Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C’est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat. Dans les jours précédant l’intervention israélo-américaine contre l’Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l’administration Trump lors d’un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l’a pris au mot, de même que le président Trump, qui s’est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : „Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire.“ Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L’Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.
Outre-Atlantique, l’optimisme de David Barnea était loin d’être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne descendraient pas dans la rue pour manifester tant que les États-Unis et Israël continueraient à larguer des bombes, tandis que des responsables du renseignement jugeaient faible la probabilité d’un soulèvement populaire. Nate Swanson, ancien responsable du Département d’État et de la Maison-Blanche et membre jusqu’en juillet de l’équipe de négociation sur l’Iran, a déclaré au quotidien américain : „Beaucoup de manifestants ne descendent pas dans la rue parce qu’ils risquent de se faire tirer dessus (…) Ils vont se faire massacrer. C’est une chose. Mais la deuxième chose, c’est qu’il y a une bonne partie de la population qui souhaite simplement une vie meilleure, et qui est pour l’instant mise à l’écart. Ils n’aiment pas le régime, mais ils ne veulent pas mourir en s’y opposant. Ces 60 % vont rester chez eux.“ Le 12 mars, Donald Trump a semblé prendre acte de cet état de fait, en disant à Fox News radio que l’Iran avait déployé des forces de sécurité dans les rues „qui mitraillent les gens dès qu’ils tentent de manifester (…) Il y a toujours des opposants fervents au régime, mais ils ne sont pas armés et ils ne parviennent pas à faire descendre la majorité de la population dans la rue.“
La piste kurde
L’une des pistes envisagées pour la rébellion résidait du côté des milices kurdes, auxquelles la CIA a fourni armes et conseils. Lors d’un point presse le 4 mars, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, un porte-parole de l’armée israélienne, avait répondu à la question de savoir si Israël menait des bombardements dans l’ouest de l’Iran afin de faciliter une invasion kurde : „Nous menons des opérations de grande envergure dans l’ouest de l’Iran afin d’affaiblir les capacités du régime iranien, d’ouvrir la voie vers Téhéran et de garantir notre liberté d’action.“ Rien n’est venu pourtant de ce côté-là non plus, et pour cause.
Bafel Talabani, président de l’Union patriotique du Kurdistan, l’un des principaux partis politiques kurdes irakiens, estimait lors d’une interview sur Fox News qu’une avancée kurde pourrait être contre-productive. Il disait de la population iranienne : „Je pense que s’ils craignent que l’arrivée de Kurdes venus d’ailleurs provoque une scission ou une fragmentation de leur pays, cela pourrait en réalité unir le peuple contre ce mouvement séparatiste.“ La Turquie s’est elle aussi vivement opposée à une telle perspective et l’a fait savoir à l’administration Trump par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, auprès du secrétaire d’État Marco Rubio.
Le durcissement du régime anticipé par la CIA
Parmi les scénarios envisagés par la CIA avant l’intervention militaire, celui d’un effondrement total du régime était jugé improbable : sa capacité de résistance était établie de longue date, et jusque récemment en janvier, lors de répressions qui ont fait des milliers de morts. Le scénario d’affrontements entre groupes rivaux au sein du pouvoir voire d’une guerre civile avait aussi été considéré, mais le plus probable était celui d’un durcissement d’un pouvoir acculé. Ce qui s’est effectivement produit. Pour autant, certains responsables israéliens n’ont pas abdiqué tout espoir de voir advenir un soulèvement populaire, à l’image de Yechiel Leiter, ambassadeur de l’Etat hébreu aux États-Unis, qui a déclaré dimanche sur CNN : „Je pense qu’il faut des troupes sur le terrain, mais ce doivent être des troupes iraniennes. Et je pense qu’elles arrivent.“ L’histoire dira s’il s’agit d’un vœu pieux.
Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-23 19:25:59 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



