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Guerre en Iran : pourquoi la diplomatie française est devenue inaudible, par Manuel Valls 2026

Юстиция Иванова by Юстиция Иванова
април 25, 2026
in 2025 Actualités, Actualités mondiales, Analyses, Enquêtes, La France aujourd'hui | Actualités de France
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Site web de journalisme d’investigation proposant des enquêtes approfondies, des sujets d’intérêt public, des actualités et des reportages journalistiques sélectionnés

Une sélection d’articles d’investigation et de publications journalistiques. L’image met en évidence l’accent mis par le site sur le journalisme d’investigation et les sujets d’intérêt public.

Ma chronique parue dans l’Express cette semaine a suscité beaucoup de réactions. J’ai pensé que la meilleure des réponses était un développement précis de mes arguments et la présentation d’une nouvelle stratégie pour notre pays dans cette région du monde.

Le monde a changé. Le Moyen-Orient aussi. La France, elle, récite ses anciennes formules. Face à la campagne militaire israélo-américaine d’une intensité inédite en Iran, assumant une logique de décapitation et d’anéantissement des capacités balistiques et nucléaires du régime des mollahs, la diplomatie française est restée prisonnière d’un logiciel diplomatique frappé d’obsolescence. Incapable d’appréhender la métamorphose de la conflictualité moderne – cette guerre imbriquant le civil et le militaire, avec des acteurs transnationaux déterritorialisés qui cherchent à dicter leur loi par le terrorisme –, Paris s’est réfugiée dans l’incantation dogmatique.

Il y a des moments dans l’histoire où les cartes sont redistribuées si brutalement que les diplomaties qui n’ont pas su lire le changement peuvent se retrouver hors-jeu pour longtemps. Le 7 octobre 2023 est l’un de ces moments. Ce jour-là, quelque chose s’est brisé irrémédiablement, pas seulement en Israël, mais dans toute l’architecture du Moyen-Orient telle qu’on avait appris à la lire depuis des décennies. La France n’a pas vu ce basculement. Ou plutôt, elle a choisi de l’ignorer, préférant ses habitudes rhétoriques à la lucidité qu’exigeait la nouvelle réalité.

Le 7-Octobre, un séisme dont Paris n’a pas mesuré l’amplitude

Comprendre ce qu’a représenté le 7-Octobre pour Israël est un préalable à toute analyse sérieuse. Ce n’est pas simplement l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire de l’État hébreu : environ 1 200 morts en quelques heures, des scènes d’une barbarie que l’on croyait appartenir au passé le plus sombre, 251 otages séquestrés dans les tunnels de Gaza par les djihadistes. C’est une rupture dans la conscience nationale israélienne, comparable, dans son effet psychologique de sidération et de radicalisation, au 11-Septembre américain. Un peuple qui a fondé son existence sur la promesse que l’horreur ne se reproduirait plus a vu cette promesse piétinée en direct.

On n’aborde pas les discussions avec les représentants d’un peuple traumatisé par un pogrom à vocation génocidaire de la même façon qu’avec un acteur rationnel en temps de paix. Les exigences de sécurité absolue qui ont suivi le 7-Octobre ne sont pas des prétextes : elles sont l’expression d’une société qui a décidé de ne plus jamais parier sur la bonne volonté de ses voisins. Sinon, quelle alternative pour l’État hébreu ? Ignorer cette réalité, comme Emmanuel Macron l’a fait en continuant à distribuer des leçons de droit international, c’est s’interdire d’être utile.

Le 7-Octobre a aussi déclenché une recomposition géopolitique bien plus large. L’Iran, qui tirait les fils du Hamas comme du Hezbollah, a vu sa stratégie des proxies se retourner contre lui. Après la chute de son allié syrien Bachar Al-Assad et l’affaiblissement notable du Hezbollah frappé régulièrement et précisément par Israël, la guerre des „Douze Jours“ en juin 2025 a révélé les limites criantes de „l’axe de la résistance“. Le régime des mollahs est sorti de cette séquence très ébranlé. Il a toutefois gardé des capacités de nuisance, qui ont justifié l’intervention israélo-américaine du 28 février 2026. La carte du Moyen-Orient ne cesse ainsi de se redessiner sous nos yeux. Il faut donc agir autrement.

Le Liban et le Hezbollah : l’aveuglement coupable de Paris

C’est sur le Liban que l’échec français atteint sa dimension la plus grave, et la plus révélatrice d’une incompréhension fondamentale de ce qu’est le Hezbollah. Depuis des décennies, Paris entretenait avec le Liban une relation singulière, faite d’Histoire, de francophonie, de réseaux chrétiens et d’intérêts culturels anciens.

Mais cette proximité affective a fini par aveugler la diplomatie française, qui a oublié la réalité : le Liban tel qu’il existe depuis les années 1990 est un État capturé. Le Hezbollah n’est pas un parti politique libanais qui aurait aussi une branche armée – c’est une organisation terroriste qui a frappé partout dans le monde. Sa branche armée est classée comme telle par l’Union européenne depuis juillet 2013, et par les États-Unis depuis bien plus longtemps. L’organisation a pris en otage un État entier, ses institutions, son armée, son économie et sa souveraineté, au service d’un agenda qui n’est pas libanais mais iranien. C’est aussi une organisation criminelle, sans frontières, qui subvient à ses besoins grâce au narcotrafic, et dont les liens avec le régime corrompu de Nicolas Maduro ne sont plus à démontrer.

Paris a refusé de reconnaître tous ces faits avec clarté. Pendant des années, la diplomatie française a cru possible de distinguer la branche politique du „Parti de Dieu“ de sa branche militaire, comme si l’on pouvait séparer le cerveau du bras armé d’une même organisation dont les ordres viennent de Téhéran. On a donné le sentiment d’oublier que le Hezbollah avait du sang français sur les mains à travers l’attentat du 23 octobre 1983 contre l’immeuble Drakkar à Beyrouth tuant 58 parachutistes, et que traiter avec lui comme avec un interlocuteur politique ordinaire relevait non seulement de la naïveté mais d’une forme de complicité passive avec l’ordre mortifère qu’il imposait au Liban.

La résolution 1 701 des Nations Unies, adoptée en 2006 et co-parrainée par la France, exigeait le désarmement de toutes les milices au sud du fleuve Litani. Elle n’a jamais été appliquée. La Finul, à laquelle la France a contribué avec quelque 700 soldats, a de fait trop souvent regardé le Hezbollah renforcer son arsenal.

Ce refus du réel a eu des conséquences diplomatiques désastreuses. Lorsque Israël a décidé, après le 7-Octobre et l’ouverture du front nord par le Hezbollah en soutien au Hamas, de frapper méthodiquement les dirigeants et les capacités militaires de l’organisation, Paris a réagi par des appels au cessez-le-feu immédiats et des mises en garde adressées à Israël — non pas à l’organisation terroriste qui avait bombardé le nord d’Israël pendant des mois, déplaçant 80 000 civils. À Israël.

Le résultat fut cinglant : quand il a fallu négocier le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah à l’automne 2024, Paris était absent. Ce sont Washington et des médiateurs arabes qui ont tenu les fils des négociations. La France, pourtant nation tutélaire du Liban depuis le mandat, celle qui s’était targuée d’une relation privilégiée avec Beyrouth depuis la visite ostensible d’Emmanuel Macron dans les décombres du port en 2020, n’était plus dans la pièce quand les décisions se prenaient. Pire : en ayant refusé d’identifier clairement l’ennemi, elle s’est disqualifiée comme médiatrice aux yeux de l’une des deux parties jusqu’à aujourd’hui. En ce moment, Libanais et Israéliens discutent directement d’un accord de paix entre les deux pays à Washington, sans la France exclue par Israël. Tout reste fragile. La guerre peut reprendre à chaque instant. Le Hezbollah fait tout pour empêcher la paix et fait planer la menace d’un coup d’État.

Après l’attaque contre la Finul qui incombe sans doute au Hezbollah et la mort de deux de nos valeureux militaires, le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin, il est encore temps de réagir et d’être un acteur majeur.

Reconnaissance palestinienne et confrontation stérile avec Israël

En septembre 2025, la France a reconnu sans conditions, contrairement aux engagements pris, l’État de Palestine. Reconnaître un État qui ne contrôle ni son territoire, ni ses frontières, ni sa sécurité, dans un contexte de guerre totale, relevait davantage du symbole creux que de la diplomatie effective. Israël n’en a pas tenu compte. Washington a haussé les épaules. Les populations palestiniennes n’ont pas vu leur situation s’améliorer d’un iota. En France, cela a provoqué une rupture profonde avec le monde juif déjà confronté à un tsunami antisémite sans précédent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Parallèlement, la rhétorique française contre Israël s’est durcie au point de fragiliser une relation bilatérale pourtant ancienne et stratégique. Il fallait distinguer la critique utile et légitime d’un gouvernement — ce dont ne se prive pas la société israélienne — de la condamnation qui coupe les ponts. Une France qui s’aligne sur les positions les plus radicales des instances internationales n’est plus une médiatrice possible : elle devient une partie au conflit, sans en avoir les moyens. Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient, partenaire des Occidentaux face à l’Iran et à ses proxies. Se brouiller avec l’État hébreu sans contrepartie, sans plan, sans objectif clair, en mettant à mal des décennies de coopération militaire et dans le domaine du renseignement, c’est affaiblir le camp occidental alors qu’Israël est en première ligne face à l’islamisme.

Quelle alternative à l’intervention israélo-américaine en Iran ?

Dans ce tableau déjà chaotique, les États-Unis ajoutent leur propre part d’incertitude. Le déferlement de mots du président Trump peine à dessiner une stratégie claire. Le peuple iranien semble abandonné à son sort. Et n’évoquons même pas la menace folle „d’anéantir une civilisation entière“. Ni les conséquences militaires sur les pays du Golfe, ni les effets sur la navigation du détroit d’Ormuz, ni le tsunami économique mondial en cours (explosion des prix de l’énergie et des matières premières) ne semblent avoir été anticipés.

Pire, l’opération Epic Fury a été lancée sans consulter ses alliés européens, avant d’exiger leur concours tout en raillant l’Otan d’une formule assassine : „Nous n’avons jamais besoin de l’Alliance atlantique.“ L’Europe se retrouve dans une position particulièrement inconfortable : celle d’un acteur soumis aux conséquences d’une décision qu’il n’a pas prise, sans avoir eu voix au chapitre. Elle n’a rien fait non plus pour assumer ses responsabilités. Cette situation n’est pas tenable à long terme.

Néanmoins, la communication erratique de Donald Trump ne veut pas dire que l’ensemble de l’administration américaine n’a pas d’objectifs. Ses actions au Canal de Panama, au Venezuela et en Iran montrent une volonté claire de maîtriser les flux énergétiques pour bloquer à terme la Chine. Il faut aussi souligner le rôle de nouveaux acteurs comme le Pakistan qui accueille les discussions entre Américains et Iraniens, mettant en cause la théorie fallacieuse de l’émergence d’un Sud global uni et anti-occidental.

Donald Trump n’a probablement pas pour but de changer directement le régime iranien. Il a deux priorités militaires : détruire le programme nucléaire et balistique iranien et déstabiliser le régime de façon telle que la population pourrait prendre le relais et changer elle-même le pouvoir en place. Ce sont deux objectifs communs à Washington et Jérusalem, loin d’être atteints à ce stade.

Une intervention pour en finir avec la menace du régime des mollahs

Mais l’intervention israélo-américaine contre l’Iran en février 2026 était donc non seulement légitime, mais nécessaire. Nécessaire, parce que Téhéran n’a jamais caché ses intentions. Le régime des mollahs finance, arme et dirige depuis quarante ans un réseau de proxies dont la vocation explicite est la destruction d’Israël et la déstabilisation de l’ensemble du Moyen-Orient. Le Hamas, le Hezbollah, les Houthis yéménites, les milices irakiennes sont autant de bras armés d’une même stratégie iranienne, financée par un régime qui consacre des milliards à l’exportation de sa révolution et au soutien de l’islamisme partout dans le monde au nom de la haine de l’Occident, pendant qu’il réprime sauvagement son peuple.

Face à un acteur qui refuse toute règle du jeu internationale, qui a développé clandestinement un programme nucléaire en violation des traités, qui a fait assassiner des opposants sur le sol européen dont la France, la diplomatie sans coercition n’est qu’une invitation à poursuivre. Les négociations de Vienne, les concessions successives des Occidentaux, les appels répétés à la désescalade n’ont produit qu’une chose : donner du temps à l’Iran pour enrichir davantage d’uranium et perfectionner ses missiles.

Certes l’accord de 2015 (JCPoA), imposé en grande partie par Barack Obama à la fin de sa présidence, sans bilan significatif au Moyen-Orient, a donné le sentiment d’une victoire diplomatique. Mais en levant les sanctions sans démanteler un seul centrifugeur, en acceptant des clauses de caducité programmée et surtout en laissant délibérément hors du champ de la négociation le programme de missiles balistiques iraniens — vecteurs potentiels de l’arme nucléaire —, il a offert à Téhéran un répit financier considérable et une légitimité internationale. C’est précisément sur ce point que la France, sous l’impulsion de François Hollande et plus particulièrement du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avait été la voix la plus exigeante des négociations : comment signer un accord sur le nucléaire civil en ignorant les missiles qui permettraient de le militariser ? Cependant, la France fut finalement entraînée dans le consensus occidental, et ce qu’elle avait lucidement identifié comme une faille rédhibitoire devint la norme acceptée. Fallait-il pour autant le déchirer comme l’a fait Trump en 2018, ou le renégocier en exigeant cette fois l’inclusion du programme balistique ? L’administration Biden (2020-2024) ne fit pas le choix de cette seconde option. Et la réalité s’est imposée : l’Iran a enrichi de l’uranium à des niveaux jamais atteints, et c’est finalement par les armes, en mai 2025 puis depuis février 2026, que l’on tente de régler la question.

Pendant longtemps, la doctrine iranienne s’appuyait sur la promesse d’une dissuasion asymétrique et d’une défense en profondeur. Cet argument de la dissuasion passive s’est totalement effondré en 2025 quand l’Iran a lancé des frappes balistiques massives sur les villes israéliennes (près de 200 par jour au début de la „Guerre des Douze Jours“).

L’Iran est devenu le premier État à utiliser massivement des missiles balistiques, prouvant son intention d’annihilation et sa capacité à saturer l’architecture de défense antiaérienne multicouche. L’intensité inouïe des frappes de juin 2025 a prouvé au monde que l’infrastructure industrielle militaire iranienne est conçue pour l’offensive à grande échelle. L’Iran cesse d’être un danger théorique pour devenir un agresseur actif, assumant la terreur venue du ciel.

Il faut refuser le faux équilibre qui consiste à mettre sur le même plan l’agresseur et celui qui se défend. Quand des États démocratiques frappent en février 2026 les capacités militaires d’un régime théocratique qui a déclaré vouloir les anéantir, ce n’est pas une „escalade“ qu’il faut condamner : c’est l’exercice élémentaire du droit à la légitime défense.

Et il faut le reconnaître, les lignes bougent. L’opération n’a pas créé l’instabilité régionale : elle a sanctionné une instabilité que l’Iran entretenait méthodiquement depuis des décennies, et que la communauté internationale avait systématiquement refusé de regarder en face.

La France ne choisit pas son camp

Ce que Paris n’a pas su faire, ou voulu faire, c’est choisir son camp avec lucidité. Non par bellicisme, mais parce que la clarté est la condition de toute diplomatie efficace. Au lieu d’interdire à notre allié américain le survol de notre espace aérien – comme l’Espagne de Pedro Sanchez et son stérile „Non à la guerre !“ –, une France qui aurait accompagné l’effort américano-israélien, même discrètement, même en coulisses, aurait pesé dans la définition de l’après. Elle aurait pu influer sur les conditions de la reconstruction, sur le sort de la population iranienne qui aspire à la liberté, sur l’architecture de sécurité régionale qui se redessine depuis février 2026. Au lieu de cela, Paris, considérant que „la France n’a pas choisi cette guerre“, selon les mots du Président de la République, a multiplié les appels à la retenue, s’est positionnée comme équidistante entre le pompier et l’incendiaire — et s’est retrouvée hors-jeu une fois de plus, au moment précis où l’histoire basculait.

La France n’a jamais semblé aussi absente de ce qui se joue réellement au Moyen-Orient. Elle gesticule là où elle devrait peser, s’isole là où elle devrait rassembler, et récite ses formules d’un autre âge dans un monde que le 7-Octobre a changé à jamais.

Dans ce vide de leadership occidental, l’espace pour une diplomatie européenne forte et cohérente n’a pourtant jamais été aussi grand, et aussi inexploité. Jamais les conditions objectives d’une influence accrue de la France n’ont été aussi favorables. Sa place au Conseil de Sécurité, ses liens historiques et culturels avec le Liban, ses alliances stratégiques et militaires avec les pays du Golfe notamment les Émirats, sa relation historique avec Israël auraient dû être mis au service d’une vision audacieuse, et le peuvent encore.

Une nouvelle stratégie audacieuse et assumée au Proche et au Moyen-Orient

Pour cela, il faut réorienter en profondeur la diplomatie française au Proche et Moyen-Orient en fonction des menaces et de nos intérêts stratégiques. Nous sommes confrontés à deux lignes de front : l’Ukraine, depuis l’agression russe, et l’islamisme qui nous menace au Moyen-Orient et directement chez nous. Nous avons été capables de réagir à l’invasion de l’Ukraine, essentiellement depuis février 2022, en comprenant enfin le danger que représente le régime de Poutine pour notre liberté et notre cohésion. Moscou nous mène aussi une guerre hybride, de communication et idéologique, qui s’attaque à nos valeurs démocratiques. Les Européens ont décidé de s’engager pour gagner en autonomie stratégique en matière de défense – en réponse aussi aux discours et aux choix de l’administration Trump – et d’énergie. Il n’y a aucune raison de ne pas le faire face à la menace islamiste et à l’Iran, par ailleurs allié actif de la Russie dans la guerre en Ukraine.

Six axes d’action s’imposent pour que la France redevienne un acteur crédible et influent dans cette région cruciale pour sa sécurité, son économie et ses valeurs. Israël se bat pour nous contre le terrorisme islamiste et ses sponsors régionaux. Cette solidarité de fait appelle une solidarité de droit, déclinée sur tous les registres. Il faut mettre fin à toute ambiguïté et équidistance dans les déclarations publiques françaises, en affirmant sans réserve le droit d’Israël à se défendre, en révisant notre langage diplomatique aujourd’hui dépassé et en se coordonnant avec Jérusalem sur les dossiers régionaux majeurs. Nous serons ainsi plus crédibles pour œuvrer à une solution au conflit israélo-palestinien. Évidemment, il faut rester exigeant sur l’avenir de Gaza et des territoires sous contrôle de l’Autorité palestinienne et condamner les violences inacceptables perpétrées par des groupes extrémistes israéliens et des organisations terroristes palestiniennes en Cisjordanie. Mais toute solution passe aussi par une régénération de l’Autorité palestinienne (et la fin du financement des familles des terroristes et la révision des manuels scolaires qui attisent la haine d’Israël et des juifs). Le rôle de l’UNRWA doit également être totalement revu. Rouvrir et approfondir les échanges universitaires, scientifiques et artistiques franco-israéliens est essentiel. Il faut relancer un conseil économique franco-israélien de haut niveau dans les secteurs de pointe : cybersécurité, agri-tech, intelligence artificielle, medtech. Dans le domaine militaire et du renseignement, le rétablissement d’une coopération opérationnelle réelle : échanges de doctrine, entraînements communs, retours d’expérience sur les conflits asymétriques, s’impose, ainsi qu’une intensification de la coopération entre les services français et israéliens sur les réseaux du Hezbollah en Europe, les filières de financement du Hamas sur le sol français et les tentatives de déstabilisation iraniennes.

S’impliquer pleinement au Liban pour désarmer le Hezbollah et imposer un Liban souverain

Fort d’un arsenal tentaculaire de plus de 150 000 missiles, le Hezbollah a confisqué le pays du Cèdre pour y constituer un véritable État dans l’État, et prend aujourd’hui en otage l’ensemble d’une société pour servir ses obsessions génocidaires contre Israël.

Ni paix durable ni souveraineté réelle du Liban ne sont possibles sans son désarmement total et absolu. La France, par la francophonie, les relations communautaires, la présence de la Finul, a une légitimité historique et culturelle unique au Liban qu’elle doit mettre au service d’une politique cohérente et exigeante. En soutenant fermement les forces politiques souverainistes libanaises pour contrer l’influence iranienne. En conditionnant explicitement toute aide française à la reconstruction du Liban au désarmement effectif du Hezbollah et au déploiement souverain de l’armée libanaise au sud du fleuve Litani, conformément à la résolution 1701. Aucune confiance ne peut être accordée à une organisation terroriste dont les cessez-le-feu n’ont jamais été respectés. Il faudrait également transformer la Finul en force robuste dotée d’un mandat renforcé relevant du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, lui permettant de contraindre effectivement le désarmement plutôt que de l’observer. Sur ces bases, la France pourra être l’un des principaux partenaires du Liban pour sa reconstruction politique, démocratique et économique avec l’Union européenne, les pays arabes et Israël.

Soutenir et rejoindre la dynamique des accords d’Abraham

Les monarchies du Golfe se sont imposées depuis plusieurs décennies comme des acteurs économiques incontournables et des investisseurs de poids en Europe. La crise actuelle fragilise leur doctrine de sécurité, historiquement dépendante du parapluie américain. La France et l’Europe tiennent là une occasion unique de s’affirmer comme un partenaire fiable, au même titre que les États-Unis, en se repositionnant au sein d’une architecture régionale structurée notamment par les accords d’Abraham. La France a trop longtemps regardé de loin ces accords conclus en 2020 entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Ils représentent la première refondation de l’architecture régionale depuis des décennies, plaçant la lutte contre la déstabilisation iranienne au centre d’une coalition arabo-israélienne inédite. Sur le plan diplomatique, Paris doit reconnaître formellement ces accords comme le cadre structurant de la sécurité régionale et contribuer activement à leur élargissement — notamment vers l’Arabie saoudite. La France pourrait prendre l’initiative d’accueillir un sommet multilatéral réunissant signataires des accords d’Abraham et partenaires européens, affirmant sa volonté d’être partie prenante et non simple observateur. La reconnaissance d’Israël par l’ensemble des pays arabes, susceptible d’en découler, pourrait ouvrir la voie à une solution à la question palestinienne dont l’un des préalables est la reconstruction de Gaza. Sur le plan économique, les entreprises françaises doivent s’inscrire dans les nouvelles opportunités commerciales ouvertes par la normalisation israélo-arabe : tourisme, technologie, énergie, défense, agroalimentaire. Les relations franco-émiraties offrent un pont naturel vers cet espace économique élargi.

Consolider le partenariat stratégique avec les Emirats arabes unis

Les Émirats sont devenus un pivot incontournable de la géopolitique régionale et le premier partenaire commercial de la France dans le monde arabe. Il faut approfondir la coopération dans les secteurs d’avenir (intelligence artificielle, transition énergétique, luxe, aéronautique, services financiers) et orienter les capacités d’investissement du fonds souverain émirien (ADIA) vers les champions technologiques français. La base française d’Abu Dhabi (FFEAU), seule base militaire permanente de la France dans le Golfe, doit voir ses capacités renforcées. Au-delà de sa valeur symbolique en tant que marqueur de présence, elle constitue une plateforme opérationnelle à part entière dans une région en ébullition. Il faut en réaffirmer son rôle stratégique. Ce renforcement doit s’accompagner d’un approfondissement du partage de renseignements avec les services émiratis, particulièrement bien implantés sur les réseaux iraniens et les flux financiers liés au terrorisme, ainsi que d’un engagement commun dans la lutte contre l’influence des Frères musulmans.

Participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz dans le cadre d’une coalition

Cette crise du Golfe n’est pas un simple soubresaut régional : elle est le miroir des conflits du XXIe siècle, où la déstabilisation d’artères vitales devient l’arme des perturbateurs. La crise de 2026 a révélé de façon dramatique l’enjeu vital que représente le détroit d’Ormuz : environ 20 % du commerce mondial de pétrole y transite, ainsi que 12 à 14 % du gaz naturel liquéfié européen en provenance du Qatar. La France, qui a signé avec vingt-deux nations la déclaration de disponibilité à contribuer à la réouverture du détroit, doit transformer cette déclaration en engagement opérationnel concret.

L’Europe dispose des capacités, de la légitimité juridique — accords de défense avec les pays du Golfe ; légitime défense face aux attaques contre ses bases ; clause de défense mutuelle vis-à-vis de Chypre attaqué — ainsi que des intérêts objectifs pour agir en vertu de ses propres impératifs vitaux. Dans le domaine de la surveillance maritime, le précédent de l’Otan en mer Baltique en 2025 avec le déploiement de drones navals en réponse aux sabotages russes des infrastructures sous-marines offre un modèle reproductible, cofinançable avec les États riverains du Golfe.

Dans la guerre des mines, l’Europe détient une avance technologique déterminante (programme SLAMF, systèmes Exail, Pathmaster de Thales). Une force de déminage téléopéré permettrait de sécuriser les voies de navigation sans exposer de marins occidentaux, dans le cadre d’une mission politiquement inattaquable. L’escorte navale doit être repensée — non plus des frégates lourdes isolées, vulnérables aux essaims de drones, mais une couverture aérienne mobile, des patrouilleurs légers et surarmés, et un modèle de franchissement fluide qui dilue le risque plutôt que de concentrer les cibles. À cela s’ajoute le capital que représente le savoir-faire ukrainien en matière de guerre asymétrique par drones. Déployé dans le Golfe en partenariat avec l’industrie de défense européenne, il répondrait à trois impératifs simultanés : fournir aux monarchies du Golfe des défenses anti-drones économiques, tisser un lien de confiance stratégique inédit, et démontrer à Moscou, Pékin et Washington qu’une puissance militaire crédible peut émerger du Vieux Continent. La Marine nationale française, première force navale européenne, doit contribuer activement à une force multinationale d’escorte et de sécurisation, en coordination avec les alliés américains, européens et les pays du Golfe. La France pourrait prendre l’initiative de réunir les principales économies dépendantes du Golfe pour constituer une coalition maritime permanente, dotée de règles d’engagement claires et d’un commandement intégré. Cette participation militaire s’accompagnerait d’une pression maximale sur les instances internationales pour obtenir la condamnation formelle du blocage iranien comme violation du droit international de la mer.

Soutenir l’opposition iranienne et accompagner la transition

Si nous voulons un Moyen-Orient stable et un monde plus sûr, la fin du régime iranien doit être une priorité stratégique. Des millions d’Iraniens aspirent à la liberté et à la démocratie. Ils espèrent. La France a une responsabilité historique à leur égard. La priorité stratégique est d’empêcher la République islamique de continuer à déstabiliser le Proche et le Moyen-Orient à travers ses relais régionaux, de menacer Israël et d’alimenter l’islamisme radical et le terrorisme. La France doit reconnaître formellement les organisations démocratiques d’opposition iranienne, les accueillir diplomatiquement à Paris — ville historiquement refuge de la dissidence — et soutenir leur représentation dans les instances internationales. Il faut aussi renforcer les moyens de RFI et France 24 en langue farsi pour contribuer à l’information libre des Iraniens. L’État français doit accélérer les procédures judiciaires contre les agents iraniens opérant sur notre sol et adopter des sanctions ciblées supplémentaires contre les responsables des Gardiens de la Révolution et les autres forces responsables de la répression. Il est possible d’engager dès maintenant, avec les organisations de la diaspora iranienne et les pays du Golfe, un plan d’accompagnement de la transition post-régime : reconstruction institutionnelle, aide économique, soutien à la société civile. La France doit être prête à jouer un rôle majeur dans le „jour d’après“.

Ces six axes — relation stratégique avec Israël, désarmement du Hezbollah au Liban, soutien aux accords d’Abraham, partenariat renforcé avec les Émirats, sécurisation du détroit d’Ormuz, soutien à l’opposition iranienne — forment un tout indissociable. Chaque volet renforce les autres, et la cohérence de l’ensemble conditionne la crédibilité de la France, qui a incontestablement les moyens diplomatiques, militaires, économiques, et culturels d’être un acteur de premier rang dans cette région. Ce qu’elle doit trouver, c’est la volonté politique d’abandonner l’équidistance confortable pour une ligne claire, fondée sur ses valeurs démocratiques et ses intérêts stratégiques réels. Il appartient aussi à la France de soutenir nos alliés Kurdes, dont l’engagement contre l’État islamique ne devra jamais être oublié, victimes de la nouvelle situation en Syrie et des ambitions de la Turquie dans la région et d’exiger la protection des Druzes, eux aussi confrontés à des exactions perpétrées par des forces gouvernementales du nouveau régime d’Ahmed al-Charaa.

L’enjeu de 2027

Le monde a changé. La diplomatie française doit changer avec lui. C’est sans aucun doute un enjeu essentiel de l’élection présidentielle de 2027. La militarisation intégrale de l’environnement stratégique, frappant instantanément les sphères cybernétiques, infrastructurelles et financières mondiales, a rendu caduque la posture strictement défensive qui subit de plein fouet l’escalade d’un régime iranien cherchant à maximiser le coût de la guerre pour tous. En s’obstinant à distinguer des catégories que le réel avait dissoutes, la France a révélé la vacuité tragique du concept de „puissance d’équilibre“, jadis pierre angulaire de son rayonnement, aujourd’hui synonyme d’une forme d’impuissance. Il faut souligner que la plupart des formations politiques et des candidats à l’élection présidentielle semblent tétanisés par l’enjeu et partagent cette absence d’imagination, croyant se réfugier dans une fausse lecture gaullienne et ne s’éloignant pas du rejet assez naturel de l’opinion vis-à-vis de Trump et de ses postures. Cette atonie opérationnelle porte le risque d’une marginalisation de notre pays qui, refusant de projeter la force et de s’associer au fardeau de la guerre, a organisé sa propre sécession stratégique.

En persistant à traiter la théocratie iranienne comme un acteur diplomatique rationnel, la France a délibérément ignoré un projet étatique fondé sur l’éradication d’Israël et de l’Occident. Là où Washington et Jérusalem ont assumé, au nom de la survie, la violence du „moindre mal“ par le biais d’une guerre contre le seuil nucléaire, Paris a regardé ailleurs. Brandir le respect de la souveraineté ou l’article 2,4 de la Charte des Nations Unies face à un régime perpétrant des crimes de masse relève d’un vertige moral consistant à sanctifier la paix conceptuelle au prix du sacrifice bien réel des populations civiles et de la sécurité globale.

Le monde d’aujourd’hui nous oblige, en Europe comme au Moyen-Orient, à traiter en même temps les enjeux diplomatiques, militaires, économiques et énergétiques face à la guerre hybride. Nous devons en appeler à la conscience géopolitique d’un pays anesthésié par des années d’insouciance et pétrifié aujourd’hui par les prix à la pompe.

Mais ce réveil n’est pas seulement une question française. Il concerne l’ensemble des démocraties européennes qui ont, pendant des décennies, laissé leur sécurité traitée et financée par les Etats-Unis pour se concentrer sur leur prospérité intérieure. La construction de l’après-Guerre froide fondée sur l’illusion – accentuée par la chute du mur de Berlin en 1989 –, que la mondialisation pacifierait les intérêts et que le droit international endiguerait les ambitions totalitaires, se voit durablement mise à mal par les faits. Il n’y a pas de fin de l’Histoire. Au contraire, elle s’invite plus que jamais avec sa part tragique. Les sociétés qui n’en tirent pas les leçons se priveront de comprendre, d’influencer et de peser sur le monde qui s’annonce.

L’Europe est prise en étau entre les empires menaçants qui se reconstituent : la Russie de Poutine nostalgique de celle Catherine la Grande et de l’URSS de Staline, la transformation des États-Unis et un Trump fasciné par l’autoritarisme qui semble oublier ses alliances historiques, l’emprise économique prédatrice de la Chine qui avance ses pions partout, la pression de la Turquie et d’Erdogan qui mobilise l’Islam sunnite pour retrouver la grandeur de l’empire Ottoman… Sans une prise de conscience de cette réalité, rien ne sera possible. Si l’histoire de France enseigne que les défaites morales et militaires portent en elles les ferments de la renaissance, ce sursaut exige une révolution doctrinale. Il impose d’assumer sans complexe le retour de la conflictualité et de relégitimer la force comme rempart de nos intérêts fondamentaux.

Un discours de vérité

Cela nous oblige à une mobilisation massive des ressources pour rebâtir la masse critique de nos forces armées, seul gage de notre crédibilité dans le monde et face aux adversaires de la démocratie et à tenir un discours de vérité aux Français sur nos priorités budgétaires : réduire les déficits et la dette, transformer notre modèle social, travailler plus, plus longtemps et produire davantage, soutenir nos entreprises, investir dans l’école et l’économie du futur, privilégier le nucléaire dans les choix énergétiques, relancer la natalité face au déclin démographique…

L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022 aurait dû solder l’ère de la naïveté et des ambiguïtés, mais quatre ans plus tard, la guerre contre la République islamique d’Iran a démontré que la France n’était pas encore à la hauteur des enjeux de ce siècle ouvert par le 11 septembre 2001. Notre perte d’influence en Afrique ces dernières années en est un autre signal inquiétant.

La France a pourtant des atouts que peu de nations possèdent : une assise nucléaire autonome, un siège permanent au Conseil de sécurité, un réseau diplomatique hérité de plusieurs siècles de relations internationales, une armée de métier parmi les plus entraînées du monde, et une tradition intellectuelle qui l’a, aux moments décisifs de son histoire, rendue capable de se remettre en question.

Mais ces atouts ne valent que s’ils sont mis en œuvre. Ils se déprécient à chaque crise où ils ne sont pas engagés. Ce qui distinguera la France de ce qu’elle est devenue – une puissance qui déplore le monde tel qu’il est sans vouloir assumer le coût de le changer – de la France qu’elle peut redevenir est d’abord une prise de conscience. Le besoin d’assumer enfin que ce qu’elle a réussi à bâtir au cours des siècles passés lui assigne le rôle d’une puissance qui compte, dans un monde qui exige d’en accepter les risques. Il appartient désormais à la France de choisir. Comme en 1958, en pleine guerre d’Algérie et au cœur d’une crise politique inédite, la priorité absolue doit être donnée à la reconstruction de la France en tant que puissance afin de promouvoir l’affirmation de l’Union européenne en acteur souverain de ce siècle.

Le grand débat de 2027 devra donc lier la restauration de l’esprit de la Ve République, l’assainissement vital des finances publiques, la reconfiguration de l’État autour de ses missions régaliennes, le rassemblement des Français face aux risques de divisions et de confrontations, la défense intransigeante de ses valeurs républicaines et de la laïcité, notamment face à l’islamisme, et la redéfinition radicale de sa diplomatie et de sa défense. Il en va de sa souveraineté, de sa liberté et de sa place dans l’Histoire.

Guerre en Iran : pourquoi la diplomatie française est devenue inaudible, par Manuel Valls 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-25 16:15:57 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,

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