Une région du monde plongée dans l’incertitude. L’opération militaire américaine au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier, a abouti à la capture du dirigeant du pays, Nicolas Maduro. Une intervention qui marque une nouvelle étape dans la politique étrangère menée par le président américain Donald Trump. Ce coup de force peut-il en appeler d’autres en Amérique latine ? Depuis ce week-end, le républicain n’a pas hésité à multiplier les menaces contre plusieurs Etats de la zone. Des propos qui font écho à la publication de la nouvelle stratégie de défense nationale américaine, mi-décembre. Ce document appelait à retrouver une „suprématie“ des Etats-Unis sur l’ensemble du continent américain.
Lors de sa conférence de presse au lendemain de l’opération à Caracas, Donald Trump a fait référence à sa volonté de renouer avec une forme modernisée de la „doctrine Monroe“, du nom du 5e président américain, James Monroe. Au XIXe siècle, ce dernier avait promu l’idée selon laquelle les Etats-Unis devaient maintenir un certain contrôle sur l’ensemble du continent américain. Et ce, au détriment, à l’époque, des colons européens. „Selon notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question“, a ainsi exhorté l’actuel locataire de la Maison-Blanche dans son discours.
Cuba, l’obsession de Marco Rubio
Pour restaurer cette influence, l’administration républicaine s’est fixée plusieurs objectifs. La chute du régime chaviste de Nicolas Maduro, accusé d’alimenter le narcotrafic aux Etats-Unis, en était une. Mais d’autres pays ont aussi été ouvertement cités comme des cibles éventuelles par le président américain et ses soutiens. Cuba, opposé de longue date à Washington, est l’un d’entre eux. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà fourni rétabli des sanctions contre La Havane, après une période de détente initiée sous le mandat de Barack Obama. Ces restrictions ont encore été durcies lors de son retour au pouvoir l’an dernier.
Très affaibli économiquement, soumis à des crises sanitaires successives, des coupures de courant incessantes et une pauvreté grandissante, Cuba risque d’être encore plus fragilisé après la chute de Nicolas Maduro. En effet, Caracas approvisionnait jusqu’ici principalement l’archipel caribéen en pétrole. De manière plus générale, le pays constituait un allié fidèle du Venezuela. Le gouvernement cubain a ainsi indiqué que 32 de ses militaires avaient été tués lors de l’opération américaine contre le dirigeant chaviste. Ces hommes faisaient en réalité office de garde rapprochée pour ce dernier.
Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a jugé „similaire“ la situation à Cuba par rapport à celle connue au Venezuela. „Cuba va être un sujet dont on va finir par parler, car Cuba est actuellement un pays en faillite“, a-t-il asséné. Derrière ce projet, un homme espère plus que tout voir le président cubain, Miguel Diaz-Canel, renversé du pouvoir : le secrétaire d’Etat, Marco Rubio. Fils d’immigrés cubains aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie américaine se montre opposé de longue date à la dynastie Castro et à ses héritiers, au pouvoir sur l’île depuis 1959. Comme rapporté par le New York Times mi-décembre, le responsable considérait la chute de Nicolas Maduro comme la condition sine qua non pour envisager une déstabilisation du régime cubain. „Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet“, a averti samedi Marco Rubio.
Une nouvelle opération, cette fois en Colombie ? „Une bonne idée“
Si l’ex-sénateur de Floride fait de Cuba une obsession, Donald Trump a étendu ses menaces bien au-delà des Caraïbes. Voisine du Venezuela, la Colombie, importante productrice de cocaïne, est également dans le viseur du milliardaire. Ses critiques ciblent plus particulièrement son président de gauche Gustavo Petro. Mi-novembre, il le qualifiait déjà de „baron de la drogue qui encourage fortement la production massive de stupéfiants“ dans son pays. „Petro, un dirigeant peu apprécié et très impopulaire (…) ferait mieux de fermer ces champs de la mort immédiatement, sinon les Etats-Unis les fermeront pour lui et cela ne se fera pas gentiment.“ Dès les premiers jours de son second mandat, le républicain avait mis la pression sur Bogota pour la forcer à accepter le retour de migrants colombiens sur son sol.
Gustavo Petro ne cache pas son hostilité à l’égard de Donald Trump. Après l’arrestation de Nicolas Maduro, qualifié lui aussi de narcotrafiquant par Washington, le président colombien, ex-guérillero, s’est dit prêt à „reprendre les armes“ en cas d’intervention américaine. Plus tôt ce week-end, Donald Trump l’avait exhorté à „faire gaffe à ses fesses“ face à sa prétendue implication dans l’exportation de cocaïne aux Etats-Unis. Des menaces réitérées dimanche : à bord d’Air Force One, le dirigeant a estimé que l’organisation en Colombie d’une opération semblable à celle de Caracas serait „une bonne idée“.
Des frappes aériennes au Mexique évoquées par Donald Trump
L’essor du trafic de stupéfiants et ses effets ravageurs sur la population américaine sont des motifs également invoqués pour justifier d’une potentielle action militaire au Mexique. „Est-ce que je lancerais des frappes au Mexique pour mettre fin au trafic de drogue ? Ça ne me pose aucun problème“, avait assuré Donald Trump mi-novembre. Une de ses nombreuses saillies à ce sujet ces derniers mois. Pour autant, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, elle aussi située à gauche, n’a pas totalement rompu le canal de discussions avec Donald Trump. Cet été, le président américain vantait même la qualité de ses échanges avec son homologue mexicaine. „De plus en plus, nous apprenons à nous connaître et à nous comprendre“, louait-il alors le 31 juillet, sur Truth Social.
Mais, galvanisé par le succès de son opération au Venezuela, le républicain a dorénavant changé de discours. „Je lui ai demandé à maintes reprises si elle souhaitait que nous éliminions les cartels“, a indiqué Donald Trump sur Fox News samedi matin. Une proposition à laquelle Claudia Sheinbaum a répondu par la négative. „Alors, nous devons agir“, a conclu le président américain. Ce lundi, la dirigeante a, elle aussi, élevé le ton pour dénoncer la vision de la zone latino-américaine à présent en vigueur à Washington. „Le Mexique soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance“, a-t-elle développé, lors de sa conférence de presse quotidienne. „Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment.“
Amérique latine : ces autres Etats désormais dans le viseur de Donald Trump 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2026-01-05 18:21:25 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



