La rédaction de l’Express a sélectionné dix des meilleurs livres sur l’économie parus cette année. On y retrouve des essais français (dette sociale magistralement décortiquée par le directeur de Bpifrance Nicolas Dufourcq, dénatalité vue par l’économiste libéral Maxime Sbaihi, „criminalité verte“ dénoncée par Marc Lomazzi…), mais aussi des best-sellers internationaux en anglais, comme le 1929 du prodige Andrew Ross Sorkin ou Breakneck de Dan Wang, qui nous explique pourquoi la Chine est devenue un pays d’ingénieurs, et les Etats-Unis une nation de juristes.
„La dette sociale de la France“, par Nicolas Dufourcq (Odile Jacob)
Depuis 1974, aucun gouvernement n’a été capable de voter un budget à l’équilibre. Un demi-siècle plus tard, la facture se rappelle aux Français : la dette publique, qui était de 20,7 % du PIB en 1980, atteint aujourd’hui 115,6 % du PIB, soit 3 416,3 milliards d’euros. Malgré la gravité de la situation budgétaire, les députés ont trouvé bon de voter la suspension de la réforme des retraites de 2023, acmé d’un an et demi de blocage politique. Quiconque veut comprendre les raisons profondes de ce déni collectif doit absolument lire le dernier livre de Nicolas Dufourcq. Pour le patron de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), la dérive budgétaire de la France s’explique avant tout par la „boule de neige de dette sociale“ : depuis 1975, les trois quarts de l’augmentation des dépenses publiques viennent des prestations sociales. Une addiction qui s’enracine, affirme l’auteur, dans l’évolution du rôle de l’État depuis les années 1960, et dans une „approche compassionnelle et populiste de la question sociale“, devenue une „tragique machine à culpabiliser l’État et porte une responsabilité immense dans le dérapage de la démocratie française“.
C’est là tout le drame du cercle vicieux des dépenses sociales, déplore Nicolas Dufourcq : plus l’État protège, plus les citoyens n’ayant pas intérêt à la remise en cause d’un tel système sont nombreux. Résultat : en France, près de 52 % de la population adulte (fonctionnaires, bénéficiaires de prestations sociales, retraités…) est dépendante de la dépense publique. On comprend mieux pourquoi, depuis cinquante ans, droite et gauche rivalisent de démagogie dépensière. Ainsi fonctionne la machine du déni collectif, conclut le patron de Bpifrance : au lieu d’affronter la réalité budgétaire, on préfère désigner un bouc émissaire – au choix les riches, l’immigration, l’Union européenne – pour mieux détourner le regard. Baptiste Gauthey
„Les Balançoires vides“, par Maxime Sbaihi (L’Observatoire)
En 2024, le taux de fécondité de la France était tombé à 1,6 enfant par femme. Cette année, en dépit de l’appel présidentiel au „réarmement démographique“, la baisse des naissances se poursuit. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notre pays devrait afficher un solde naturel négatif. Entre les politiques natalistes promues par la droite identitaire et le déni sur le sujet à gauche (au prétexte qu’avoir moins d’enfants sauverait la planète…), Maxime Sbaihi signe un essai indispensable pour comprendre la dénatalité, une évolution majeure du XXIe siècle au même titre que le réchauffement climatique ou l’IA. Rappelant que les Français souhaitent toujours dans l’idéal avoir plus de deux enfants, le directeur stratégique du Club Landoy et expert associé à l’Institut Montaigne souligne que les jeunes générations manquent avant tout de temps, d’espace et de moyens pour concrétiser leurs projets familiaux.
Loin des exemptions fiscales appliquées par la Hongrie de Viktor Orban pour les mères de famille nombreuse, ce livre avance ainsi des pistes libérales afin de permettre à ceux qui le souhaitent de faire autant d’enfants qu’ils le veulent, tout en n’instrumentalisant jamais le ventre des femmes : immobilier, système de garde et surtout rééquilibrage générationnel au profit des jeunes… Pour Maxime Sbaihi, ce phénomène de la dénatalité, dont les conséquences seront vertigineuses, devrait interpeller tous les camps politiques : „à gauche pour se demander comment notre modèle social y survivra et comment les inégalités qui se creusent dangereusement entre les générations y contribuent ; à droite pour questionner la pérennité d’un système économique déjà en sous-effectif ainsi que la survie de la valeur travail dans une société du vieillissement“. Thomas Mahler
„Le livre noir de la criminalité verte“, par Marc Lomazzi (Calmann-Levy)
Il faut lire Le livre noir de la criminalité verte de Marc Lomazzi pour prendre conscience de l’ampleur des pratiques frauduleuses liées à l’environnement. Aujourd’hui un poisson sur cinq proviendrait de la pêche illégale ; 15 à 30 % du bois tropical utilisé en Europe seraient d’origine illicite ; 60 à 90 % des déchets électroniques se retrouvent dans des circuits parallèles tenus pour beaucoup par des groupes criminels.
Les sommes en jeu sont considérables : jusqu’à 23 milliards de dollars par an pour le commerce d’espèces sauvages, 152 milliards pour le trafic de bois. Chaque arbre abattu en Amazonie peut rapporter dix fois plus qu’un kilo de cocaïne. Même l’innocent concombre de mer peut rapporter gros : jusqu’à 3 000 euros le kilo. Dans cet océan de dollars, chaque mafia a son domaine d’expertise. Faudra-t-il un jour donner à l’Office français de la biodiversité – pourtant décrié – les moyens du FBI pour lutter contre ces mauvaises pratiques, délétères pour la planète ? Cela pourrait, hélas, s’avérer indispensable. Sébastien Julian
„La guerre du métal“, Jean Wilfried Diefenbacher (Hermann)
En rapatriant, dans un sursaut de souveraineté, la filière des batteries électriques sur son sol, l’Europe voulait bien faire. Las, elle a, une fois de plus, brûlé les étapes, oubliant que le réapprentissage industriel est un mécanisme long et séquentiel. Les investissements se sont concentrés en premier lieu sur l’électrification des véhicules et le recyclage, négligeant les étapes précédentes, à savoir la production des pièces de batteries elles-mêmes.
Sans parler de l’amont de la chaîne – l’extraction et le raffinage des métaux – encore largement dans les mains de la Chine. Le résultat ? „La guerre pour ces matières premières critiques a déjà largement commencé. Et l’Europe part arrêtée“, démontre clairement Jean Wilfried Diefenbacher. Passé ce cruel constat, l’auteur donne des pistes pour réussir cette reconquête industrielle. Une prescription à suivre sans tarder sous peine de voir l’Europe demeurer le vassal d’autres grandes puissances. Baptiste Langlois
„Pionniers“, par Guillaume Grallet (Grasset)
Il a pris un taxi avec Sam Altman, a sonné au domicile de Steve Jobs et a pisté Mark Zuckerberg jusque dans son bunker à Hawaï. Rédacteur en chef du Point et Tintin de la planète Tech, Guillaume Grallet a rencontré toutes les grandes figures de la nouvelle aristocratie numérique. Pionniers revient sur les coulisses de ces échanges et raconte les ambitions et les obsessions de ces entrepreneurs, scientifiques, ingénieurs ou informaticiens à l’avant-garde des révolutions technologiques. Son ouvrage montre à quel point ces „mavericks de l’accélération technologique“ sont souvent passionnés par les idées, de quoi donner à la Silicon Valley des airs de nouvelle Athènes, pour le meilleur et le pire. Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, a par exemple étudié la philosophie à l’université d’Oxford. Le co-créateur de Palantir, Alex Karp, a été l’élève de Jürgen Habermas. Son associé, le très libertarien Peter Thiel, ne jure que par René Girard. Ce qui n’empêche pas ces geeks de brandir des références plus populaires, de Tolkien à Donjons et Dragons.
Si des figures comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg se sont droitisées après avoir longtemps soutenu le parti démocrate, Guillaume Grallet souligne qu’il faut avant tout y voir une diversification des opinions politiques dans un petit monde ayant longtemps penché très à gauche, sous l’influence de la contre-culture californienne. Le journaliste illustre aussi les profondes divergences, et parfois même les haines, chez ces pionniers, rappelant que Bill Gates et Elon Musk sont les „meilleurs ennemis“, que Reid Hoffman, pourtant ancien membre de la „mafia PayPal“ en compagnie de Thiel, Musk ou David Sacks, a fait campagne contre Donald Trump, ou que la Silicon Valley est profondément divisée entre alarmistes et rassuristes au sujet de l’IA. Ce livre documenté et nuancé est ainsi le meilleur antidote aux clichés et discours simplistes en vogue chez nos intellectuels français, tel le „techno-féodalisme“ dénoncé par l’économiste Cédric Durand. T.M.
„Breakneck : China’s Quest to Engineer the Future“, par Dan Wang (W. W. Norton & Company, non traduit)
Drones, voitures électriques, panneaux solaires, construction navale… Comment la Chine est-elle parvenue à dominer presque toutes les industries d’avenir ? La clé de cette ascension se trouve dans l’excellent ouvrage de Dan Wang. Chercheur associé au Hoover History Lab de Stanford, il a sillonné pendant des années les provinces reculées et les mégalopoles du pays. Son constat est clair : la Chine s’est muée en „Etat ingénieur“, tandis que les Etats-Unis se transformaient en „nation de juristes“.
Le virage est enclenché par Deng Xiaoping, dans les années 1980, lorsqu’il fait entrer des profils scientifiques dans les plus hautes sphères du pouvoir. „En 2002, les neuf membres du Comité permanent du Politburo – le cœur du pouvoir communiste – ont tous un diplôme d’ingénieur“, pointe Dan Wang, interviewé par L’Express. Cette élite technicienne a remarquablement bien anticipé les virages technologiques à venir – IA, quantique, nucléaire. Et mis en place d’ambitieuses politiques industrielles de long terme, dont elle ne déviera pas. Cette vision mécaniste de la société a aussi engendré son lot de politiques absurdes, comme celle de l’enfant unique ou du zéro covid. Mais elle explique pourquoi la quatrième province chinoise la plus pauvre, Guizhou, possède aujourd’hui de meilleures infrastructures que New York. Anne Cagan
„1929“, par Andrew Ross Sorkin (Penguin)
C’est le best-seller économique de l’année aux Etats-Unis. Chroniqueur au New York Times, animateur sur CNBC et co-créateur de la série Billions, Andrew Ross Sorkin s’était déjà penché sur la crise des subprimes avec son ouvrage Too Big to Fail, adapté en téléfilm par HBO. Dans le palpitant 1929, il revient sur le plus grand krach de l’histoire de Wall Street par le biais de la „narrative nonfiction„. De février 1929 jusqu’en juin 1933, on y suit, presque au jour le jour, la course vers le précipice et les débuts de la Grande Dépression du point de vue des protagonistes. Le casting est ébouriffant : Charles Mitchell, PDG de National City Bank (aujourd’hui Citibank), Thomas Lamont, pilier de la House of Morgan (qui deviendra JP Morgan), John Raskob, le financier derrière l’Empire State Building, le trader Jesse Livermore qui a „shorté“ le krach, empochant 100 millions de dollars (avant de reperdre sa fortune…), mais aussi le président Herbert Hoover, ici en partie réhabilité, ou Winston Churchill, en visite à ce moment-là à New York et qui, gestionnaire désastreux, a perdu des plumes dans l’affaire.
Loin du manichéisme en vogue dès qu’il est question de capitalisme, Sorkin dépeint la complexité de ces figures historiques, et montre qu’un „méchant“ pouvait aussi être un héros par ailleurs. Surtout, il restitue avec brio l’optimisme débridé d’une époque, les „Roaring Twenties“, marquée par une démocratisation du crédit, la spéculation et des produits financiers à risque. Mais même si l’auteur a pris dix ans pour venir à bout de ce projet, il est difficile de ne pas faire des parallèles avec l’actuelle Amérique de Donald Trump, des craintes sur une bulle de l’IA aux cryptomonnaies, en passant par les critiques contre la Fed ou les barrières douanières. La grande leçon du livre, c’est que les hommes ne retiennent jamais les leçons du passé : en cas de fièvre collective et d’exubérance financière, ils perdront à nouveau la raison. T.M.
„How Progress Ends“, par Carl Benedikt Frey (Princeton University Press, non traduit)
Pourquoi certains pays sont-ils pauvres, tandis que d’autres connaissent la prospérité ? Depuis Adam Smith et sa Richesse des nations, on ne compte plus les ouvrages qui se sont attaqués à cette question. Dans un essai aussi savant que passionnant, l’économiste Carl Benedikt Frey, un des spécialistes les plus cités en matière d’innovation, apporte une nouvelle pierre à l’édifice.
De la Chine de la dynastie Song à l’actuelle course pour l’intelligence artificielle, le chercheur à l’université d’Oxford explique pourquoi, à travers les siècles, certains pays ont prospéré et d’autres décliné dans le contexte de bouleversements technologiques. Selon lui, loin des déterminismes civilisationnels ou géographiques, la comparaison entre deux modèles, l’un très centralisé, étatiste et dirigiste, l’autre décentralisé et libéral, est la clé pour comprendre ces évolutions. Si un système planificateur peut être efficace pour développer une technologie existante, il atteint en revanche ses limites en matière d’innovation.
Archétype du système dirigiste, l’Union soviétique a par exemple pu rivaliser avec les Etats-Unis durant une partie du XXe siècle en s’appropriant ses technologies, comme l’industrie automobile, mais elle a en revanche totalement raté le virage de l’informatique à partir des années 1970. De la même manière, l’Europe des Trente glorieuses, qui ne jurait que par la planification, a selon Carl Benedikt Frey, essentiellement basé sa croissance sur l’adoption des techniques américaines de production de masse, avant de s’essouffler elle aussi face à la révolution numérique. A l’heure où certains sont nostalgiques de l’étatisme gaulliste, ce livre rappelle ainsi que si l’Europe veut rattraper son retard en IA et se donner les moyens d’innover, elle devrait déjà réellement unifier son marché plutôt que de vivre dans la nostalgie d’une époque révolue. T.M et B.G.
„The Triumph of Economic Freedom“, par Phil Gramm et Donald J. Boudreaux (Rowman & Littlefield Publishers, non traduit)
C’est bien connu : en France, capitalisme et libéralisme économique n’ont pas bonne presse. Le succès retentissant des travaux de Thomas Piketty, avec ses best-sellers Le Capital au XXIe siècle (Le Seuil, 2013) et Capital et idéologie (Le Seuil, 2019), en est peut-être l’illustration la plus éclatante. De l’autre côté de l’Atlantique, au „pays du capitalisme“, la liberté économique ne se porte pas bien mieux, comme le montre la politique tarifaire et commerciale de Donald Trump.
C’est pour remédier à ce désamour que les économistes américains Donald J. Boudreaux et Phil Gramm ont décidé de s’attaquer aux „idées reçues“, „mythes“ et „arguments fallacieux“ de l’anticapitalisme. L’occasion de remettre les pendules à l’heure, en rappelant par exemple que les plus pauvres ont été les premiers bénéficiaires des progrès formidables de la révolution industrielle, de réfuter l’idée selon laquelle le capitalisme serait responsable de l’envol des inégalités, ou encore de démontrer que la mondialisation et le développement du commerce international n’ont rien à voir avec la prétendue „désindustrialisation“ de l’Amérique, contrairement à ce que prétendent Donald Trump et ses soutiens.
Interrogé par L’Express en mai, l’ex-sénateur républicain Phil Gramm n’avait pas de mots assez durs pour qualifier la politique commerciale du président américain, et tenait à rappeler aux protectionnistes du monde entier que „le libre-échange profite à la majorité“ : „là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Grâce au libre-échange post-Seconde Guerre mondiale, le nombre de gens vivant dans une pauvreté extrême a été réduit de 84 %, et depuis 1947 (NDLR : date à laquelle l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce a été signé), le revenu par habitant aux États-Unis a augmenté de 350 %“. B.G.
„Going Nuclear : How the Atom Will Save the World“, par Tim Gregory (Bodley Head, non traduit)
Il fut un temps ou, dans l’esprit des scientifiques, l’énergie nucléaire devait révolutionner le monde. Ce rêve ne s’est jamais réalisé. La faute à trois accidents bien connus : Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima. Pourtant, l’atome reste l’un de nos meilleurs atouts pour le futur, estime Tim Gregory dans un plaidoyer factuel et convaincant. De toutes les branches de la science moderne, c’est l’une des plus utiles pour résoudre les défis redoutables auxquels nous sommes confrontés. „La décarbonisation du monde grâce à l’énergie nucléaire devrait être le programme Apollo du XXIe siècle“ assume l’auteur, chimiste au laboratoire nucléaire national du Royaume-Uni à Sellafield. Mais pour cela, il faut dissiper les idées reçues. Déchets, coûts de développement, sûreté… Le scientifique passe en revue les critiques adressées au nucléaire et montre à quel point celles-ci manquent de sérieux. Reste une question brûlante : les politiques oseront-ils s’appuyer sur ce brillant argumentaire ? S.J.
Dette, IA, krach, dénatalité… Les dix livres de l’année pour comprendre l’économie 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-12-06 12:19:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,


