D’emblée : je plaide coupable. Vraiment. Sans coquetterie. Dimanche 15 mars, au soir du premier tour des municipales, j’ai écrit que si la stratégie délétère de Jean-Luc Mélenchon n’avait aucun destin national – ça, je le maintiens –, elle avait néanmoins été payante dans cette campagne, puisque LFI y avait fait une „percée“. Voilà. J’ai écrit trop vite. Les chiffres consolidés, publiés plus tard au compte-gouttes, dessinaient une réalité moins flatteuse, que le second tour a achevé de démontrer : la percée était une perçounette.
Bien sûr, il ne pouvait y avoir qu’une hausse mécanique d’élus LFI par rapport aux municipales de 2020, durant lesquelles le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n’avait présenté que très – très – peu de listes. Bien sûr, aussi, des conquêtes symboliques donnaient une impression de dynamique, comme l’accession des insoumis dès le premier tour à la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte (Bally Bagayoko, élu avec 13 506 voix) ou l’arrivée en tête de David Guiraud à Roubaix (8 500 voix au premier tour). Mais dans toute la France, LFI n’avait totalisé que 650 000 voix : c’est-à-dire 2,7 % du poids électoral à l’échelle nationale, et 12,5 % en moyenne dans les villes investies par les insoumis, comme l’a calculé l’Institut Jean-Jaurès dans les jours qui ont suivi. Et le think tank de poursuivre dans sa note : „Finalement, LFI n’a obtenu qu’un maire au premier tour, contre 24 au RN et ses alliés, et environ 350 au PS et ses alliés.“ Si bien que la victoire de Jean-Luc Mélenchon fut essentiellement de faire croire à sa victoire.
Au cours de la semaine, j’ai repensé à un entretien qu’avait donné l’intellectuel et éditorialiste à L’Express Raymond Aron à France Culture, en 1971 : „Il m’est arrivé dans ma vie au moins deux ou trois fois de faire des commentaires à chaud sur un événement que je ne pouvais pas interpréter, disait-il : eh bien, j’ai dit des bêtises comme tout le monde ; mais j’en ai eu un sentiment d’humiliation beaucoup plus fort que la plupart des autres journalistes. Aujourd’hui, à la faveur de l’âge, je me refuse, tout simplement, à commenter un événement à propos duquel je ne possède pas le contexte suffisant.“ Il faudrait toujours écouter Raymond Aron.
Au Parti socialiste, aussi, on aurait été bien inspiré d’attendre et de garder ses nerfs. En acceptant les alliances locales avec une formation dont il avait dénoncé la campagne antisémite, le PS a cru s’assurer plus de victoires, il a eu les défaites et le déshonneur. Le terme de „fusions techniques“ fut répété à l’envi, comme si la „technicité“ pouvait, par un tour de passe-passe sémantique, annuler la faute morale ; comme si ce mot fournissait à qui le brandissait un talisman d’immunité. On imagine les circonlocutions : oui, c’est vrai, on a dit que LFI jouait avec le feu de l’antisémitisme, mais comprenez, là, notre alliance est juste “technique“. C’est-à-dire… C’est sans les sentiments. Dans leur grande majorité, les Français ne s’y sont pas trompés : à Toulouse, à Clermont-Ferrand, à Limoges, à Poitiers, à Briançon, à Rennes, ils ont sanctionné ces tambouilles indignes. Il y a quelque chose d’impardonnable dans le deux poids, deux mesures de cette partie du PS qui considère qu’on peut „dépasser“ l’antisémitisme si tant est qu’il vient de la gauche – les Verts, eux, sont perdus pour la cause. Les socialistes avaient une occasion presque indolore d’affirmer une position républicaine claire, ils sont passés à côté, la partie compromise entachant le tout.
J’ai entendu dans cet entre-deux-tours beaucoup de Français s’alarmer : à les entendre, LFI était à deux doigts du pouvoir. Il n’en est rien. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon est désormais un jean-marie-le-pénisme : il choque, il provoque, il fédère un socle minoritaire en se mettant à dos la majorité – et en premier lieu cette France hors métropoles, cette France majoritaire dont on ne parle presque pas dans les commentaires de résultats, et où le leader insoumis n’a présenté presque aucune liste, sachant qu’il n’y avait aucune chance. Sa stratégie est celle de la saturation médiatique. Une stratégie d’intimidation. Qui échoue.
Municipales : la percée de LFI était une perçounette, par Anne Rosencher 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-23 15:47:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



