Le fait est assez rare pour être souligné. Dans cette Assemblée nationale morcelée, une majorité vient d’être trouvée pour voter un texte : la „PPL Philippine“, qui tient son nom de cette étudiante tuée en septembre 2024 par un Marocain visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et déjà condamné pour viol, a été adoptée ce mardi 5 mai. C’était le cheval de bataille de Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur ; le texte a été repris par le député des Yvelines Charles Rodwell (EPL), partisan de l’union de la droite et du centre en 2027 – il fait partie des signataires de „l’appel des 90“, paru dans La Tribune Dimanche après les élections municipales. Sans ce rassemblement, „nous disparaîtrons“, alerte-t-il.
L’Express : Votre proposition de loi allonge notamment la durée de rétention des étrangers dangereux en centre de rétention administrative (CRA). Qui est concerné par cette mesure ?
Charles Rodwell : Deux catégories de personnes sont visées. La première concerne des étrangers en situation irrégulière, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou d’interdiction du territoire français (ITF), qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme. On parle de profils extrêmement dangereux, d’individus ayant commis ou tenté de commettre des attentats. Pour eux, la durée de rétention passe de 180 à 210 jours.
La seconde catégorie concerne les criminels et délinquants étrangers coupables d’atteintes graves aux personnes : assassinats, actes de torture, séquestration aggravée, viols, attaques à main armée… Aujourd’hui, ces individus ne peuvent être maintenus en rétention que 90 jours. Nous allons plus que doubler cette durée pour aller jusqu’à 210 jours. C’est un enjeu majeur pour la sécurité des Français.
Des associations comme France terre d’asile estiment que l’allongement de la rétention est inefficace, arguant que l’immense majorité des éloignements intervient dans les premières semaines. Comprenez-vous cette critique ?
Cela fait quarante ans que France terre d’asile défend l’immobilisme en matière migratoire et contribue au problème. À force de cautionner l’immigration de masse, cette organisation ne protège plus les personnes qui ont véritablement besoin de l’asile. En entretenant délibérément cette confusion totale des genres, France terre d’asile trahit sa propre vocation. Le seul moyen d’appliquer une vraie politique d’asile, c’est de reprendre le contrôle de nos flux migratoires et de réduire massivement l’immigration illégale et légale.
Une loi similaire a été censurée par le Conseil constitutionnel en août 2025. La vôtre ne risque-t-elle pas de connaître le même sort ?
Nous avons retenu les recommandations du Conseil d’État et respecté la décision du Conseil constitutionnel. Notre texte respecte ces avis tout en étant extrêmement ferme. C’est un texte d’équilibre qui démontre que nous pouvons à la fois respecter l’État de droit et protéger efficacement les Français. Une partie de l’hémicycle instrumentalise l’État de droit pour désarmer la police, plonger les Français dans l’insécurité et cautionner l’immigration de masse. D’autres forces politiques veulent, au nom d’un pseudo-agenda „sécuritaire“, abattre cet État de droit qui s’inscrit pourtant au fondement de notre démocratie. Je suis convaincu qu’une troisième voie existe. Le respect de l’État de droit ne doit jamais nous condamner à l’impuissance, notamment en matière sécuritaire et migratoire.
Le texte prévoit également une mesure de „rétention de sûreté terroriste.“ De quoi s’agit-il ?
C’est peut-être le seul domaine où notre législation antiterroriste était moins exigeante que notre droit pénal commun. La rétention de sûreté s’applique à des personnes qui finissent de purger leur peine mais qui présentent deux critères cumulatifs : des troubles psychiatriques manifestes et un danger persistant pour la société. Ce dispositif existe déjà pour les pédocriminels. Nous voulons le créer pour les terroristes. Une personne condamnée pour terrorisme qui, à l’issue de sa peine, reste atteinte de troubles psychiatriques graves et constitue toujours un danger peut être maintenue en rétention de sûreté. C’est une mesure de bon sens pour éviter de relâcher dans la nature des individus susceptibles de mettre des dizaines de familles françaises en danger.
Et l’article premier instaure justement une „injonction d’examen psychiatrique“…
Oui car, aujourd’hui, des personnes cumulant troubles psychiatriques graves et surveillance par nos services de renseignement ne peuvent être contraintes à un examen psychiatrique si elles le refusent. Il faut attendre qu’elles passent à l’acte. C’est ce qui s’est produit lors de l’attentat de Bir Hakeim, où il a fallu attendre qu’une personne tue pour lui faire passer cet examen. Cette défaillance est un non-sens auquel nous apportons une réponse.
Nous renforçons également les Micas, ces mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance qui permettent aux préfets de suivre des personnes dangereuses non incarcérées. Toutes ces mesures restent soumises au contrôle du juge, car c’est lui qui doit trancher. La même logique nous guide : protection des libertés publiques d’un côté, renforcement de la sécurité de l’autre.
La gauche, et notamment LFI, vous accuse de racisme et considère que ce texte transformerait les CRA en „prisons pour étrangers“. Que leur répondez-vous ?
Je leur dis que sept des neuf mesures de ce texte concernent les Français comme les étrangers. Prenons l’article sur l’état civil : nous encadrons le changement de nom et de prénom pour les personnes condamnées à de la prison, sous le contrôle du procureur de la République, qu’elles soient françaises ou étrangères.
Dans cet article, nous avons prévu des procédures adaptées aux actes de naissance étrangers, et Antoine Léaument a prétendu que cela constituait du racisme, affirmant que seuls les étrangers ont un acte de naissance étranger. Je suis moi-même né à Londres, j’ai un acte de naissance étranger, et je suis député de la République française, fier d’être un citoyen français. En m’amalgamant sur cette base, La France insoumise illustre parfaitement sa politique : ce sont eux qui entretiennent les amalgames et qui ont fait preuve de racisme pendant le débat. Les députés LFI ont par ailleurs affirmé que l’honneur de la France serait de régulariser des personnes illégales condamnées pour terrorisme plutôt que de les enfermer. Ce n’est évidemment pas ma conception de l’État de droit.
Quel signal ce texte porté par la droite et le centre envoie-t-il à un an de l’élection présidentielle ?
Je veux d’abord remercier le Gouvernement pour son soutien à cette proposition de loi, que j’ai l’honneur de porter avec Gabriel Attal et notre groupe Ensemble pour la République et avec Michel Barnier au nom du groupe Les Républicains.
J’aimerais qu’on mette fin à une hypocrisie qui consiste à dire que nous ne pensons pas la même chose alors que nous gouvernons ensemble. Cette proposition de loi, le projet de loi contre le séparatisme, celui sur la sécurité du quotidien, les textes de Gérald Darmanin en matière pénale, tous ces textes ont un point commun : ils émanent de l’alliance de la droite et du centre et visent à renforcer la sécurité des Français. Il n’y a donc aucun sens à partir divisés à l’élection présidentielle. Le choix est simple : soit nous nous rassemblons autour d’un seul candidat et nous avons une chance de l’emporter, soit nous partons divisés et nous disparaîtrons. Nos électeurs ne nous le pardonneraient jamais.
Charles Rodwell : „Le respect de l’Etat de droit ne doit jamais nous condamner à l’impuissance“ 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-05-05 17:37:36 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



