La Belgique traverse, depuis le 24 novembre, l’un des plus vastes mouvements sociaux des quarante dernières années. Enseignants, cheminots, personnels de santé, salariés du privé : nombreux sont ceux qui ont suivi l’appel des trois principaux syndicats du pays. L’origine de la colère ? Le „programme d’austérité“ – ainsi le qualifient ses opposants – porté par le gouvernement fédéral. L’accord conclu par la coalition au pouvoir, allant de la droite nationaliste flamande à la gauche sociale-démocrate (flamande, là-auss), prévoit une réduction des dépenses publiques de 9,2 milliards d’euros d’ici à 2029.
Il faut dire que la situation budgétaire du pays ressemble à s’y méprendre à celle de son voisin français. Ce que confirme, avec quelques nuances, le franco-belge Mikael J. K. Petitjean, chef économiste chez Waterloo Asset Management et professeur de finance à l’Université catholique de Louvain. Les deux Etats ont un déficit important, une dette qui ne fait que grimper, une croissance atone, une population vieillissante, et cette éternelle addiction aux dépenses publiques. Mais, selon Mikael J.K. Petitjean, la France devrait „s’inspirer du programme d’austérité belge, tant sa situation est encore plus critique“. Entretien.
L’Express : D’après la Banque nationale de Belgique, la charge de la dette publique de la Belgique serait „intenable“ si aucune décision n’est prise, et pourrait atteindre, selon ses estimations, 41,5 milliards d’euros en 2034. Est-ce la raison pour laquelle le gouvernement de coalition s’est donné comme objectif la réduction des dépenses publiques ?
Mikael J. K. Petitjean : La Belgique est l’un des cancres de la classe européenne. À l’instar de la France, elle cumule une croissance faible, un déficit important et une dette en hausse. La Commission européenne prévoit pour la Belgique un déficit public de 5,3 % du PIB en 2025, 5,5 % en 2026 et 5,9 % en 2027. La dette publique passerait d’environ 107 % du PIB fin 2025 à 112 % en 2027, tandis que la croissance restera molle : autour de 1 % par an sur 2025-2027. La Commission a eu fondamentalement raison de placer la Belgique en procédure de déficit excessif, aux côtés de la France et d’autres pays. L’accord budgétaire du 24 novembre est donc un premier pas dans la bonne direction, mais on recourt une nouvelle fois à l’augmentation de taxes – heureusement pas sur le travail -, alors que la Belgique occupe le top 5 des pays les plus taxés de l’OCDE, la France trônant à la première place.
En réalité, plus un modèle économique repose sur l’intervention de l’État, plus il doit être réformé au cours du temps. Se pose aussi la question fondamentale de l’organisation et de l’efficacité de chaque euro additionnel de dépense publique financée par la dette. En l’absence de discipline budgétaire, les marges de manœuvre finissent toujours par se refermer et seule l’austérité, tant décriée, permet alors un redressement économique avec le temps, comme en Grèce.
La Commission européenne estime que le déficit public, dès 2026, devrait dépasser celui de la France (- 4,9 % en France contre – 5,5 % en Belgique). Pensez-vous que la situation belge est pire que la situation française ?
Sur le long terme, certainement pas. Depuis le milieu des années 1990, la trajectoire de la dette en France a été catastrophique : celle-ci culminait à 56% en 1995 et elle est aujourd’hui aux alentours de 116 % du PIB. En Belgique, la dette pesait déjà 130 % du PIB en 1995 contre 107% aujourd’hui. Ce sont essentiellement les mesures impopulaires, adoptées à l’époque par le gouvernement du social-chrétien flamand Jean-Luc Dehaene, qui ont permis à la Belgique de réduire le poids de sa dette, et par la même d’intégrer l’Union monétaire.
La France souffre beaucoup de sa comparaison avec l’Allemagne
Qui plus est, la France souffre beaucoup de sa comparaison avec l’Allemagne. Depuis 2014, la France a vu sa dette publique grimper de 96 % en 2014 à environ 116 % en 2025, tandis qu’en Allemagne, la dette publique est passée de 75 % à environ 64 % du PIB, en dépit de la crise sanitaire, du ralentissement économique lié à sa dépendance à la Chine, et de l’envolée des coûts énergétiques – dans un pays qui, je le rappelle, a renoncé au nucléaire. Le bilan de l’année 2019 sur le plan budgétaire restera également dans les mémoires. Alors que l’Allemagne enregistrait un excédent budgétaire de 13 milliards d’euros, la France affichait 100 milliards de déficits. Ce contraste est d’autant plus frappant que le PIB nominal allemand dépassait de 45 % celui de la France cette année-là. Il s’agit d’un dérapage phénoménal.
Certes, l’inflation récente a contribué à alléger quelque peu le poids de la dette sur les cinq dernières années. Mais dans les deux cas, France comme Belgique, sans ajustement budgétaire, le service de la dette risque de devenir, de façon structurelle, le premier poste de dépense du budget de l’État. Pour stabiliser le poids de la dette, il faudrait réduire le déficit budgétaire « structurel », c’est-à-dire ajusté du cycle économique et hors charges d’intérêt, d’environ 1 % du PIB par an sur plusieurs années. Actuellement, la situation est telle que le rendement exigé à dix ans par les investisseurs sur la dette de la France est légèrement inférieur à celui de la dette en Grèce, mais plus élevé que celui sur la dette de l’Espagne ou du Portugal. La Belgique se situe entre le Portugal et l’Espagne. Le pire élève de la classe, sur ce plan, reste l’Italie.
Pour les deux ou trois années à venir, si l’on regarde les déficits budgétaires qui viennent gonfler le stock de la dette, l’accord budgétaire du 24 novembre devrait rendre les déficits budgétaires attendus au niveau de ceux de la France. Mais les projections de déficits sont toujours sujettes à caution. En revanche, en France, le poids de la dette en % du PIB restera plus élevé qu’en Belgique, dans les années à venir.
La situation des deux pays est donc assez comparable ?
Il y a des ressemblances, mais aussi quelques spécificités au cas belges. Dans les deux pays, l’État-providence est à la fois très généreux et mal géré. On relativise souvent la situation de ces deux pays en la comparant à celle du Danemark. Mais on oublie vite que chez ce dernier, la dette publique ne représente que 30 % de son PIB. Dit autrement, le Danemark ne vit pas au-dessus de ses moyens. Ce n’est pas le cas de la France et de la Belgique, où les dépenses de protection sociale sont parmi les plus élevées du monde, et tournent autour de 30 % du PIB. Au sein de ces dépenses, les pensions du secteur public en Belgique représentent environ 11 % du PIB, soit plus d’un tiers de l’ensemble des prestations sociales. On retrouve la même dynamique qu’en France : vieillissement, départs à la retraite encore relativement précoces et forte progression des dépenses de santé. Il y a aussi, dans les deux pays, une forte dépendance à la dépense publique. Au total, la dépense publique belge dépasse 50 % du PIB depuis de nombreuses années, avec un niveau de prélèvements obligatoires au-dessus de 42 % du PIB. C’est également typique du « modèle social européen à la française » : beaucoup de transferts, une forte progressivité sur le travail, et des marges d’ajustement très limitées ailleurs.
La Belgique est néanmoins différente, car son système institutionnel conduit à un émiettement des responsabilités encore plus poussé qu’en France. Outre les municipalités (communes), les provinces (départements), les régions et l’État (fédéral), il y a trois communautés linguistiques, correspondant aux trois langues nationales : le néerlandais, le français, et l’allemand. Les compétences des régions et des communautés sont aussi beaucoup plus larges. Chacun dépense mais la responsabilité politique du déficit est diluée. Dès qu’on veut réformer, la question devient : qui paie, qui encaisse ? Et les compromis coûtent cher.
Malgré cette situation alarmante, le programme d’austérité du gouvernement fédéral rencontre une opposition historique, avec l’un des mouvements sociaux les plus importants des quarante dernières années. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Chaque fois qu’un gouvernement français ou belge tente de réduire les déficits, sans même viser un excédent, on brandit aussitôt le totem de « l’austérité ». Or il ne s’agit pas d’austérité, mais tout simplement de responsabilité. C’est ce qu’essaie de faire aujourd’hui le gouvernement dirigé par le Premier ministre belge, Bart De Wever. La France ferait bien de s’en inspirer, car elle est dans une situation plus critique que la Belgique, pour la simple et bonne raison que la Belgique a déjà prouvé qu’elle était capable de réduire le poids de sa dette de manière significative. Ce n’est pas le cas de la France, qui est engagée dans une trajectoire à long terme intenable. Avec cet accord budgétaire, la Belgique encourage le retour à l’emploi et réduit le coin fiscal – qui désigne l’écart entre ce que coûte un travailleur à son employeur et ce que ce travailleur reçoit réellement sur son salaire net.
Il ne s’agit pas d’austérité, mais tout simplement de responsabilité.
Il n’y a pas d’augmentation générale de la TVA – qui est du reste l’impôt le plus efficace -, ce qui aurait dû en principe tempérer les ardeurs syndicales. Enfin, le plan a ciblé, à juste titre, les chômeurs de longue durée, certains malades de longue durée, et des bénéficiaires de régimes de pension particuliers, tout en évitant de pénaliser davantage les entreprises, qui opèrent déjà dans un pays où le travail figure parmi les plus taxés de l’OCDE, comme en France. En réalité, ce que certains appellent « austérité » n’est rien d’autre que la transition d’un État-providence généreux vers un modèle qui fait davantage appel à la responsabilité individuelle. Et c’est ce changement de paradigme, davantage que les milliards d’économies, qui enflamme le débat.
Est-ce que ces manifestations sont la preuve que les Belges refusent de voir la réalité budgétaire en face ?
Je ne pense pas, car les enquêtes d’opinion montrent au contraire que la majorité des Belges reconnaissent qu’il faut « faire quelque chose » sur la dette et le déficit. Seulement, ils refusent que l’on touche à leur portefeuille et demandent que l’on s’attaque aussi aux niches fiscales, aux subventions inefficaces, à la fraude… Les Belges perçoivent bien la nature du danger qui guette le pays, mais ils ont un cruel manque de confiance dans la manière dont l’effort sera réparti.
Justement, les syndicats présentent ce programme comme étant „profondément injuste“, et proposent de régler le problème budgétaire par l’augmentation de la fiscalité des plus riches, la lutte contre la fraude fiscale, etc. Qu’en pensez-vous ?
C’est faux, ce programme n’a rien d’injuste. La première des solidarités passe par le travail : toute personne capable de travailler doit pouvoir le faire. C’est aussi une question de santé mentale, tant l’isolement social est destructeur. La littérature académique le démontre à l’envi, et c’est une bonne chose que ce plan récompense davantage le travail. Sur le plan budgétaire, je pense qu’il est globalement équilibré. Il comporte, par exemple, le doublement de la taxe sur les comptes-titres au-delà d’un million d’euros. En revanche, il reste trop timide sur la maîtrise des dépenses publiques. C’est le secteur public qui doit constituer la véritable variable d’ajustement, non le secteur privé. L’emploi à vie doit s’accompagner d’une contrepartie en cas d’inefficacité ou de mauvaise gestion, faute de quoi l’effort se reporte mécaniquement sur les contribuables.
La „taxe Zucman“ était l’une des pires propositions fiscales de ces cinquante dernières années.
La Belgique et la France sont déjà parmi les nations qui taxent le plus le travail et le capital : l’augmenter serait une erreur, car ces deux pays ont un besoin crucial de capital. Or, dans une économie de marché qui reste globalisée, l’accès au capital à risque est particulièrement concurrentiel, surtout à l’heure de la transition énergétique et de la révolution de l’intelligence artificielle, qui ne vont certainement pas conduire à une diminution de nos besoins en capitaux privés. Attirer du capital, c’est augmenter les chances d’offrir aux générations futures une technologie plus propre et des emplois d’avenir, mieux rémunérés, pour leur permettre de construire leur vie comme ils l’entendent.
Quant à la lutte contre la fraude fiscale, il faut évidemment la mener. La fraude à la TVA est environ deux fois plus importante en Belgique qu’en France. La réduire pourrait rapporter plusieurs milliards d’euros, mais cela ne suffira pas. Enfin, la taxation des milliardaires, voire des millionnaires, est un leurre. Elle ne rapporte rien sur le long terme, et de nombreux pays, comme la Suède, l’ont déjà compris. Le risque n’est pas tant celui d’une vague d’exil de milliardaires, qu’un ralentissement plus sournois : celui de la création d’activités, des emplois d’avenir et des recettes fiscales associées, qui seraient simplement captés ailleurs. La „taxe Zucman“, qui s’attaquait au patrimoine privé, était d’ailleurs l’une des pires propositions fiscales de ces cinquante dernières années. On ne vit pas dans un monde statique, en vase clos, sans innovation, comme si le capital pouvait rester enfermé à double tour dans une petite boîte en fer.
Ni la France ni la Belgique ne souffrent d’un manque de prélèvements : elles figurent déjà parmi les pays les plus imposés de l’OCDE. Le vrai problème est le déficit de productivité et d’investissement. La priorité doit être de récompenser le risque entrepreneurial pour innover en sécurisant les bases fiscales réelles et en clarifiant les contreparties aux aides publiques. Le reste relève du mirage.
Face à l’ampleur de l’opposition, et pour satisfaire l’ensemble des membres de la coalition, qui va du parti socialiste flamand au parti nationaliste flamand, le gouvernement a dû revoir à la baisse ses ambitions. S’il prévoyait une réduction des dépenses publiques de l’ordre de 20 milliards d’euros, l’accord du 24 novembre 2025 projette une réduction de 9,2 milliards d’euros. Est-ce suffisant à vos yeux ?
C’est sûr que par rapport à l’objectif initial évoqué, on est nettement en dessous. Et même ces 9,2 milliards sont étalés jusqu’en 2029, ce qui limite l’impact sur le déficit de 2026-2027. Si l’on confronte cela aux prévisions de la Commission (déficit proche de 6 % du PIB à horizon 2027, sans mesures supplémentaires), on peut dire que cet accord est un premier pas, politiquement non négligeable, mais il ne suffit pas à lui seul à remettre la trajectoire belge sur une voie clairement soutenable. Disons qu’il permet de réduire la vitesse à laquelle la voiture se dirige vers le mur, mais ne change pas encore vraiment sa direction. Un jour ou l’autre, il faudra s’attaquer plus frontalement aux dépenses publiques.
La France est souvent présentée comme étant le pays de la grève et de la contestation sociale. La Belgique serait-elle en train de devenir une „petite France“ ?
Sur le plan social, en particulier en Wallonie – la partie francophone du pays -, la Belgique est une France en miniature. Il y a des résonances très fortes : grèves systématiques contre les réformes des pensions et des régimes spéciaux, blocages ciblés (transports publics, services essentiels, etc.), usage très politique de la grève comme arme pour renégocier un compromis, coalition très forte entre les syndicats et les partis de gauche, avec un troisième tour électoral dans la rue.
Il subsiste néanmoins en Belgique une légitimité syndicale plus forte qu’en France, ainsi qu’une tradition de concertation sociale plus enracinée entre syndicats, patronat et gouvernement. Mais ces différences tendent à s’estomper. Le simple fait que le pays en soit arrivé à une grève générale de trois jours en dit long. Et ce n’est finalement pas surprenant : c’est la première fois qu’un gouvernement fédéral est dirigé par un nationaliste flamand de droite, ce qui bouscule les équilibres traditionnels et exacerbe les tensions sociales.
Pour conclure, les similitudes des situations belges et françaises témoignent donc d’un problème plus structurel de l’Etat-providence…
Ces parallèles n’ont rien d’un accident : les deux pays font face au même vieillissement démographique, aux mêmes aspirations sociales élevées, aux mêmes difficultés à faire accepter que l’État ne peut plus tout financer comme avant, aux mêmes tentations de repousser l’effort par des artifices (dettes, mesures temporaires, règles européennes assouplies, etc.).
Les électeurs adorent ce que l’État distribue, mais détestent ce qui finance cette distribution
Le modèle de l’État-providence, reposant sur l’économie de marché, a offert une protection sociale très forte, une pauvreté bien plus amortie par les transferts que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE, et une résilience solide face aux crises. La population n’en est pourtant pas consciente. Elle ne se rend pas compte que les niveaux de pauvreté et d’inégalités en France et en Belgique sont parmi les plus faibles du monde. En outre, ce modèle a été bâti sur l’idée implicite d’une croissance réelle suffisamment forte pour supporter durablement des dépenses publiques supérieures à 50 % du PIB. Avec une croissance potentielle autour de 1–1,5 % et une démographie en berne, l’addition finira par arriver… dans les mains des générations futures. La France, surtout, ne pourra pas éviter une réforme beaucoup plus ambitieuse de ses régimes de retraite, tant la dynamique actuelle des dépenses sociales est insoutenable à moyen terme.
Dans les deux pays, il est frappant de constater que les électeurs adorent ce que l’État distribue, mais détestent ce qui finance cette distribution. Pour se faire élire, il suffit de promettre plus de dépenses. Pour perdre son siège, il suffit d’annoncer des hausses d’impôts ciblées ou, moins souvent, des coupes dans les transferts. D’où cette impression de blocage permanent. En ce sens, la France et la Belgique font face à un immense défi : comment adapter un modèle très généreux à une nouvelle donne, celle du vieillissement, d’une faible croissance, de la montée des dépenses de défense et de transition écologique, sans casser le contrat social ?
„La Belgique est l’un des cancres de l’Europe, mais la France est pire…“ : l’alerte de l’économiste Mikael J.K. Petitjean 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-11-27 17:50:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



