Qui n’a jamais rêvé que les relations sociales en France ressemblent à celles entretenues en Allemagne ou en Suisse ? Le dialogue social fonctionne chez nous correctement à l’échelon des entreprises : de nombreux accords sont signés, par exemple sur le temps de travail, et souvent dans une ambiance constructive. Au niveau national en revanche, il se complique – les réformes de retraites ou les lois qui veulent flexibiliser le marché du travail qui déclenchent systématiquement une crise d’hystérie nationale. Dès que l’Etat s’en mêle et que les partenaires sociaux sont sous le regard des médias, les discussions s’enveniment et la raison disparaît du débat. Ce spectacle, joué devant nous, amène à se poser des questions sur le fonctionnement du dialogue social dans notre pays. Le sujet est légitime mais attention à ne pas céder aux fausses bonnes idées.
Le problème se loge-t-il dans la représentativité ? C’est la dernière trouvaille de Jean-Luc Mélenchon qui, considérant sans doute que diviser les Français sur la base de leur croyance religieuse ne suffit pas à lui donner un destin présidentiel, décide désormais de diviser le monde des entreprises en opposant les petits et les gros. Avec une certaine efficacité ! En janvier dernier, pas moins de quatre organisations patronales (la CNAMS, la Capeb, la CPME et l’U2P) ont participé à un colloque de l’Institut La Boétie, le think tank de LFI. Avec comme conclusion cette proposition insoumise partagée par nombre de participants patrons : il est nécessaire de revoir les règles de la représentativité pour que le Medef cesse d’écraser les gentils petits.
En effet, comme l’explique Bertrand Martinot, l’un des meilleurs spécialistes de ce sujet, la représentativité syndicale dépend, non du nombre d’adhérents, mais du nombre de salariés représentés par les organisations. Avec cette comptabilité, et avec une couverture de près des deux tiers des salariés, le Medef est évidemment gagnant. Mais est-ce injustifié ? Non. Déjà, d’après l’Insee, les 300 plus grandes entreprises du pays concentrent à elles seules pas loin de 30 % de l’emploi salarié total. En outre, l’économie française est ainsi structurée depuis des siècles que les impulsions économiques émanent des grandes entreprises. On peut toujours opposer que les PME et TPE représentent 95 % du tissu productif, celui-ci n’en reste pas moins dépendant de ses donneurs d’ordre. Sans les entreprises du CAC 40, 80 % de PME-TPE seraient à l’arrêt. Le nombre ne fait pas la puissance. En réalité, les petites entreprises et les artisans tombent dans le piège mélenchoniste et font le jeu de l’extrême gauche. Est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien le moment, alors que les entreprises sont facilement attaquées, de se désunir ?
Les entreprises feraient mieux de s’unir
Car si l’on peut faire un reproche au dialogue social en France ces dernières années, c’est surtout qu’il n’a pas eu d’impact sur la qualité de la pédagogie économique. À cet égard, Medef comme CPME doivent l’admettre : nos concitoyens, y compris les responsables politiques, dans leur immense majorité, ne disposent pas des notions de microéconomie (discipline à l’échelle de l’entreprise, bien plus importante que la macro) qui permettent un jugement éclairé sur la vie de notre pays. Le délirant débat sur la taxe Zucman en témoigne. Que le débat public ait pu être, pendant des semaines, prisonnier de discussions sur une proposition absurde à tous points de vue, devrait nous alerter. Le budget 2026 aussi.
Que le Parti socialiste, qui n’est pas censé être l’aile la plus extrême de la gauche, ait pu obtenir la suspension de la réforme des retraites montre la passivité de la classe politique, y compris du socle commun et des LR, quand il s’agit d’économie. Que le Parlement n’ait pas trouvé mieux, pour boucler son médiocre budget, que de prolonger une surtaxe sur les entreprises les plus prospères et qu’il faudrait au contraire encourager est tout aussi désespérant. Quant au RN, on ne peut pas dire que l’esprit de la raison économique l’ait pénétré. Entre les propositions pro-entreprises de Bardella et le socialisme de Tanguy, on a pu voir qui l’avait emporté à l’Assemblée nationale, le parti votant allègrement les hausses d’impôts qui font saliver la gauche.
Autrement dit, les entreprises, au lieu de se laisser aller à des querelles de boutiquiers, feraient mieux de s’unir et de défendre leurs adhérents, dans l’intérêt du pays. C’est ce que la France attend d’eux.
Nicolas Bouzou, économiste et essayiste, est directeur du cabinet de conseil Astères
Ce „piège mélenchonniste“ dans lequel sont tombées les entreprises, par Nicolas Bouzou 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2026-02-06 11:25:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



