Sébastien Lecornu aurait-il dû aller plus loin ? En début de semaine, le Premier ministre a touché – du bout des doigts seulement – à l’Aide médicale d’Etat (AME) en signant deux décrets ; l’un pour „renforcer la lutte contre la fraude“, le second pour „moderniser“ les systèmes informatiques afin, notamment, que les consulats aient accès aux dossiers. Aucun rabotage donc, du panier de soins gratuits garantis aux étrangers en situations irrégulières.
Réclamée de longue date par le RN, et de plus en plus par la droite ces derniers mois, cette réduction constitue une question ô combien éruptive. D’autant que l’AME a vu son coût bondir de 70 % ces dix dernières années, d’après un rapport sénatorial. Une hausse spectaculaire qui s’explique d’abord par la multiplication par deux du nombre de personnes bénéficiant de cette exception française qui a englouti en 2024 1,3 milliard d’euros du budget de l’Etat, et qui n’existe nulle part ailleurs en Europe. Revue de détails.
L’Espagne, la nage à contre-courant
Ces dernières années, Madrid a fait le chemin inverse de la plupart de ses voisins européens. Alors qu’un dispositif comparable à l’AME français avait été supprimé en 2012, celui-ci a été réintroduit en 2018, offrant aux étrangers illégaux les mêmes droits que les citoyens espagnols. Ce droit universel reste toutefois conditionné à une présence minimale sur le territoire et à une inscription auprès des services sanitaires régionaux. En outre, sa mise en œuvre dépend largement des communautés autonomes.
Le Royaume-Uni, l'“hostile environment“
En 2015, le gouvernement conservateur de David Cameron a introduit, dans le cadre du durcissement de sa politique migratoire, la Immigration Health Surcharge (IHS) ; une taxe obligatoire de 1 035 livres par adulte (776 livres pour les étudiants) et par an à laquelle les étrangers – à l’exception des demandeurs d’asile – doivent s’acquitter pour toute demande d’un visa d’une durée supérieure à six mois. Une fois le visa obtenu, ces derniers jouissent du même accès aux soins qu’un résident britannique. Concernant les „visiteurs étrangers“, ceux-ci peuvent se voir facturer jusqu’à 150 % du coût réel des soins.
Le panier riquiqui du Danemark
Dans ce pays où la social-démocratie n’a cessé, au cours des dernières années, de durcir sa politique migratoire, les personnes en situation irrégulière n’ont accès qu’aux soins urgents. Faute de dispositif comparable à l’AME, un système parallèle s’est développé. Des réseaux de médecins volontaires, par exemple, assurent au cas par cas, un minimum de suivi médical. Certaines municipalités, dont Copenhague, accordent en outre des subventions à des associations et ONG, comme la Croix-Rouge danoise qui financent des cliniques associatives.
L’Autriche, l’un des systèmes les plus restrictifs
En Autriche, l’accès aux soins repose presque exclusivement sur le droit à l’assurance sociale. Les personnes en situation irrégulière, exclues de ce système, ne bénéficient ainsi d’aucun dispositif public équivalent à l’AME, et les prestations de santé sont facturées, y compris celles en situation d’urgence. Si ces dernières sont insolvables une fois sortis de l’hôpital, des procédures de recouvrement sont engagées. À Vienne et dans d’autres grandes villes, des structures comme AmberMed proposent des soins gratuits ou à très bas coût aux personnes sans assurance maladie.
Le paradoxe de l’Italie de Giorgia Meloni
La coalition gouvernementale conduite par Giorgia Meloni a fait de la lutte contre l’immigration illégale une colonne vertébrale de sa politique, sans toutefois s’attaquer aux garanties accordées aux sans-papiers en matière de santé. Pourtant, le modèle transalpin offre un panier de soins, qui, tout en étant certes, moins étendu qu’en France, reste toujours plus garni qu’au Danemark. Un paradoxe qui pourrait en partie s’expliquer par le fait que, là où l’Autriche et la Suisse, plus restrictives à l’endroit des non-cotisants, fonctionnent par contribution individuelle, l’Italie, à l’instar de la France et de l’Espagne, repose sur un système universel de financement par l’impôt.
Aide médicale d’Etat : ces choix européens qui pourraient nous inspirer 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2026-02-13 11:46:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



