L’énergie n’est plus un simple soutien logistique, elle est devenue un facteur décisif de supériorité stratégique. Pendant quinze ans, les armées occidentales ont combattu dans des environnements désertiques, face à des groupes irréguliers. L’Afghanistan, l’Irak ou le Sahel ont façonné une guerre mobile, centrée sur la logistique et le carburant.
La guerre en Ukraine marque un tournant. Elle oppose des armées de métier dotées d’équipements ultra-technologiques. La supériorité, on le voit, se joue désormais sur quatre aspects :
1) les communications cryptées et cartographies numériques
2) les capteurs intelligents et radars
3) l’usage massif des drones de surveillance et d’attaque
4) les armes de brouillage et systèmes anti-drones
Pourtant, il demeure un aspect essentiel qu’on a tendance à négliger : l’énergie. Dans une guerre où des dizaines de milliers de drones sont utilisés chaque mois, les enjeux de recharge deviennent aussi critiques que les drones eux-mêmes. Sur ces nouveaux terrains de conflits, l’énergie est omniprésente, et crée de fait des vulnérabilités. Un générateur qui tourne, un moteur en marche, ce sont autant de signatures thermiques détectables. Dans un champ de bataille saturé de drones, chaque source d’énergie devient alors une cible.
Les drones, catalyseurs de la guerre énergétique
Jamais une innovation n’a bouleversé aussi vite le champ de bataille. En Ukraine, les drones sont partout (observation, ciblage, bombardement, logistique, attaques kamikazes). Face à eux, trois ripostes sont possibles : les leurres pour tromper la détection, le brouillage pour perturber les communications, et la destruction pour éliminer la menace.
Trois approches différentes, mais un même besoin, celui d’une énergie abondante et disponible instantanément. Sans elle, impossible de faire voler un essaim de drones ou de s’en défendre. Dans ce contexte, l’énergie devient autant une ressource qu’une arme défensive. Il faut dorénavant utiliser des solutions d’énergie décentralisées, discrètes et adaptables aux combats extrêmes.
Budgets militaires : le risque du court-termisme
La France a lancé un effort inédit, 413 milliards d’euros pour la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Un plan qui permettra la reconstitution des stocks de munitions et d’équipements lourds. C’est nécessaire après des années de sous-investissement, mais insuffisant. Car réarmer sans investir dans l’innovation énergétique revient à se préparer aux batailles d’hier.
Or, les batailles de demain – affrontements de drones, brouillages massifs, communications cryptées en environnements extrêmes – exigeront une énergie portable, décentralisée et furtive. Sans elle, même les armées les mieux équipées resteront vulnérables. Dans un conflit d’une telle intensité, l’énergie ne peut plus simplement être disponible, elle doit idéalement être régénérable. Cela suppose d’être en capacité d’utiliser l’environnement pour produire de l’énergie en continu, même en mobilité ou en conditions dégradées.
Les armées doivent investir dans des solutions nouvelles comme les panneaux solaires tactiques, les micro-éoliennes transportables, les piles à hydrogène compactes, les batteries adaptées au froid, à l’humidité et aux conditions extrêmes.
L’Europe face à l’impératif de souveraineté énergétique
Aujourd’hui, notre dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement énergétiques asiatiques ou nord-américaines expose nos armées à des vulnérabilités stratégiques. Plutôt que de choisir entre l’importation ou la fabrication intégrale sur le territoire, l’enjeu est de bâtir une voie intermédiaire : une filière souveraine, capable de concevoir, assembler et sécuriser localement les technologies stratégiques.
La dépendance énergétique devient un risque de cybersécurité et donc de défense. L’Europe ne doit pas répéter cette erreur dans le domaine militaire. Il est urgent de structurer une filière énergétique militaire souveraine, en s’appuyant sur l’excellence technologique française. Dans cette guerre 2.0, les kilowatts sont devenus essentiels au même titre que les munitions : il est temps d’en faire un pilier de notre autonomie stratégique.
*Samuel Guillaume, directeur général chez Tecsup
Guerre en Ukraine : l’énergie portable, le nouveau nerf de la supériorité militaire, par Samuel Guillaume 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2026-01-09 06:46:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



