Votre beau-frère passionné d’espionnage vient dîner pour Noël et vous n’avez rien à lui offrir ? Pas de panique, cet article recense les quatorze meilleurs livres du genre parus en 2025, sélectionnés par la rédaction de L’Express. Où l’on parle CIA, agent d’Hitler, commandos russes, complot de la DGSE…
Le Book club de la CIA, par Charlie English (Les Equateurs)
C’est „le secret le mieux gardé“ de la guerre froide, l’une des opérations de renseignement les plus sophistiquées jamais réalisées. Pendant près de cinq décennies, la CIA a fait passer par contrebande dix millions de livres interdits dans les pays du bloc de l’Est, de 1984 de George Orwell aux thrillers de John Le Carré, en passant par les oeuvres des prix Nobel Boris Pasternak ou Albert Camus. Dans Le Book club de la CIA, le journaliste britannique Charlie English dévoile au grand public la plus improbable des opérations de l’agence américaine, plus réputée pour ses barbouzeries, tel le débarquement de la baie des Cochons, que pour son mécénat culturel. Saluée par la critique anglo-saxonne, son enquête montre l’ampleur de ce „book club“ qui, selon plusieurs spécialistes, a aidé à remporter la guerre froide plus sûrement que les opérations à Cuba ou au Nicaragua. On y apprend notamment que Karo Wojtyla, futur pape Jean-Paul II, était, sans le savoir, l’un des correspondants du programme de la CIA. T.M.
Dictionnaire mondial de l’espionnage, par Rémi Kauffer (Perrin)
Voici un nouvel ouvrage de référence pour les passionnés du renseignement : le Dictionnaire mondial de l’espionnage de Rémi Kauffer, à qui l’on doit tant de livres importants, en solitaire (La guerre mondiale des services secrets, Les espions de Cambridge, Paris la rouge) ou en équipage (notamment son Histoire politique des services secrets français, avec Roger Faligot et Jean Guisnel). Son dictionnaire constitue non seulement une mine d’informations sur les opérations des services secrets au XXe siècle (y compris celles que l’on croyait le mieux connaître), mais en compagnie de Kauffer, conteur malicieux et informé, on revisite toute l’histoire du XXe siècle. De la naissance des services soviétiques au 7 octobre 2023, en passant par le Débarquement de Normandie et la guerre froide, on passe d’un chapitre à l’autre comme on lirait un roman de Robert Littell. Mais l’auteur n’oublie jamais de remettre en perspective ses récits et ses portraits. Grâce à son ouvrage, on est au cœur de l’Histoire. S.L.F.
Mes instructions viennent de plus haut, par Morgane Fert Malka (Stock)
On connaît le journalisme politique ou le journalisme sportif, ce livre propose une immersion réussie dans une sous-culture méconnue : le journaliste de renseignement. L’autrice relate au plus près son enquête, vertigineuse, sur le sabotage des gazoducs Nordstream, le 26 septembre 2022. Un coup des Russes ? Ou plutôt des Ukrainiens ? Qui sait quoi ? Dans ce monde de manipulateurs, difficile de faire confiance à qui que ce soit. Au fil des déplacements sur le front de l’Europe, quelques certitudes émergent pourtant, malgré les efforts de certains services secrets pour brouiller les pistes. E.G.
L’honorable correspondant, par Ivan Sand (Nouveau Monde)
La pépite inattendue de l’année. A la ville, Ivan Sand exerce dans l’armée de l’air. Avec L’honorable correspondant, il signe un premier roman magistral, qui ravira les amateurs de thriller d’espionnage. La trame ? Un trentenaire expatrié en Israël veut savoir pourquoi il a été recalé de la DGSE, des années plus tôt. Style direct, intrigue nerveuse et extrêmement bien ficelée : l’auteur a su faire des choix forts. On dévore son opus en quelques heures. E.G.
La taupe de l’Elysée, par Frédéric Potier (L’Aube)
„A quel échelon la trahison ?“ Mais qui a donc pu trahir au sommet de l’Etat ? La taupe de l’Elysée, publié aux éditions de l’Aube (collection Noir), livre une version fictionnelle de „l’affaire des fuites“. En juillet 1954, des informations sensibles fuitent après le conseil de défense. Elles portent sur l’opération d’Indochine et risquent de mettre en péril la sécurité du pays. En pleine guerre froide, la paranoïa anti-communiste est à son comble.
Les soupçons se portent donc vers le gouvernement Mendès France : son ministre des Finances Edgard Faure, et le ministre de l’Intérieur, un certain François Mitterrand. Roger Wybot, inamovible directeur de la Surveillance du territoire, s’emploie à trouver l’indicateur qui empoisonne le sommet de l’Etat. Livrant un portrait captivant du maître espion – passionné des sciences occultes, et grand ami de Françoise Giroud, la cofondatrice de L’Express -, Potier romance avec talent les zones d’ombre d’une affaire qui a fait trembler la IVe République. A.S.
Piège à loup, par Aslak Nore (Le Bruit du Monde)
Le meilleur roman d’espionnage de cette année a été écrit par un Norvégien vivant à Marseille. Son nom : Aslak Nore. Ancien soldat d’élite, journaliste au Moyen-Orient et en Afghanistan, l’auteur de Piège à loup (Le Bruit du Monde) ne cache pas son admiration pour Ken Follett (Le fusil dans l’œil) et Philip Kerr (La trilogie berlinoise). Il n’a pas grand-chose à leur envier. Son nouveau roman témoigne de sa maîtrise de l’intrigue et de son talent pour restituer les atmosphères historiques. Deux anciens athlètes des JO de 1936 se retrouvent confrontés en pleine seconde guerre mondiale. Le norvégien Henry Storm a rejoint la division SS Nordland, impliquée dès le début de l’opération Barbarossa, avant de renier son nazisme et de se mettre au service de la résistance norvégienne. Sur son chemin, il sera confronté à Werner Sorge, un officier du contre-espionnage allemand. Réglée comme le mécanisme d’une montre suisse, cette histoire a pour toile de fond le projet de missiles V-Waffen, qui aurait pu modifier le cours de la guerre, selon le général Eisenhower. Quand le lecteur referme ce Piège à loup, il ne peut plus s’en échapper. S.L.F.
Un homme seul, par Frédéric Beigbeder (Grasset)
Jusque-là, on associait plus souvent Beigbeder à Françoise Sagan qu’à Ian Fleming. La publication de son dernier récit autobiographique, Un homme seul, a changé la donne. L’écrivain y révélait que son père, Michel Beigbeder, aurait été agent pour la CIA. Pourquoi cet emploi du conditionnel ? Car malgré la confirmation d’une connaissance de la DGSE quant aux activités occultes de son géniteur, Beigbeder fils reste prudent sur cet homme qui roulait en Aston Martin et s’entourait de mannequins, en mode James Bond.
Tout part d’un mystérieux passeport retrouvé après sa mort : Michel Beigbeder y devient William Harben Carthew. A quoi lui servait cette double identité ? Après ses études à Harvard dans les années 1950, Beigbeder père s’est illustré en tant que pionnier de la chasse de têtes en France, dirigeant pendant vingt ans l’antenne parisienne du cabinet américain Spencer Stuart. Était-il à la solde des Etats-Unis, lui qui conseillait les plus grands groupes et faisait et défaisait les carrières des patrons du CAC 40 ? Ce gentleman qui donnait ses rendez-vous dans des hôtels feutrés de la rive droite (le George V puis le Prince de Galles) préférait négocier de copieux contrats que se lancer dans des cascades à la 007. Un homme seul est l’occasion de replonger dans le monde des affaires au temps de la guerre froide, opaque et romanesque. L.-H. L. R.
Au-delà du secret, agents clandestins de la DGSE, par Pierre Boussel (Mareuil)
A quoi ressemble un espion français au Moyen-Orient ? Dans Au-delà du secret, agents clandestins de la DGSE (Mareuil), un polar inspiré de sa grande connaissance du sujet, Pierre Boussel, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste des frères musulmans, décrit l’envers du renseignement dans cette zone. Les informateurs font profession d’homme de ménage, de chauffeur, de prêtre, de traducteur. Des petites mains de l’espionnage qu’on met généralement moins en avant que les taupes au plus haut niveau de l’Etat libyen, tunisien ou syrien, et qui pourtant se révèlent indispensables. E.G.
Reinhard Gehlen. L’espion du siècle ?, par Clément Tibère (Perrin)
„Une figure, presque un mythe“. Ainsi l’historien Johann Chapoutot qualifie-t-il Reinhard Gehlen (1902-1979), dans sa préface au livre que Clément Tibère consacre au premier chef du renseignement extérieur de la RFA, Reinhard Gehlen. L’espion du siècle ?, qui vient de paraître chez Perrin.
Comment ce général de la Wehrmacht, chef des services de renseignements militaires sur le front de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale, est-il passé des services secrets des nazis à ceux de l’Allemagne de l’Ouest ? Comment est-il parvenu à dissimuler son histoire ? Quelles informations a-t-il livrées à la CIA, qui finança durant dix ans son officine de renseignement ? Pourquoi, durant la guerre d’Algérie, a-t-il rencontré le général Salan ? Coauteur du Dictionnaire du renseignement dirigé par Hugues Moutouh et Jérôme Poirot, Clément Tibère brosse un portrait saisissant de ce maître des illusions, dont on a rarement vu le visage. Une prouesse compte tenu de la complexité du personnage. Le point d’interrogation en couverture paraît superflu après avoir refermé le livre. S.L.F.
Opération Zelensky, par Alain Bauer (First)
Alain Bauer romancier, vraiment ? A rebours de ce qu’on pouvait craindre, l’universitaire touche-à-tout a su s’associer au scénariste Miceal Beausang-O’Griafa pour publier un thriller d’espionnage plutôt réussi, porté par des personnages attachants et une exubérance à la SAS. Jack Baggelson est un ex-espion reconverti dans le renseignement privé en Islande, il anime une cellule d’agents clandestins casse-cou. Le nom de leur agence, proche de la CIA ? Mozart, en miroir du Wagner des hommes de Poutine. Bauer nous emmène dans les prémices de la guerre en Ukraine, où sa connaissance des méthodes du Kremlin se révèle appréciable. E.G.
Les espions du président, par Pierre Gastineau et Antoine Izambard (Albin Michel)
Dans ce livre-enquête palpitant, les journalistes Antoine Izambard et Pierre Gastineau, rédacteur en chef et grand reporter à Intelligence Online, retracent l’obsession d’Emmanuel Macron pour le renseignement. Plus qu’aucun autre président sous la Ve République, il s’immerge dans les notes des agents secrets, ordonne des opérations d’espionnage. Sous son commandement, la DGSE apporte un appui discret à Danone, menacé par des intérêts étrangers ; on découvre aussi, avec stupéfaction, les rendez-vous à Beyrouth entre Bernard Emié, le patron du service secret extérieur, et Hassan Nasrallah, feu le dirigeant du Hezbollah : après le 7-Octobre, le maître-espion français est conduit, sans son officier de sécurité et les yeux bandés, dans un lieu secret. Un coup d’éclat „insensé“, jaseront certains conseillers de l’Elysée. E.G.
La Mission, par Tim Weiner (Robert Laffont)
Tim Weiner est l’un des journalistes les mieux informés sur le monde de l’espionnage. Il le prouve encore une fois en signant La Mission, qui raconte le dernier quart de siècle mouvementé de la CIA. L’ouvrage s’ouvre sur le séisme du 11 septembre 2001 et s’achève sur une autre crise : le deuxième mandat de Donald Trump à la Maison Blanche. Après l’attentat contre le World Trade Center, l’Agence essuie le fiasco des armes de destruction massive. Un mensonge qui permet aux Etats-Unis d’envahir l’Irak et à la CIA de devenir, selon l’auteur, une „force paramilitaire de rétorsion“. Il faut attendre la fin de la guerre contre la terreur pour que l’organisation reconstruise ses capacités de renseignement. Elle fait désormais face à un défi inédit : un président hostile, qui démantèle méticuleusement ses services de renseignement. Dans cet essai foisonnant de scènes et témoignages de première main, Weiner construit une chronique précieuse du service de renseignement américain et de ses errements. A.S.
Nos chers alliés, par Gilbert Gallerne (Konfident)
Toute ressemblance avec des faits réels est-elle fortuite ? Dans Nos chers alliés, le pro du polar Gilbert Gallerne s’attaque à la prédation américaine dans le secteur de la défense. Quand les corps volent ou tombent dans le métro parisien, la CIA n’est pas loin… sans jamais apparaître. L’intrigue, quoique un peu attendue, a le mérite de nous faire découvrir l’univers des faux-nez chargé de faire le sale boulot pour d’authentiques services de renseignement. Le roman a obtenu le prix 2025 du roman d’espionnage – Amicale des anciens des services spéciaux. E.G.
La vérité sur l’affaire Ben Barka, par Ronen Bergman et Stephen Smith (Grasset)
Le 29 octobre 1965, l’opposant marocain Mehdi Ben Barka était enlevé en plein cœur de Paris, déclenchant le „plus grand scandale de la Ve République“. Soixante ans (et quatorze juges d’instruction) plus tard, les journalistes Stephen Smith et Ronen Bergman mettent enfin la lumière sur tous les secrets de ce crime d’Etats (au pluriel), grâce notamment à des documents révélant le rôle clé joué par le Mossad.
Leur Affaire Ben Barka (Grasset, parution le 29 octobre) est un époustouflant Guerre et Paix de l’espionnage, mêlant services de sécurité marocains, agents israéliens et barbouzes français sur fond de décolonialisme et de guerre froide. E.G. et T.M.
CIA, complot de la DGSE, agent d’Hitler… Les quatorze livres d’espionnage à offrir pour les fêtes 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-12-24 07:34:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



