„Médecines douces“, „médecines complémentaires“, „médecine intégrative“ ou, pire, „médecines alternatives„. Autant de dénominations avantageuses pour désigner des pratiques non conventionnelles ou pseudo-médecines. La liste est longue, de l’homéopathie à la naturopathie, en passant par l’étiopathie, la médecine anthroposophique, l’aromathérapie ou encore la réflexologie plantaire. Elles se caractérisent par le fait qu’aucune preuve scientifique de leurs bienfaits n’a été apportée, en dehors d’un effet placebo.
Pourtant, leurs pratiques se déploient. En cause : une publicité intense sur les réseaux sociaux, la demande d’un public parfois insatisfait d’une écoute insuffisante des médecins, ou encore une recherche incessante de bien-être. Des personnes en situation de vulnérabilité physique ou psychique en sont les proies.
Un marché de 350 milliards d’euros
Malgré le déremboursement de l’homéopathie intervenu en 2018, le marché des pseudo-médecines est florissant : en 2020, aux États-Unis, il dépassait les 400 milliards de dollars (350 milliards d’euros). Internet et sans doute les moteurs conversationnels d’intelligence artificielle facilitent grandement leur accès, sans parler des rayons santé des librairies, trop souvent encombrés d’ouvrages en vantant les mérites.
Est-ce un problème ? Oui, lorsque ces pratiques se substituent à la médecine en entraînant des pertes de chance de guérison ou d’amélioration. Combien de patients ont-ils, de ce fait, interrompu le traitement d’un cancer ? Oui aussi lorsqu’elles s’associent à un refus de la vaccination ou qu’elles conduisent à des dérives sectaires. Oui encore en raison du caractère injustifié des frais induits, puisque ces pratiques ne sont pas scientifiquement fondées. Elles n’ont d’ailleurs pas fait l’objet de tentatives sérieuses pour y parvenir, sous prétexte que l’évaluation de leur succès ne pourrait s’apprécier selon les critères classiques, ce qui est un non-sens cognitif.
Des universités complices
Pour convaincre, leurs promoteurs essaient de s’octroyer les habits de la légitimité. En voici quelques exemples. Il existe un Institut français de la micro-immunothérapie, une pratique homéopathique censée „rééquilibrer le système immunitaire“. Il ne présente aucune donnée sérieuse d’efficacité ni aucun essai clinique pour le démontrer. Plus grave encore, plusieurs universités s’impliquent dans l’enseignement de ces pratiques en délivrant des diplômes sur lesquels s’appuient les praticiens concernés (médecins ou non).
Ces derniers ont fondé un collège universitaire de médecine intégrative et une chaire de médecine intégrative a été créée au Conservatoire national des arts et métiers. Le discours est celui „d’une approche pluridisciplinaire“ qui mêle des pratiques reconnues et utiles telles que la psychomotricité, l’hypnose et l’ergothérapie aux pseudo-médecines citées plus haut. Cet amalgame leur vaut une certaine crédibilité, qui pourtant cache nombre d’usages déviants. Ainsi, leur recherche de légitimité et de labellisation va jusqu’à l’organisation de colloques, comme celui en janvier dernier au Sénat qui a été justement dénoncé par de nombreux praticiens de santé.
Quand l’Ordre des médecins protège l’homéopathie
On peut aussi s’offusquer du fait que des mutuelles complémentaires proposent des contrats prenant en charge l’homéopathie, la naturopathie ou l’étiopathie. Cette attitude regrettable, manifestement destinée à attirer cette clientèle, va à l’encontre de ce qui devrait être la mission de ces mutuelles : promouvoir la santé publique.
On peut, encore, regretter que des médecins, sous prétexte d’atteinte aux règles déontologiques, aient été condamnés par l’Ordre des médecins pour avoir osé critiquer – de façon pertinente – l’homéopathie. Après des années de bataille juridique, le Conseil d’État semble enfin leur donner raison ! À nouveau, on attend que l’Ordre des médecins, les facultés de médecine et les mutuelles défendent les pratiques médicales éprouvées aux dépens des pseudo-médecines.
À l’heure où beaucoup se préoccupent de la désinformation, notamment en santé, et de ses conséquences toxiques, les institutions concernées et les pouvoirs publics doivent exercer leur vigilance. Celle-ci devrait aussi s’étendre à la régulation des réseaux sociaux. L’aspiration de chacun au bien-être ne peut servir d’excuse à un laisser-faire dangereux.
Alain Fischer est professeur émérite au Collège de France et cofondateur de l’Institut des maladies génétiques (Imagine).
La résistible ascension des pseudo-médecines, par le Pr Alain Fischer 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-03-20 05:31:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



