Les premières personnes expulsées des États-Unis sont arrivées dans la nuit du jeudi au vendredi 17 avril dans la capitale congolaise. Selon les premières informations rapportées par l’agence de presse Reuters depuis la fin de la semaine dernière, il s’agit d’une quinzaine de migrants latino-américains, sept hommes et huit femmes, originaires de l’Équateur, de la Colombie et du Pérou. Détenus depuis une durée indéterminée dans un centre migratoire d’Alexandria, dans l’État de Virginie, ils ont été embarqués jeudi dans un avion opéré par l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, rapporte Le Monde. En direction de Kinshasa donc.
D’après des informations de la radio RFI, d’autres arrivées sont envisagées, avec notamment un autre groupe de 15 personnes qui devrait suivre dans les prochains jours. A terme, toujours selon les informations de la radio internationale, 50 à 100 migrants en provenance des États-Unis pourraient y atterrir chaque mois. Dans ce pays d’Afrique centrale riche en minerais, de nombreuses questions émergent d’ores et déjà quant aux conditions négociées pour un tel accueil par Kinshasa, qui fait figure de nouveau sous-traitant de la politique migratoire américaine.
Accord tenu secret
Plus de 30 personnes étaient initialement attendues dans la semaine en RDC, mais des décisions de juges fédéraux américains ont suspendu plusieurs expulsions à la dernière minute, a expliqué auprès de Reuters l’avocate américaine Alma David, qui représente l’un des migrants.
D’après plusieurs médias, dont France 24 et RFI, qui citent des sources congolaises, ce transfert de migrants depuis les États-Unis vers la République démocratique du Congo a été mis en oeuvre après la signature d’un accord datant du 5 avril dernier. Mais les contours du texte demeurent jusqu’à présent méconnus. Les autorités congolaises ont tout juste assuré qu'“aucune charge financière ne sera supportée par le Trésor public“ du pays, précisant que „la prise en charge logistique et technique du dispositif sera assurée par le gouvernement américain“. Auprès de l’agence américaine Associated Press, l’avocate américaine Alma David a précisé que le gouvernement congolais prévoyait de les garder dans le pays pendant une courte période. Selon des témoignages rapportés par Reuters, chacun des quinze migrants expulsés a reçu un visa de sept jours, renouvelable trois mois. Ils auraient par ailleurs été dissuadés de demander le statut de réfugié dans le pays, décrit comme „dangereux“ par un membre de l’administration à leur accueil. Sur place, les migrants arrivés des États-Unis sont hébergés dans un complexe hôtelier en périphérie de la capitale, mais leur statut juridique, leur liberté de mouvement et la durée de leur séjour restent flous.
Avec cet accord, la République démocratique du Congo rejoint une liste croissante de pays africains, dont le Cameroun, le Ghana, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, l’Ouganda, ou encore le Rwanda et le Soudan du Sud, ayant accepté, depuis l’été 2025, d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre de partenariats, plus ou moins officiels.
Selon Nicole Widdersheim, directrice adjointe du bureau de l’ONG Human Rights Watch à Washington, interrogée par Le Monde, cette stratégie répond aussi à une logique dissuasive : elle permettrait d'“instaurer un climat de peur parmi les immigrés aux États-Unis en jouant sur les stéréotypes négatifs associés aux pays africains“, afin d’encourager les départs dits „volontaires“.
Partenariat stratégique
En RDC, l’accueil de ces migrants aux nationalités bien lointaines, suscite de nombreuses interrogations. En politique, les principales forces d’opposition ont demandé la publication de l’accord avec les États-Unis. „Le peuple congolais a le droit de savoir ce qui a été signé en son nom. Un gouvernement qui est incapable de contrôler ses propres frontières à l’est, qui est incapable de protéger ses propres citoyens, serait soudainement capable de gérer les centres de rétention pour des ressortissants étrangers au profil douteux, des inconnus“, a fustigé le porte-parole de Moïse Katumbi, leader du parti d’opposition.
Sur le plan juridique, plusieurs voix pointent par ailleurs une possible violation du droit international. „Ces individus ont été appréhendés aux États-Unis sous le statut de demandeurs d’asile, mais leur demande n’a pas encore été examinée. Les transférer vers la RDC est illégal, le droit international l’interdit“, a souligné Hubert Tshiswaka, avocat et directeur de l’Institut de recherche en droits humains auprès de RFI.
En outre, une partie de la société civile s’interroge sur les contreparties obtenues par Kinshasa dans ce dossier tenu à l’écart de tout débat public. Il faut préciser que l’accord d’expulsion coïncide avec les efforts de l’administration Trump pour mettre en œuvre un accord de paix négocié par les États-Unis entre le Congo et le Rwanda visant à mettre fin aux combats avec les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda dans l’est du Congo qui a fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes. Il fait également suite à la signature d’un partenariat stratégique accordant aux États-Unis un accès préférentiel aux minéraux essentiels du Congo.
En RDC, l’arrivée de sans-papiers latino-américains envoyés par Washington fait polémique 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-22 16:58:01 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,


