Plus d’une fois, Emmanuel Macron et Louis Napoléon Bonaparte, réveillé un 2 décembre 1852 Napoléon III, ont été mis dos à dos. Pour leur accession au pouvoir à un relatif jeune âge – respectivement 39 et 44 ans -, leur ambition de rassembler par-delà les clivages politiques, leur pratique jupitérienne du pouvoir. Pourrait être en outre cité leur tropisme pour le progrès technologique, leur adhésion au libéralisme économique. De même, la difficulté qu’a eue Napoléon III à enraciner le bonapartisme (du moins, jusqu’au milieu des années 1860) relevée par l’historien André Encrevé, fait écho à l’un des plus gros échecs souvent pointé du macronisme.
Mais ici doit prendre fin l’analogie. Car là où Napoléon III a su faire évoluer son empire autocratique vers un régime à la fois libéral et parlementaire, Emmanuel Macron à l’inverse, „suit une pente autoritaire à rebours complet de l’évolution du Second Empire“, relève Eric Anceau, spécialiste du Second Empire, qui a dirigé la rédaction de l’ouvrage collectif Nouvelle Histoire de France (Passé Composé, 2025). À partir de 1860, „Napoléon III a commencé à prendre en considération le résultat des urnes, ce que ne fait absolument plus Emmanuel Macron depuis le début de son second quinquennat“, abonde le professeur d’Histoire à l’université Paris-Sorbonne.
Nommer un chef de gouvernement de l’opposition ? Napoléon III a su le faire
Au printemps 1869, la famille bonapartiste remporte les élections – les dernières du Second Empire – mais perd 39 sièges. Face à ce qu’il considère comme une débâcle électorale, Napoléon III nomme un républicain pour diriger son gouvernement. Un siècle et demi plus tard, en 2024, Emmanuel Macron, président de la République, voit son camp arriver troisième aux élections législatives. Celui-ci vient de perdre 83 sièges deux ans après avoir été amputé de 106 députés. Pourtant, le locataire de l’Elysée refuse par trois fois de nommer un Premier ministre issu de l’opposition, lui préférant systématiquement un proche.
Pour justifier de cette entorse – parfaitement légale juridiquement, mais dont la légitimité est contestable – au jeu démocratique, Emmanuel Macron agite l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. Comme si l’ancien élève de Paul Ricœur, diplômé de l’ENA, n’avait jamais appris qu’à la fin de son règne, Napoléon III a été confronté peu ou prou à une tripartition des forces politiques similaire à la nôtre. Les sièges de la Chambre des députés – l’équivalent de l’actuelle Assemblée nationale – étaient partagés entre les obédiences bonapartistes, monarchistes et républicaines. Chacune étant par ailleurs traversées par des clivages internes.
Comme Emmanuel Macron, 150 ans plus tard, rien n’oblige donc le neveu – ou petit-fils par alliance – de Napoléon Ier à choisir pour diriger son gouvernement un député issu de l’opposition. Pourtant, ce dernier nomme le républicain modéré Emile Ollivier et amorce une parlementarisation progressive du régime en conférant entre autres, au Corps législatif, l’initiative des lois. „À partir des années 1860, il comprend que le courant libéral gagne du terrain à l’intérieur même du camp bonapartiste. Plutôt que de faire comme si ce courant n’existait pas, il le prend en compte“, décrypte Joachim Murat, spécialiste du bonapartisme et co-auteur de Napoléon III, l’incompris (Odile Jacob, 2025) qui évoque un homme d’Etat au „flair politique exceptionnel“.
La peur des urnes
Certes, l’instigateur du coup d’Etat du 2 décembre 1851 a régné d’une main de fer en niant toute liberté de la presse et du Parlement pendant la première décennie de son Empire. Certes, la libéralisation et la parlementarisation du régime étaient inéluctables eu égard à l’érosion de ses soutiens et à la montée du courant libéral au sein des trois blocs politiques. Néanmoins quelques points sont à mettre en perspective. Primo, l’effritement du soutien à l’Empire et à la personnalité de Napoléon III est sans commune mesure avec celui subi par Emmanuel Macron depuis le début de son second quinquennat : contrairement au locataire de l’Elysée, Napoléon III n’a jamais perdu sa majorité à la chambre basse – aidé peut-être, il faut le préciser, par le système de candidatures officielles qui garantissait à son camp un matelas de soutien au sein du Corps législatif.
Deuzio, le fils d’Hortense de Beauharnais était particulièrement sensible aux évolutions de l’opinion publique et n’a pas rechigné à se frotter à plusieurs reprises au suffrage populaire (masculin). „Jamais aucun souverain depuis Napoléon Ier n’a autant utilisé la démocratie directe que lui“, souligne Joachim Murat. En deux décennies, l’Empereur a par cinq fois fait usage du plébiscite. „Son dernier, précise Éric Anceau, en mai 1870 est celui qui se rapproche le plus de la forme d’un référendum“. Outil prévu à l’article 11 de notre Constitution dont aucun des trois derniers présidents de la République n’a fait usage. „Nos élites dirigeantes ne se sont jamais remises de l’échec du référendum sur la Constitution européenne de 2005“, comprend l’auteur de L’Empire libéral.
Si les évolutions institutionnelles mises en place par Napoléon III n’ont pas évité la chute du Second Empire, précipitée par la défaite de Sedan, elles lui ont au moins assuré jusqu’à la fin le soutien du peuple et de son camp, là où Emmanuel Macron, après avoir perdu la confiance des Français – 11 % seulement le soutiennent, selon le dernier sondage Verian – est lâché par ses ouailles, parmi lesquels plusieurs de ses anciens Premiers ministres. Mais à quoi s’attendre d’autre lorsqu’un président de la République se prend à moins considérer la démocratie et ses représentants qu’un Empereur ?
Emmanuel Macron moins démocrate que Napoléon III ? Les leçons oubliées du Second Empire 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-11-07 15:12:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



