Leur dernière rencontre invitait à solidifier leur coopération dans de nombreux domaines. Invité au printemps dernier à assister à la parade militaire du 9-Mai à Moscou, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait été chaudement accueilli quelques jours plus tôt par son homologue russe, Vladimir Poutine. Au centre de leurs discussions ? La signature d’un accord de partenariat stratégique et de coopération entre la Russie et le Venezuela, à l’instar de ceux signés par le Kremlin avec l’Iran ou la Corée du Nord. Il s’agissait là d’un „document-cadre conséquent, substantiel et très important“, d’après Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. Le texte comprenait ainsi nombre d’axes de développement, comme l’exploitation conjointe de nouveaux gisements gaziers et pétroliers.
Des liens économiques qui n’ont pas suffi
D’importants liens économiques, suffisants pour assurer à Caracas un bouclier défensif russe face aux menaces extérieures ? L’intervention américaine du week-end dernier, conclue par l’arrestation de Nicolas Maduro par Washington, a prouvé le contraire. Au moment de réagir à cette attaque, le discours de Moscou, qui a certes condamné l’opération, est resté tempéré. „Les Etats-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela“, a réagi samedi 3 janvier le ministère russe des Affaires étrangères, évoquant une situation „préoccupante“. Vladimir Poutine, loin de voler au secours de son allié vénézuélien, se mure dans le silence.
La chute de Nicolas Maduro constitue pourtant un coup dur diplomatique de taille pour le Kremlin. Sur le plan économique, la proximité entre la Russie et le Venezuela s’est maintenue sans temps mort depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, en 1998. Son successeur a poursuivi la même politique amicale à l’égard de Moscou, multipliant les partenariats commerciaux. En novembre, un accord de joint-venture permettant à la compagnie nationale pétrolière vénézuélienne Petróleos de collaborer avec une importante société russe du secteur, avait par exemple été reconduit pour 15 ans.
Enjeu pétrolier immense
Le pays sud-américain dispose en effet de gigantesques réserves d’or noir, à hauteur de plus de 300 milliards de barils, selon des derniers chiffres arrêtés en 2020. Une manne source de nombreuses convoitises, sur laquelle Moscou pouvait se targuer d’exercer un certain contrôle. L’intervention américaine rebat les cartes : Donald Trump n’a pas caché son intention d’exploiter ces ressources. „Nous allons maintenant faire en sorte que nos compagnies pétrolières américaines se rendent sur place, réparent l’infrastructure pétrolière et commencent à gagner de l’argent pour le pays“, a lancé le président républicain, samedi, lors d’une conférence de presse consacrée à l’intervention de l’US Army. Les Etats-Unis, qui comptent – au moins temporairement – „gérer“ le Venezuela, font main basse ici sur un avantage stratégique au détriment de Moscou.
En Russie, l’économie, tant bien que mal maintenue à flot par les autorités depuis le début de la guerre en Ukraine, se retrouve privée d’un partenaire commercial. De nombreux projets industriels risquent d’être interrompus. En matière d’armement, Rostec, un important groupe russe, avait par exemple inauguré en grande pompe mi-novembre l’ouverture d’une usine à Maracay, une grande ville du Venezuela. Sa production ? Des munitions pour les fusils d’assaut de l’armée du régime chaviste. Moscou, qui pâtit déjà des multiples sanctions financières occidentales à son égard, avait par ailleurs prêté plusieurs milliards de dollars à Caracas. Des sommes qui ne lui seront probablement jamais entièrement remboursées.
Perte politique et stratégique
Outre ces difficultés à anticiper sur le plan économique, Moscou perd également un allié de choix en Amérique du Sud. Chili, Argentine, Honduras, Equateur, Salvador… Dans la région, les dirigeants pro-Trump sont de plus en plus nombreux. A l’inverse, les régimes proches du Kremlin ne se comptent désormais plus que sur le doigt d’une main. La Russie peut encore s’appuyer sur son fidèle allié cubain. Mais jusqu’à quand ? Déjà très affaibli, voilà le régime dorénavant menacé par l’administration Trump. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a en particulier multiplié les déclarations en ce sens. Dans une position d’équilibriste vis-à-vis de Washington, le Brésil de Lula peut aussi constituer un relais pour la Russie sur le continent, mais son soutien demeure moins évident que celui de Caracas.
Enfin, l’opération américaine dans la capitale vénézuélienne n’est pas sans répercussions au niveau militaire. Le régime de Nicolas Maduro se fournissait allègrement en armes auprès de Moscou pour assurer sa sécurité. Or, „l’opération américaine a facilement percé les systèmes de défense aérienne russes S-300, pourtant si vantés, installés au Venezuela, après avoir également échoué à assurer une protection aérienne en Syrie et en Iran“, souligne l’analyste géopolitique Tina Fordham, dans une note publiée lundi et citée par CNBC. D’autres systèmes antiaériens russes, les Pantsir et les Buk-M2, auraient par ailleurs été livrés ces derniers mois dans le pays. Ainsi, „avec la chute de Maduro, un autre Etat client de la Russie s’effondre, réduisant la valeur de la garantie de sécurité du Kremlin à un niveau légèrement supérieur à zéro“, pointe la spécialiste.
Malgré tous ces éléments, Vladimir Poutine pourrait-il néanmoins, à terme, tirer parti des événements des derniers jours ? Certains spécialistes relèvent que l’intervention américaine au Venezuela, réalisée sans aucune considération pour le droit international, pourrait donner des arguments au président russe dans sa volonté d’étendre encore davantage la sphère d’influence russe. Pas question, dans ces conditions, de trop critiquer le président américain à Moscou. Toujours engagé dans sa guerre contre Kiev, le Kremlin ménage Donald Trump depuis son retour au pouvoir. Quitte à accepter de perdre de nouveaux alliés ? Outre Cuba, Washington a également durci le ton ces derniers jours envers l’Iran, autre fidèle partenaire de la Russie.
Venezuela : la chute de Nicolas Maduro, bien plus que la perte d’un allié pour la Russie 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2026-01-05 16:07:10 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



