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Jean-Luc Barré : „Pour De Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains“ 2026

Юстиция Иванова by Юстиция Иванова
март 1, 2026
in 2025 Actualités, Actualités mondiales, Analyses, Enquêtes, La France aujourd'hui | Actualités de France
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Jean-Luc Barré : "Pour De Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains" 2026

Jean Luc Barré : "Pour De Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains"

„La France avait peut-être raison depuis le début (…) Aucun pays ne s’est montré aussi constamment sceptique quant à la fiabilité de son allié transatlantique“, pouvait-on lire dans un éditorial de The Economist publié après la conférence de Munich. Et le journal de l’establishment anglo-saxon de rendre hommage à De Gaulle ! De quoi faire sourire Jean-Luc Barré, qui a publié cet automne le deuxième tome de sa biographie du général, „Le premier des Français“ (Grasset). Ce volume couvre quatorze années, de la Libération à la crise de mai 1958. Souvent résumée à une „traversée du désert“, cette période fut, au contraire, très féconde. Restauration de l’Etat, reconstruction de l’ego national, rétablissement international… En écrivain et en historien, Jean-Luc Barré restitue à merveille cet immédiat après-guerre qui, politiquement, n’est pas sans évoquer la situation présente. Il campe De Gaulle en joueur de poker misant sur un nouveau 18 juin, qui finira par arriver, mais bien plus tard qu’il l’espérait. Les relations avec les Etats-Unis et la défense européenne sont aussi déjà au coeur de cette fresque passionnante. Et très actuelle : Le président de la République, Emmanuel Macron doit s’exprimer le 2 mars sur la dissuasion nucléaire française dans le cadre de l’Île Longue, à Brest (Finistère), où sont stationnés les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français. L’ombre du Général planera sur la Bretagne.

L’Express : „Ni fiables ni très solides et ne comprenant rien à l’Histoire ni à l’Europe“. Ainsi le général de Gaulle évoquait-il les Américains devant Konrad Adenaueur. Comment s’est-il forgé ses convictions transatlantiques ?

Jean-Luc Barré : Cette conviction est liée tout à la fois à son exigence en matière de souveraineté nationale et à son expérience spécifique des autorités américaines. Pour lui, un pays ne pouvait prétendre à son indépendance ni assurer sa sécurité s’il ne disposait pas de son propre système de défense. Ce raisonnement était valable pour la France comme pour le continent européen dans son ensemble. Son idée n’excluait pas d’être associé à une organisation collective comme l’Otan – de Gaulle a approuvé d’emblée la Charte atlantique -, à condition de ne pas être assujetti à un commandement supranational piloté exclusivement par une grande puissance extérieure.

C’est pourquoi il a veillé à doter notre pays de l’arme nucléaire et refusé de s’abriter sous le parapluie américain. Dès lors que les deux Grands, l’URSS et les Etats-Unis, disposaient de la bombe atomique, le risque était de les voir s’affronter, non directement, par souci de ménager leur „sanctuaire“ national, mais sur un territoire intermédiaire qui se trouverait ainsi sacrifié ou délaissé.

Il pensait que les Etats-Unis ne se décidaient jamais à intervenir que s’il en allait avant tout de leur propre intérêt et qu’on ne pouvait compter sur leur soutien que s’il correspondait d’abord à leurs priorités diplomatiques ou stratégiques.

Cette méfiance n’était pas seulement fondée sur une position de principe. Elle découlait de ce qu’il avait vécu à Strasbourg à la fin de l’année 1944, où Eisenhower, pris de court par l’offensive ennemie et soucieux de poursuivre son avancée vers l’Allemagne, avait subitement décidé d’abandonner la ville à son sort. De Gaulle avait dû beaucoup batailler pour que le haut commandement allié accepte de revenir sur sa décision. Cet exemple était resté évidemment édifiant pour lui. Il explique à lui seul ses prises de position ultérieures.

„L’homme en lequel j’ai le moins confiance“, confiait Franklin D.Roosevelt à son propos en janvier 1943. Les Américains lui avaient préféré Giraud. De Gaulle en a-t-il conçu de la rancœur ?

Pour Franklin Roosevelt, il paraissait acquis que la France ne pourrait jamais se relever de sa défaite, du moins qu’elle devrait en payer le prix en se rangeant sous la tutelle des Etats-Unis. C’est ce raisonnement que de Gaulle est venu contredire par l’appel du 18 juin et la création de la France Libre.

Roosevelt ne l’a jamais supporté et il a donc fait tout ce qui était en son pouvoir pour éliminer ce militaire arrogant auquel il reprochait, avec une lourde ironie, de se prendre pour Jeanne d’Arc. Il n’a cessé de chercher une alternative à de Gaulle, à travers des „expédients provisoires“, d’autant plus fréquentables qu’ils étaient pleinement soumis aux Etats-Unis.

Parmi eux, Darlan, et bien sûr Giraud… Cet ostracisme qu’il a dû endurer, de Gaulle ne l’a jamais pardonné à l’administration américaine, en tout cas à Roosevelt, même s’il a trouvé auprès d’Eisenhower un allié et un ami. Il s’est méfié par la suite de Kennedy, sans parler de Johnson. Il a fallu l’arrivée au pouvoir de Richard Nixon pour qu’il se sente enfin compris par la Maison-Blanche.

En juillet 1944, il effectue une visite aux Etats-Unis et Roosevelt le reçoit. Qu’est-ce qui ressort de ce voyage ?

„Eh bien, je suis rudement content de vous voir !“ s’exclamera Roosevelt en le recevant à Washington en juillet 1944, après avoir annulé à plusieurs reprises cette invitation officielle. Le peuple américain, qui lui était largement acquis, a réservé à de Gaulle un accueil triomphal. Le président, alors en pleine campagne électorale pour sa réélection, a dû tenir compte de cette popularité et manifester à son visiteur une cordialité bien loin de correspondre à son véritable état d’esprit. „Il n’y a pas de grands problèmes entre les Français et les Américains Nous sommes en complet accord sur l’avenir du monde“, déclarera-t-il à l’issue de leur premier entretien.

En réalité, rien n’était réglé sur ce point : Yalta aura vite fait de le démontrer. De Gaulle n’a pas obtenu plus d’assurances définitives s’agissant ni de la reconnaissance de son futur gouvernement, ni de l’administration future du territoire français que les Etats-Unis entendaient bien se réserver. Il a quitté Washington sans avoir obtenu aucune certitude à ce sujet, si ce n’est, grâce à l’intercession du ministre des Affaires étrangères britannique Anthony Eden, la reconnaissance du Comité de Libération nationale comme „autorité de facto“ de la France libérée. Mais Roosevelt, refusant d’admettre sa légitimité, a persisté dans l’idée qu’il fallait trouver à tout prix un substitut à de Gaulle pour diriger la France.

Quel sens donne-t-il à l’amitié franco-américaine ?

De Gaulle n’a jamais été antiaméricain, contrairement à ce qu’on a abondamment raconté et qu’il a pu lui-même laisser penser. Il éprouvait, en réalité, une certaine admiration pour le gigantisme, la vitalité des Etats-Unis, tout en déplorant les excès commis par cette puissance quasiment sans limite, aussi dangereuse pour l’Amérique elle-même que pour l’équilibre du monde. Ami des Américains, oui, mais avec une extrême lucidité.

Ceci étant, il n’a jamais manqué de leur manifester sa solidarité lorsqu’il s’agissait de défendre les valeurs de l’Occident. Son attitude a toujours été parfaitement claire à ce sujet. Il ne s’est jamais interdit pour autant de réprouver, ni même de condamner la façon, souvent hasardeuse et injustifiée à ses yeux, dont les dirigeants américains croyaient pouvoir se mêler des affaires du monde dans leur seul intérêt. Relisez son discours de Phnom Penh, il n’a rien perdu de son actualité.

On imagine sa réaction devant les menaces d’un Donald Trump de s’emparer du Groenland ou de frapper tout régime qui ne lui conviendrait pas. Reste à savoir s’il aurait été fondamentalement surpris, lui qui avait connu toutes sortes de présidents, par l’irruption sur la scène politique américaine d’un personnage aussi outrancier. Pour lui, il fallait toujours s’attendre avec les Etats-Unis au meilleur comme au pire. Raison de plus pour marquer son indépendance vis-à-vis d’eux.

Dans sa vision géopolitique, il croit davantage aux relations séculaires qu’aux données politiques. Sa vision de la Russie et la relation qu’il tente d’établir avec Staline en 1944 n’en témoigne-t-elle pas ?

De Gaulle n’a jamais parlé, comme on le sait, de l’URSS, mais de la Russie. Sa conviction était que les peuples se définissaient non par l’idéologie qui les gouvernait de manière momentanée, mais par leur histoire profonde, leurs traditions séculaires.

Une anecdote résume bien cette conception des choses. Après son voyage à Moscou en décembre 1944, il racontera au colonel Rémy avoir vu trois portraits dans le bureau de Staline. „A votre avis, quels étaient-ils ?“ demande-t-il à Rémy qui lui répond „Marx et Lénine“ sans savoir qui pouvait être le troisième. Et le général de s’écrier : „Vous n’y êtes pas du tout : derrière Staline, il y avait le portrait de Pierre Le Grand. A droite, Souvorov, à gauche, Koutouzov. La Russie est immuable“. Tout était dit.

Au sortir de la guerre, de Gaulle a une priorité : donner aux Français „la mystique de la reconstruction“, selon votre expression. Il veut à tout prix associer la France à la victoire. Ne fallait-il pas aussi des talents d’illusionniste pour y parvenir ?

De Gaulle était, en effet, un virtuose du verbe, un metteur en scène hors pair. Mais chez lui, c’était avant tout une question de foi, de confiance fondamentale dans le génie de la France et sa capacité à sortir du déclin irréversible auquel on l’avait cru condamnée, après une défaite sans précédent.

Il y avait naturellement une part de mythification dans tout cela. Mais pour se reconstruire, la France devait à nouveau croire en elle, se persuader d’être redevenue une nation victorieuse, guérie de la honte et de l’humiliation de 40. De Gaulle a mis en scène de manière magistrale cette résurrection à des fins d’unité et de grandeur nationales. Au demeurant, si les troupes françaises n’auraient pas suffi à libérer le territoire, elles avaient du moins pris part à la défaite de l’ennemi. De Gaulle a tenu à le faire savoir au reste du monde en imposant la présence de De Lattre à Berlin, en mai 1945, comme un des signataires de l’acte de capitulation allemande.

„Il n’y aura pas toujours un miracle pour sortir d’affaire les Français ni la France“, dit-il. Le miracle, c’est lui ? Ne comptait-il pas sur lui seul pour réussir le redressement de la France ?

Il connaissait bien les Français, leur propension à se diviser, à se laisser aller en quelque sorte, en espérant qu’il se trouverait toujours un homme providentiel pour les aider à se relever. Ce qui avait été parfois le cas, mais ne se produirait peut-être plus à l’avenir. Les sauveurs de ce genre étaient une espèce rare : Jeanne d’Arc, Richelieu, Napoléon, Clemenceau et lui, de Gaulle.

Le risque pour lui était de ne pas la voir se reproduire. Il avait trop souvent mesuré les insuffisances de la classe politique pour la croire capable de faire face aux grands enjeux de l’Histoire. Seuls des hommes d’exception à la tête de l’Etat pouvaient accomplir cette mission. Ce qui était donné raison aux Français d’une certaine manière. Mais il savait qu’il n’y aurait pas toujours un de Gaulle pour les sortir d’une catastrophe. Il avait prédit qu’après lui, ce serait non le vide, mais „le trop-plein“, c’est-à-dire le bal habituel des prétendants sans consistance. Nous y sommes.

Adhérait-il totalement au programme du CNR, qui a fondé le modèle social français ?

Il y adhérait d’autant plus qu’il l’avait inspiré dans son discours d’Oxford en 1941 appelant à une véritable révolution sociale et économique pour réaffirmer la place et la dignité de l’individu face à tous les conservatismes. Il n’a cessé de dénoncer l’ordre bourgeois dans ce qu’il a de plus égoïste „les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent“, rappelle-t-il dans ses entretiens avec Alain Peyrefitte.

Il n’entendait pas dépendre du programme du CNR, d’autant que celui-ci était largement noyauté par le Parti communiste. Mais il se reconnaissait suffisamment dans les réformes préconisées, et notamment la nécessité d’une reprise en main des grands leviers de l’économie à travers les nationalisations, pour les mettre en œuvre, même s’il n’en était pas toujours l’auteur.

A la tête du gouvernement provisoire, il se retrouve dans une situation qui n’est pas sans évoquer celle de l’actuel Premier ministre Sébastien Lecornu, non ?

La similitude est très frappante, en effet. A la tête du gouvernement, il s’est trouvé en butte à la même surenchère des partis que nous subissons aujourd’hui, aux mêmes méfaits d’un système parlementaire qui aujourd’hui prétend se substituer à l’exécutif, contrairement aux règles et à l’esprit même des institutions.

Sébastien Lecornu, que je sais être un authentique gaulliste, a rappelé à juste titre aux formations politiques qu’elles devaient savoir s’effacer devant l’intérêt national. Ceux qui se réclament de tous côtés, et jusqu’à l’imposture, de la pensée du général, à commencer par ses héritiers présumés, auraient dû s’en souvenir par eux-mêmes. C’était donc une bonne chose de leur rafraîchir la mémoire.

Pour de Gaulle, il n’y avait rien de choquant ni d’anathème à ce que les responsables politiques, de gauche ou de droite, puissent trouver entre eux un compromis raisonnable quand les circonstances nationales l’imposaient. Rappelons qu’en 1958 il ne serait pas revenu au pouvoir comme il l’a fait, c’est-à-dire dans des conditions légales, sans une entente avec la gauche socialiste, également associée, à travers Guy Mollet, à l’élaboration de la Constitution. Ce qui lui était insupportable, c’était l’affaiblissement de l’Etat provoqué soit par la faiblesse de ses dirigeants, soit par le jeu des partis.

„Si je dois refaire un 18 juin“, dit-il. N’est-ce pas son obsession dès 1944 ?

C’était la raison même de la création du RPF après son départ du pouvoir : regrouper l’ensemble du peuple français, à l’exception de l’extrême droite qui avait trempé dans la collaboration et des communistes qu’ils qualifiaient de „séparatistes“, autour d’un même idéal de grandeur, de liberté, de justice sociale. Il n’y a pas réussi autant qu’il l’espérait. L’homme du 18 juin gardera toute sa vie la nostalgie de cette „époque héroïque“ des années 1940-1945, qui n’était pas „encore sollicitée de toutes parts par la médiocrité“, selon sa formule.

Lorsqu’il démissionne en 1946, n’est-ce pas d’abord avec l’idée d’être rappelé très vite ?

Pour une fois, son intuition a été prise en défaut. Il avait parié sur le fait que le vide politique qui lui succéderait serait insupportable aux Français, et qu’ils auraient vite fait de réclamer son retour au pouvoir. Mais cet élan collectif ne s’est pas produit. Et les Français, sans doute lassés d’être sans cesse rappelés à leur devoir de grandeur, se sont accommodés de dirigeants interchangeables et de moindre envergure qu’ils jugeaient plus confortables.

Durant sa traversée du désert, à quel moment a-t-il douté de son retour ? Comment aborde-t-il cette période de repli ?

Ce qu’on a appelé un peu abusivement sa „traversée du désert“ a été marquée chez lui par de grands moments de colère et de mélancolie. Il n’était pas ennemi de la solitude, mais le sentiment de son isolement lui était insupportable. Il ne s’était pas préparé à vivre cloîtré à Colombey, fut-ce pour écrire ses Mémoires, et multipliait les allers-retours quasi hebdomadaires entre la Haute-Marne et Paris. Sa discipline de vie consistait à passer la majeure partie de ses journées à travailler dans son bureau, les repas de famille ne dépassant jamais trois quarts d’heure, et à effectuer de longues promenades dans les forêts environnantes. Il avait arrêté de fumer après que son médecin l’eut prévenu d’un risque sérieux pour sa santé.

Je crois qu’il a toujours été convaincu qu’en cas de „nouvelle secousse“ la France aurait de nouveau besoin de lui. Tout dépendrait naturellement des circonstances. Mais à partir de 1954, il a clairement identifié le conflit algérien comme un problème que lui seul saurait résoudre.

On est frappé pas le peu de considération qu’il a pour les hommes qui se sont battus pour eux. Il y a chez lui du mépris et de l’ingratitude. Comment expliquez-vous son attitude ?

A l’automne 1944, il a entrepris de faire rentrer dans le rang les groupes résistants sans beaucoup de ménagement, en effet. Il a même fait preuve vis-à-vis d’eux d’une brutalité inouïe, à la manière d’un Philippe le Bel ou d’un Richelieu, ses références dans beaucoup de domaines. Il a fait prévaloir la raison d’Etat sur la fraternité combattante.

Dans un de ses livres les plus éclairants pour comprendre le personnage, il attribue des vertus essentielles à la capacité de distance du chef, voire à son indifférence. Quant à l’ingratitude, il considérait que ceux qui s’étaient battus pour la France n’avaient fait que leur devoir. Mais il n’était jamais méprisant envers le peuple, c’est avec tous les autres qu’il pouvait manifester une rudesse qui s’est un peu atténuée avec l’âge.

Dès 1952, il s’oppose au projet de CED. Quelles sont ses raisons ? Comment envisageait-il la défense de l’Europe ?

Pour les raisons que j’ai indiquées au début de notre entretien, il était convaincu de la nécessité pour l’Europe de se doter de son propre système de défense, à condition que celui-ci fût indépendant des Etats-Unis. Il a combattu la CED jusqu’à la faire échouer, parce que cette organisation était placée précisément sous tutelle américaine et qu’elle ne permettait pas à la France de préserver son autonomie. C’était une question de souveraineté, compatible pour lui avec un projet européen qui garantisse la sécurité collective, à la condition de ne pas nuire à la liberté de chaque nation de disposer d’elle-même.

François Mauriac, dont vous êtes aussi le biographe écrivait dans son bloc-notes de L’Express que „l’histoire de France est celle d’une longue guerre civile“. De Gaulle était-il hanté par ce sujet ?

De Gaulle savait que la France était par essence un pays tout à la fois conservateur et révolutionnaire, et qu’une part de radicalité faisait partie intégrante de l’âme de son peuple. Enfant, il avait entendu les récits de son père lui racontant les horreurs de la Commune. En 1944, il s’est inquiété fortement du risque de voir la France basculer dans la guerre civile à l’instigation des communistes.

Le seul rempart pour lui, c’était la restauration de l’Etat. Par la suite, il a conçu les institutions de la cinquième République comme le meilleur des garde-fous face à des désordres extrêmes. Voilà pourquoi il importe plus que jamais de préserver cet héritage.

Jean-Luc Barré : „Pour De Gaulle, il fallait toujours s’attendre au meilleur comme au pire avec les Américains“ 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-01 15:59:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,

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