Il existe, en politique internationale, une forme d’affection qui tue. Les partis populistes et d’extrême droite européens sont en train de découvrir, à leurs dépens, ce que l’on pourrait appeler le « kiss of death » trumpiste. Revenons quelques mois en arrière. L’élection de Donald Trump en novembre 2024 avait suscité l’euphorie dans ces milieux. Un nationaliste à la Maison-Blanche, ami déclaré d’Orban, admirateur de Meloni, courtisan de Le Pen : la droite illibérale européenne allait enfin avoir son grand frère américain. Les financements allaient couler, la légitimité allait ruisseler, l’heure de la revanche sur les élites libérales avait sonné.
J’étais sceptique. Pas parce que l’affinité stylistique n’existait pas — elle existe, réelle et profonde. Mais parce qu’un style partagé ne suffit pas à faire cause commune. Et les politiques de Trump — droits de douane agressifs contre l’Europe, appétit territorial sur le Groenland danois, imprévisibilité érigée en doctrine — allaient inévitablement entrer en collision avec le souverainisme affiché de ces mêmes partis.
La guerre en Iran confirme ce diagnostic : ce n’est plus seulement le fond de la politique de Trump qui pose problème – c’est désormais aussi l’exécution qui fait débat. Lorsque Tino Chrupalla, coprésident de l’AfD accuse les Américains de commettre des « crimes de guerre » en Iran ; que Giorgia Meloni, qui jouait les équilibristes entre Washington et Bruxelles, qualifie une frappe américaine sur une école de « massacre », en dénonçant une campagne « hors du cadre du droit international. » Quand, enfin, le délégué au Parlement européen de Matteo Salvini – oui, celui-là même qui réclamait encore récemment le Nobel de la paix pour Trump – se réfugie dans un sobre « nous préférons toujours la voie diplomatique. » L’idylle passera-t-elle le printemps ?
C’est néanmoins le cas hongrois qui cristallise le mieux l’ironie de la situation. Viktor Orban, le « Trump avant Trump » selon ses admirateurs américains, affrontait la campagne la plus difficile de sa carrière. Les sondages indépendants le donnaient perdant. Trump a donc envoyé Vance à Budapest. Pourquoi Vance ? Parce qu’Orban était son modèle intellectuel : le catholique post-libéral qui voyait dans la Hongrie la validation grandeur nature de sa « droite de civilisation ». Le déplacement devait servir de démonstration de force. Il apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est devenu : une pièce à conviction du « kiss of death » trumpiste.
Un opportunisme assumé
Car Orban a perdu dimanche 12 avril. Et après l’onction de Trump et l’envoi de Vance, l’échec n’en paraît que plus net. Ce qui devait consacrer la solidité du bloc illibéral transatlantique souligne au contraire sa fragilité. Si même Orban — la référence, l’icône, le laboratoire — tombe juste après une telle démonstration de soutien, alors le parrainage trumpiste ressemble moins à une assurance-vie qu’à une condamnation. Serait-ce, au fond, Trump et Vance qui avaient besoin de prouver qu’Orban survivait, plus encore qu’Orban n’avait besoin d’eux ?
Et les succès de l’AfD, du RN ou de Reform UK en 2025 – qui reflètent des dynamiques nationales de long terme — ne se sont-ils pas produits malgré Trump, plutôt que grâce à lui ?
Cela renvoi au paradoxe central de cette « internationale illibérale » : ces partis ne partagent presque rien sur le fond. Ils divergent sur la Russie, sur la Chine, sur l’Otan, sur le degré de souveraineté désirable vis-à-vis de Bruxelles, sur l’économie. Ce qui les unit, c’est une posture — l’hostilité à l’establishment libéral — et, surtout, un opportunisme assumé. Or l’opportunisme est, par définition, l’antithèse de la cohérence et de la loyauté nécessaires aux alliances. La chute d’Orban rappelle brutalement à quel point cette internationale tient moins par un projet commun que par des effets de miroir.
Au RN, la situation est plus incommodante encore : entre Marine Le Pen — revenue de sa fascination initiale pour Trump — et Jordan Bardella, qui fustige depuis des mois le « chantage tarifaire », la distance avec Washington est devenue une nécessité électorale. Sauf que l’image colle : Bannon, le gourou du trumpisme, fait du RN le cheval de Troie désigné, celui qui « tuera l’Union européenne. » Le parrainage est là, encombrant, indélébile. On a connu des relations plus faciles à assumer à dix-huit mois d’une présidentielle.
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