31 janvier 2026 à Turin, au nord-ouest de la botte de l’Europe. Trente à cinquante mille manifestants convergent dans les rues pour protester contre la fermeture, un mois et demi plus tôt, du centre Askatasuna, un QG de la mouvance anarchiste. Maitrisée grâce au déploiement d’un large dispositif de sécurité, la situation dégénère en fin d’après-midi lorsqu’un noyau de quelque 1 500 individus s’engage dans des échauffourées avec les forces de l’ordre ; deux heures d’affrontements dont ressortent blessés une centaine de policiers. L’un d’eux est retrouvé avec une plaie à la cuisse. Quelques minutes plus tôt, l’agent a été pris à partie par un petit groupe qui l’a frappé à coups de poing, de pieds, et de… marteau.
Filmée, la scène a choqué l’Italie et résonne avec les images, deux semaines plus tard, du lynchage de Quentin, 23 ans, mort des suites d’une agression perpétrée en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon. D’abord pour son extrême violence. Ensuite, parce que celle-ci émanerait, d’après les premiers éléments de l’enquête, de groupuscules d’ultragauche, particulièrement actifs dans la péninsule italienne. Sur vingt-et-une attaques „terroristes“ classées „gauche/anarchistes“ au sein de l’Union européenne en 2024, dix-huit ont eu lieu en Italie, d’après l’agence Europol. Pour l’essentiel, les actions de cette mouvance consistent en des incendies et des sabotages, comme ceux coordonnés contre le réseau ferroviaire et revendiqués par un groupe anarchiste au premier jour des Jeux olympiques d’hiver de Milan–Cortina, au début du mois.
Cette agressivité ne manque pas d’alimenter la rhétorique sécuritaire de l’exécutif dirigé par Giorgia Meloni, qui agite régulièrement le spectre d’un retour aux fameuses années de plomb – décennie pendant laquelle l’extrême gauche italienne s’est livrée à une violence sans borne, allant des attaques contre des représentants de l’Etat à des enlèvements et assassinats ciblés. Alors, en réponse aux événements de Turin, qualifiés par la Présidente du conseil de „tentative de meurtre“, le gouvernement italien a dégainé l’artillerie lourde en annonçant un décret-loi promettant à la fois de protéger davantage les forces de l’ordre sur le terrain et de muscler la réponse pénale aux violences politiques.
La tentation d’outrepasser l’Etat de droit
Le texte contient notamment une série de mesures visant les baby-gang (terme utilisé par la presse italienne pour désigner des groupes de jeunes délinquants qui opèrent en bande), parmi lesquelles l’interdiction de la vente de couteaux aux mineurs ou encore le recours à des amendes administratives à la charge des parents pouvant aller jusqu’à 1 000 euros. Mais ce n’est pas tout : si ces dispositions annoncées début février venaient à entrer en vigueur, toute personne suspectée d’avoir l’intention de provoquer des troubles pourra être retenue par la police pendant douze heures. L’objectif ? L’empêcher de se rendre à une manifestation dans laquelle elle pourrait provoquer des violences.
Une première pour l’Italie qui, depuis la période fasciste, n’était jamais allée jusqu’à prendre des mesures préventives de restriction de liberté. Mais une première qui pourrait vite prendre l’eau, anticipe le professeur de droit à l’Université de Brescia, Luca Mario Masera. „Il y a de fortes chances pour que cette disposition fasse l’objet d’une censure de la Cour constitutionnelle si un juge venait à la saisir“, estime-t-il. Et pour cause, toute privation de liberté doit dériver d’une infraction effectivement commise. „L’article 5 de la CEDH est très clair, abonde Luca Mario Masera : on ne peut pas priver quelqu’un de sa liberté sur la seule base d’une appréciation de sa dangerosité sans porter atteinte à l’Etat de droit.“ En Italie comme ailleurs en Europe, les tentations de s’en écarter ne cessent pourtant d’essaimer.
Mort de Quentin Deranque : en Italie, la stratégie risquée de Giorgia Meloni face à l’ultragauche 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-02-17 07:25:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



