Pendant plusieurs mois, Israël a fait pression sur les Etats-Unis pour que le pays accepte de mener une offensive majeure contre l’Iran. Le 11 février, Benyamin Netanyahou était reçu à la Maison-Blanche. Presque à l’improviste : le vice-président, J.D. Vance, n’a pas trouvé le temps de revenir d’Azerbaïdjan pour accueillir l’Israélien, raconte le New York Times
Pour lancer les discussions, les responsables américains et israéliens se sont réunis dans la Cabinet Room, habituellement dédiée aux réunions ministérielles. Puis, en compagnie de leur Premier ministre, la délégation israélienne s’est engouffrée dans la Situation Room, rebaptisée salle de crise, en français. Ici, dans cette pièce où les écrans servent de murs et où les dirigeants étrangers sont rarement les bienvenus, s’est scellée l’histoire. Pendant une heure, le Premier ministre israélien, virtuellement entouré par le directeur du Mossad et divers responsables militaires, a déroulé sa présentation sur l’Iran.
La victoire garantie
Pour lui faire face, Donald Trump avait abandonné son traditionnel siège, à l’extrémité de la table acajou. Dans le reste des fauteuils américains étaient vissés Susie Wiles, la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Marco Rubio, chapeauté ce jour de la double casquette de secrétaire d’État et de conseiller à la sécurité nationale, Jared Kushner, le gendre du président, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial chargé des négociations avec Téhéran. La liste des invités – volontairement resserrée dans l’espoir d’éviter les fuites – incluait également le directeur de la CIA, le secrétaire à la Défense, et le chef d’Etat-major des armées. Nombre de ministres n’ont jamais été informés de la tenue de cette réunion. Réunion qui a pourtant marqué le début des semaines de débats qui ont agité les couloirs de la Maison-Blanche.
Dans l’espoir de convaincre Washington de se joindre à son entreprise martiale, le leader Israélien a insisté sur le fait que l’Iran était prêt pour un changement de régime. Pour étayer son argumentaire, l’homme d’État, qui a pris le soin de souligner la menace existentielle que faisait peser le Guide suprême, Ali Khamenei, s’est muni d’une vidéo de présentation des dirigeants potentiels de Téhéran. Parmi les candidats, Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier shah d’Iran. Depuis le début de la guerre, son nom n’a cessé de résonner.
Puis, une garantie de la délégation israélienne : la victoire est certaine. Pour le justifier, ses membres ont listé trois conditions : la possibilité de détruire en quelques semaines l’arsenal balistique iranien, un régime tant affaibli qu’il en deviendrait incapable de bloquer le détroit d’Ormuz, et enfin, une faible probabilité de voir Téhéran frapper les intérêts américains dans les pays voisins. Depuis, l’exact inverse de chacun de ces scénarios s’est produit. Le groupe a également soulevé la possibilité d’une invasion kurde du pays et d’un renversement du régime islamique par la rue.
Et les risques de cette opération ? A-t-on pu entendre du côté américain de la table. Ils existent, a répondu Benyamin Netanyahou, mais l’inaction est plus dangereuse que le contraire. Et le Premier ministre d’assurer que retarder la guerre contre Téhéran ne pourrait que lui permettre de produire davantage de missiles et de protéger son programme nucléaire.
„Ce sont des conneries“
Puis, Benyamin Netanyahou a remballé ses affaires. Sans attendre, les analystes de Washington se sont attelés à évaluer la viabilité de la présentation israélienne. Le lendemain, les Américains reprenaient place dans la salle de crise. En attendant Donald Trump, les experts se sont chargés de briefer l’entourage présidentiel. Tuer l’ayatollah et paralyser le programme militaire de l’Iran, d’accord. Mais quant au reste des propositions israéliennes, elles sont irréalisables, ont-ils tranché. „Grotesque“, a récapitulé le directeur de la CIA lorsque le milliardaire a passé la porte. Et Marco Rubio d’interjeter : „en d’autres termes, ce sont des conneries“.
Et si le doute régnait sur cette salle de crise, aucun convive ne s’est frotté à une tentative de dissuader le président, quant à lui persuadé que cette guerre serait aussi rapide que celle qu’il a conduite au Venezuela. Personne, à l’exception de J.D. Vance, tout juste revenu du tarmac. Dans sa posture de frondeur en chef, l’homme d’Etat a alerté sur l'“énorme gaspillage de ressources“ que représenterait cette guerre de régime. Une prise de position qu’avaient sûrement anticipée les proches du vice-président qui a construit sa carrière sur sa ligne isolationniste. Dans l’espoir de convaincre Donald Trump, son numéro deux a énuméré les dangers d’une telle opération. Déjà, le risque d’un embrasement régional alors que les Etats-Unis manquent de munitions. Ensuite, celui de diviser la coalition politique trumpiste à l’approche des élections de mi-mandat. D’autant plus périlleux que, lors de sa campagne, le président s’était engagé à résoudre les guerres plutôt que de les déclencher. Enfin, en plus des nombreuses problématiques stratégiques, le vice-président a alerté quant au risque de voir l’Iran s’emparer du détroit d’Ormuz.
„Tout va bien se passer“
Même constat du côté du général Dan Caine, qui précisa que, d’après „son expérience“, les Israéliens „en font trop“, c’est même une question de „procédure“ pour eux. Mis à part cette indication, le chef d’état-major des armées a opté pour la prudence face à Donald Trump…. Au point de s’époumoner à répéter qu’il ne relevait pas de son rôle de dicter la marche à suivre au président. Précaution partagée par Susie Wiles qui renchérit : partager ses préoccupations sur une décision militaire ne fait pas partie de sa fiche de poste. Car à la différence de son premier mandat, le milliardaire n’est pas entouré d’une équipe qui craint son impulsivité, mais plutôt de fidèles admirateurs.
Puis, ce fut au tour de Marco Rubio de s’exprimer. Lui non plus n’a pas tenté de dissuader le président, malgré un conseil : instaurer une pression maximale sur l’Iran vaut mieux que de lui déclarer la guerre.
Dans l’intimité du bureau Ovale, l’animateur de télévision proche de l’extrême droite, Tucker Carlson, a quant à lui, essayé de faire part de ses inquiétudes au milliardaire, persuadé qu’une intervention en Iran détruirait son mandat. Quelques semaines avant le début de la guerre, Donald Trump l’a rassuré. „Je sais que ça t’inquiète, mais tout va bien se passer“, lui a-t-il glissé au téléphone.
„Ça me paraît bien“
Le 26 février, l’équipe présidentielle s’est rassemblée une dernière fois dans la Situation room. Dans les jours qui ont précédé cette échéance, une délégation américaine a tenté de négocier avec le régime de Téhéran. Depuis Genève, Jared Kushner et Steve Witkoff ont briefé le président : un accord sur le nucléaire iranien est envisageable, à condition de patienter plusieurs mois.
Sans cohésion stratégique, l’ultime réunion s’est jouée à l’instinct du milliardaire. Un instinct qui, pour de nombreux fidèles, a fait ses preuves par le passé. Ici encore, la réussite de la mission de capture de Nicolas Maduro a pesé dans la balance. Jusqu’à susciter l’enthousiasme de certains. „Nous allons devoir nous occuper des Iraniens tôt ou tard, alors autant le faire maintenant“, a décrété le secrétaire de la Défense. Et de toute façon, il semble que la décision du président était prise depuis le début du mois. „Ça me paraît bien“, avait-il lancé au leader israélien dès sa présentation du 11 février. Confronté à l’hermétisme de Donald Trump, son vice-président a fini par céder sur ses craintes : „tu sais bien que je trouve que c’est une mauvaise idée, mais si tu veux le faire, je te soutiendrai.“ „Je pense que nous devons le faire“, a tranché le président devant l’assemblée.
Le lendemain, à bord de l’avion présidentiel, le signal a été lancé : „l’opération Epic Fury est approuvée. Aucune annulation. Bonne chance.“
Comment Donald Trump a décidé de frapper l’Iran : les coulisses d’une décision historique 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-10 17:01:30 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



