Peut-on concevoir un crime plus grave que d’avoir fait subir à de jeunes enfants des violences sexuelles s’apparentant à des actes de torture ? C’est précisément cette accusation que le journal Libération a portée contre notre père, Jean-François Revel, dans le cadre d’articles publiés en 2024 et repris dans un livre paru récemment[1].
Pour accuser de faits aussi abominables un homme qui n’est plus en vie pour se défendre, il faut disposer d’un minimum de preuves. C’est selon ce principe que la justice fonde ses décisions. Ce n’est pas ainsi qu’ont procédé Libération et l’auteur de l’enquête.
La victime, Inès Chatin, se souvient d’avoir été emmenée régulièrement, entre ses 4 et 7 ans, dans un appartement où des hommes menés par son propre père adoptif, lui faisaient subir des sévices absolument ignobles.
Nous savons combien il est important d’entendre la parole des victimes et qu’un seul témoignage, même d’un enfant très jeune, peut suffire amplement. Mais celui-ci comprend une limite singulière : Inès Chatin nous dit que ces hommes étaient dissimulés sous des capes et derrière des masques. Sur quoi fonde-t-elle sa conviction que Jean-François Revel était l’un d’eux ? Elle l’aurait reconnu à son odeur.
Tel constitue le seul élément sur lequel se fonde l’implication de notre père. Il n’y a en effet dans toute l’enquête de Libération, aucun autre témoignage, aucun élément matériel qui vienne corroborer l’accusation. Pire, rien ne montre même que notre père connaissait le père d’Inès Chatin à l’époque des faits, situés entre 1977 et 1980. Or, tel a été longtemps le cœur de l’hypothèse défendue par Libération : si Inès Chatin a pu reconnaître notre père à son odeur, c’est que celui-ci aurait été un ami intime de sa famille.
La consultation de ses agendas conservés à la BNF et la contre-enquête publiée par Le Figaro il y a un an démontrent que tel n’était pas le cas : notre père a fait connaissance de celui d’Inès Chatin à partir de mars 1980, en fréquentant le même club gastronomique, parmi cent autres membres, puis l’a rencontré, à partir de juin 1983, dans le cadre d’une douzaine de déjeuners espacés sur une vingtaine d’années. Nous avons demandé à Libération s’ils étaient en possession d’éléments qui viendraient démontrer l’existence d’un lien amical entre les deux hommes datant d’avant 1980. Ils n’en ont produit aucun et admettent aujourd’hui ne pas en disposer.
A défaut de preuves ou d’élément nouveau, le livre esquisse dorénavant une nouvelle thèse, celle que Jean-François Revel aurait finalement pu participer à ces crimes sans forcément connaître le père d’Inès Chatin. Cela signifierait alors qu’Inès Chatin ne connaissait pas notre père au moment des faits et que ce n’est que des années plus tard qu’elle l’aurait reconnu, à son odeur, comme l’un de ses tortionnaires.
Outre le fait que tous ceux qui ont connu notre père n’ont jamais décelé chez lui une odeur particulière, un souvenir „olfactif“ reconstitué plusieurs années après, recèle une évidente fragilité. Fonder une accusation aussi terrible sur ce seul élément constitue donc, selon nous, une faute déontologique.
Nous aurions voulu saisir la justice pour diffamation mais avons dû y renoncer car cette voie juridique est en réalité interdite aux descendants. Il nous reste à espérer que l’enquête de police qui a été engagée il y a plus de deux ans, suite à la plainte déposée par Inès Chatin, permettra de faire la lumière sur les faits. C’est alors que nous reprendrons la parole, soit pour nous incliner si les investigations établissaient l’implication de notre père, soit pour mettre un point final à ce qui apparaît, en l’état, comme une injustice et une atteinte insupportable à sa mémoire.
[1] Les Hommes de la rue du Bac, par Willy Le Devin (éditions JC Lattès).
„En défense de notre père, Jean-François Revel“ 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-23 09:40:28 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



