’éloge du ralenti
La lenteur, c’est la saveur de ce film qui porte bien son nom : Cosmos. Quoi de plus étranger à la vitesse que le cosmos… Ça n’était pas le cas de ses précédents films, Right foot left foot, au cours duquel il donnait l’impression de courir après des adolescents trépidants. Il tentait d’attraper la vie de ceux qui savent qu’ils ne seront plus jamais jeunes ; n’arrivant pas à s’en réjouir, ils foncent.
Je n’ai jamais croisé des gens plus lents que les Mayas du Mexique. En gestes et en paroles, en immobilités et en silences, ils m’étaient désespérants de lenteur, pressé anxieux comme je l’étais à l’époque, je n’ai eu la patience d’établir un contact avec aucun d’entre eux. Nous ne parvenions qu’à nous faire peur à la moindre approche, passant notre chemin.
Germinal Roaux a rencontré les Mayas il y a une quinzaine d’années, à l’occasion de ses reportages au Mexique. Un jour, au fin fond du Yucatan, loin des plages de Cancun et de Playa del Carmen, il a rencontré Andrés Catzin, un Maya selon l’idée qu’on pourrait se faire du dernier de ceux-là, rescapé des guerres et des génocides de la colonisation espagnole, unique héritier d’une civilisation à la fois perdue et résistante. Un visage de pièce de musée. Le film est né de cette rencontre, et on est stupéfié par la ténuité de ce qui sépare le réel de la fiction, le paysan de l’acteur, sa masure du décor. Il est censé vivre là, comme d’autres survivants accrochés à leurs steppes sibériennes, aux hauteurs du Tibet, aux sables mauritaniens. Une seule pièce, une seule table, une seule porte, un hamac, le toit en planches et les murs en pisé offrant au soleil des pénétrations quasi mystiques. On n’oubliera pas de sitôt l’irruption du godet griffu de la pelleteuse à l’intérieur de ce havre. La construction de l’autoroute ne connaît pas d’obstacle. Elle doit couper le Yucatan en deux.
Deux solitudes face au monde
Le film avance à pied, parfois à bord d’un Vocho, version mexicaine de la Coccinelle, conduit par Lena, l’autre personnage du film, interprété par Angela Molina, l’actrice espagnole de Bunuel, qui a donc l’âge où les divas n’ont plus rien à faire d’autre que paraître pour incarner, en l’occurrence, une professeure de lettres, aristocrate décavée, décidée à rendre son dernier souffle dans l’improbable palais familial, vidé de son faste d’antan. Pleine d’amertume et d’élégance, Lena promène son chagrin avec tant de morgue que même son chien en a marre et l’abandonne. L’intrigue se noue autour de l’animal en fugue qui trouve refuge auprès de Leon.
Cosmos raconte alors l’histoire, ce fut lent à venir mais on y est, de la rencontre entre l’analphabète et l’érudite. Comment ils vont vivre ensemble dans ce palais venteux. Pas de sexe, pas d’argent, à peine quelques mots. Il veut lui apprendre à nager dans les eaux sacrées d’un cenote. Ils se la jouent réconciliation des peuples par la voie du dénuement parfait. C’est beau comme le cosmos, une plante dont Lena a jadis rapporté les graines du Japon. Leon en a fait pousser dans le jardin en friche. Les fleurs ressemblent à des pâquerettes.
Germinal Roaux : il est lent le chemin vers une mort douce et fleurie, par Christophe Donner 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-29 06:00:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



