Pedro Sanchez, le Premier ministre socialiste espagnol, est devenu la coqueluche d’une partie de la gauche européenne et de la presse. Son „No a la guerra“ pour s’opposer à l’intervention israélo-américaine en Iran veut imposer une ligne politique irréfutable, un marqueur moral et une signature diplomatique.
La dimension intérieure est essentielle afin de comprendre ce slogan simplificateur pour un gouvernement sans majorité, sans budget, entaché par des affaires de corruption et défait dans tous les scrutins intermédiaires. Pedro Sanchez cherche à mobiliser une mémoire collective puissante et à structurer un clivage politique qu’il espère efficace en opposant une Espagne de la vertu à une opposition renvoyée à des choix passés.
Gouverner n’est pas rejouer les fractures du passé
Son prédécesseur de centre droit, José Maria Aznar, avait soutenu, au nom de la solidarité transatlantique, l’intervention américaine et britannique en Irak en 2003. Un an après, Madrid était frappé par des attentats revendiqués par Al-Qaeda, provoquant la mort de 192 personnes. Ils avaient précipité la victoire des socialistes quatre jours après, lors d’élections pourtant imperdables pour le Parti populaire.
Mais gouverner ne consiste pas à rejouer les fractures du passé. Cela exige d’avoir la bonne lecture des conflits contemporains. L’Iran n’est pas l’Irak. Et le régime islamiste des mollahs représente un danger existentiel pour Israël, une menace majeure pour le Moyen-Orient et l’Europe.
En Espagne, ce slogan ne surgit jamais dans le vide. Il s’enracine dans une mémoire historique particulière, marquée par la neutralité lors des deux guerres mondiales du XXe siècle, la guerre civile, l’isolationnisme de la dictature de Franco et un antiaméricanisme identitaire pour une partie de la gauche, accentué évidemment par la personnalité de Donald Trump et ses menaces grossières de rupture commerciale avec l’Espagne.
Le positionnement de Pedro Sanchez s’inscrit désormais dans cette tradition mais en la radicalisant, dans le sillage de l’ultragauche pour mieux l’étouffer. Il explique aussi une rhétorique nauséabonde envers Israël qu’il accuse d’exécuter un „génocide“ à Gaza. Il cherche à apparaître comme un défenseur du droit international tout en consolidant sa coalition parlementaire et en tentant de redonner des couleurs au PSOE. Or, cette posture brouille les lignes entre une critique légitime – assumée par d’autres gouvernements européens qui, comme la France, ne veulent pas se laisser entraîner dans un conflit qu’ils n’ont pas choisi mais qui sont prêts à assumer leurs responsabilités pour sécuriser le détroit d’Ormuz et soutenir leurs alliés arabes –, et une complaisance cynique envers des narratifs simplificateurs.
L’actuelle coalition gouvernementale dépend des indépendantistes catalans et basques – dont les héritiers de l’Eta – et de la gauche radicale, pour laquelle l’antisionisme – glissant très vite vers l’antisémitisme, dans une société espagnole peu marquée par la mémoire juive et la Shoah –, constitue un marqueur idéologique central. La cause palestinienne est souvent interprétée à travers une grille binaire opposant „impérialisme“, incarné par les Etats-Unis et Israël, et „résistance“.
Refuser la guerre ne suffit pas à produire la paix. Dans un environnement stratégique dégradé, l’absence d’engagement clair peut être interprétée comme une hésitation, voire comme une faiblesse. Pedro Sanchez est le seul des 32 membres de l’Otan à refuser de consacrer 5 % du PIB à la défense. L’Espagne donne ainsi le sentiment de vouloir bénéficier des garanties de sécurité occidentales sans en assumer pleinement les implications. Madrid reste pourtant intégrée aux dispositifs de l’Otan, coopère avec ses alliés, soutient l’Ukraine face à la Russie et participe à des missions extérieures. Ce sentiment de double langage fragilise la parole publique et rend confus le message adressé aux partenaires comme aux adversaires qui, eux, ne s’imposent aucune limite.
Un slogan creux ne permet pas de distinguer les responsabilités et les contextes. L’histoire de l’Espagne devrait au contraire inciter Pedro Sanchez à ne pas oublier que le pacifisme des années trente, la crainte de la guerre, la sous-estimation du danger fasciste et une forme de lâcheté généralisée ont conduit à la non-assistance à la jeune république espagnole en 1936, notamment de la part du gouvernement du Front populaire de Léon Blum. L’Espagne risque de substituer à la lucidité politique une posture moralisante, séduisante pour certains, mais impuissante. Et dans un contexte international de plus en plus instable, cette impuissance pourrait coûter cher.
Manuel Valls, ex-Premier ministre de François Hollande, ex-ministre des Outre-mer sous Emmanuel Macron
Le „no a la guerra“ de Pedro Sanchez, un slogan creux et dangereux, par Manuel Valls 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-25 08:54:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



