Vladimir Poutine cherche à nous effrayer cet automne en agitant à nouveau le spectre de la guerre nucléaire. Venant d’un président qui a autorité sur le plus grand arsenal atomique de la planète, ce chantage est dangereux. C’est d’autant plus vrai que le contexte international est marqué par une nouvelle course aux armements nucléaires, Chine en tête, et par l’érosion des traités censés les contrôler. Mais justement, Poutine voudrait instiller la peur en Europe. L’épouvantail de l’apocalypse nucléaire, tout comme l’envoi répété de drones dans des pays stratégiquement choisis, a pour but d’intimider et de diviser le camp européen afin de saper le soutien occidental à l’Ukraine.
Si elle veut résister, l’Europe doit réinventer l’équilibre de la terreur, qui avait empêché un conflit atomique pendant toute la guerre froide. Car même Vladimir Poutine, malgré ses postures de matamore, a peur de mourir ; son comportement de reclus pendant l’épidémie de Covid l’a prouvé. Cela suppose d’être capable de manier le langage de la dissuasion, ce qui donne une responsabilité particulière à la France et au Royaume-Uni, les deux seules puissances nucléaires du Vieux Continent. Cela implique aussi de garder son sang-froid et d’éviter les déclarations à l’emporte-pièce telles que celles du ministre belge de la Défense, Theo Francken, qui a menacé de „raser Moscou“ si un missile russe venait à frapper Bruxelles.
Cela signifie enfin que les Européens doivent avoir les moyens de riposter avec des armes classiques dans le cas, envisagé par de nombreux stratèges occidentaux aujourd’hui, d’une agression russe conventionnelle, visant par exemple un Etat balte, qui serait menée à l’abri d’une tentative d’intimidation nucléaire. Il est illusoire de compter uniquement sur des dispositifs antimissiles ou de prétendus „murs antidrones“ pour protéger le front oriental du continent. Toute dissuasion efficace nécessite la détention d’épées pour frapper et pas seulement de boucliers pour se défendre.
Un avantage psychologique considérable
Dans un conflit, l’adversaire qui parvient à faire croire qu’il est prêt à mettre en œuvre une frappe atomique en cas de nécessité absolue obtient un avantage psychologique considérable. C’est ce que Poutine cherche à faire depuis l’invasion de l’Ukraine de 2022, au moyen de divers stratagèmes qui avaient culminé en 2024 avec l’emploi pour la première fois d’un missile Orechnik dans une frappe visant une fabrique d’armes dans la ville ukrainienne de Dnipro. Ce vecteur russe à portée intermédiaire est capable d’embarquer plusieurs ogives nucléaires. La même année, la Russie a adopté une révision de sa doctrine nucléaire afin d’abaisser le seuil d’emploi de la Bombe.
Ces derniers jours, le Kremlin a fait monter la pression en testant „avec succès“ deux armes prétendument capables de délivrer une frappe nucléaire de manière inédite : un drone sous-marin, conçu pour emporter une charge de 2 mégatonnes susceptible de réduire un port à l’état de poussière, et un missile intercontinental à propulsion nucléaire, susceptible de délivrer sa charge à 14 000 kilomètres de distance en changeant plusieurs fois de direction pour éviter les interceptions.
Bien que l’efficacité réelle de ces armes soit sujette à caution, l’annonce russe a incité Donald Trump à laisser entendre que les Etats-Unis pourraient reprendre leurs tests nucléaires suspendus depuis 33 ans. A quoi Vladimir Poutine a répliqué que dans ce cas, la Russie aussi reprendrait ses tests. Le tyran du Kremlin veut faire croire qu’il est prêt à prendre le risque d’un cataclysme nucléaire pour atteindre ses deux buts de guerre, qui sont la soumission de l’Ukraine et l’éclatement de l’Otan. Mais le fait qu’il soit contraint d’en arriver là est aussi un aveu de faiblesse de sa part. Les avancées de son armée en Ukraine restent millimétriques et les dernières sanctions américaines contre son secteur pétrolier sont douloureuses.
Quoi qu’il en soit, l’Europe doit tenir compte à la fois de l’érosion de la crédibilité du parapluie nucléaire américain, depuis que Donald Trump a mis en doute l’engagement de Washington à défendre ses alliés de l’Otan, et le désengagement de l’Amérique des affaires européennes, en raison de la priorité stratégique accordée désormais à l’endiguement de la Chine. L’annonce la semaine dernière du retrait d’une brigade américaine déployée en Roumanie en est un nouveau signe. Le Pentagone a présenté sa décision comme une réponse „aux capacités et aux responsabilités accrues“ de l’Europe. Pourtant, celles-ci sont encore largement virtuelles. La réflexion, à mener en commun avec l’Allemagne, sur la dimension européenne de la force de dissuasion française, n’en est que plus urgente.
Vladimir Poutine, le grand bluff nucléaire : l’Europe aussi doit apprendre à faire peur 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-11-07 05:34:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



