Aucun autre dirigeant européen n’a exprimé une opposition aussi vive à la guerre d’Iran que le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Aucun autre ne s’est engagé avec tant de fougue pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Aucun autre n’a refusé avec tant de fermeté l’exigence de l’Otan de porter les dépenses de défense à 3,5 % du produit intérieur brut. Aucun autre n’a ouvert si grand les portes de son pays à l’immigration, en proposant de régulariser un demi-million de clandestins. Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aime se présenter en redresseur de torts international, en garant de la paix dans le monde et en opposant européen numéro un à Donald Trump.
Sa posture morale serait parfaitement louable si elle ne lui servait pas à dissimuler les turpitudes de son gouvernement. Dans une allusion au président des Etats-Unis, Sanchez a vilipendé „ces dirigeants incapables […] qui utilisent le brouillard de la guerre pour dissimuler leurs échecs“. Lui aussi pourtant use du conflit comme d’un écran de fumée, pour faire oublier les scandales qui l’éclaboussent. Son épouse est accusée de corruption et trafic d’influence (elle se dit victime d’une machination politique). Son frère doit passer en procès d’ici l’été pour malversation, prévarication et trafic d’influence. Deux de ses principaux adjoints à la tête du PSOE sont poursuivis pour corruption. D’autres dirigeants du parti sont accusés de harcèlement sexuel.
L’échappatoire semble fonctionner. Les élections au parlement régional de Castille-et-Leon, le 16 mars, même si elles ont été emportées comme les précédentes par la droite, ont permis aux socialistes de mettre fin à une série de reculs dans des scrutins locaux et d’améliorer légèrement leur score. Au pouvoir depuis 2018, Sanchez s’est d’ores et déjà déclaré candidat à un troisième mandat. Les élections générales sont prévues au plus tard en août 2027 mais il pourrait choisir de les anticiper.
Or, il ne peut guère s’appuyer sur son bilan intérieur. Après les élections de 2023, où le PSOE était arrivé en deuxième position derrière le Parti populaire (centre droit), il s’était maintenu en formant une coalition de bric et de broc avec l’extrême gauche et les indépendantistes basques et catalans. Il avait acheté le soutien de ces derniers en promettant l’amnistie aux artisans du référendum illégal d’autodétermination de 2017 en Catalogne. Or, il n’a pas pu tenir sa promesse. Les Catalans dépités ont quitté son gouvernement, devenu minoritaire. Il n’a réussi à faire adopter aucune réforme digne de ce nom par le parlement et surtout, aucun budget : l’Etat fonctionne toujours sur la loi de finances de 2023, reconduite telle quelle chaque année.
L’aide fournie par le plan de relance post-Covid de l’Union européenne (l’Espagne en est la deuxième bénéficiaire après l’Italie, avec un total prévu de 163 milliards d’euros) lui a cependant permis de relever le salaire minimum et de distribuer de nouvelles aides aux chômeurs et aux jeunes. Et si l’économie espagnole croît deux fois plus vite que la moyenne de la zone euro, c’est d’abord grâce aux réformes du marché du travail entreprises par son prédécesseur conservateur, Mariano Rajoy, ainsi qu’à l’afflux de migrants.
Sa dernière décision, interdisant à l’armée américaine d’utiliser les deux bases dont elle dispose en Andalousie pour ses opérations contre l’Iran, a fait sortir Donald Trump de ses gonds. Le président américain a menacé l’Espagne d’un embargo commercial même s’il s’est abstenu, pour l’instant, de passer à l’acte. A la fin du XIXe siècle, la guerre hispano-américaine se solda par un désastre pour Madrid, avec la perte des Philippines, de Porto Rico et de Cuba ; par contraste, le bras de fer entamé par Pedro Sánchez ressemble plus aux assauts de Don Quichotte contre les moulins à vent. Mais le conflit avec Trump lui sert à polariser l’électorat espagnol et à empêcher ainsi le sol politique de se dérober sous ses pieds. Pour lui, c’est là l’essentiel.
Pedro Sanchez, l’opposant opportuniste à Donald Trump 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-31 06:57:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



