A l’approche de chaque échéance électorale, la question économique revient au centre du débat public. Pourtant, une voix demeure étonnamment sous-représentée : celle des dirigeants d’entreprise, alors même que ce sont celles et ceux qui prennent chaque jour des décisions concrètes d’investissement, d’emploi et d’innovation. Cette sous-représentation est d’autant plus paradoxale que les entreprises emploient plus de 20 millions de salariés dans le secteur privé.
Les organisations patronales existent, les tribunes ponctuelles aussi. Mais dans les grands formats de campagne – débats télévisés, émissions de décryptage, séquences de fact-checking… -, la parole économique reste presque exclusivement aux commentateurs, éditorialistes, économistes, syndicats et candidats. Les dirigeants, eux, interviennent en réaction ou en illustration, rarement en amont ou dans un cadre structuré qui leur permettrait d’exposer une lecture cohérente des enjeux. Résultat : leurs préoccupations restent souvent caricaturées, comme si elles relevaient d’un simple réflexe corporatiste.
Régularité et visibilité
Cette mise à distance tient aussi à un malaise plus large : une défiance croissante à l’égard du débat politique. Beaucoup de Français ont le sentiment que les discussions économiques se résument à des slogans, éloignés des contraintes du réel. Or l’économie obéit à d’autres logiques. Les dirigeants arbitrent chaque jour entre investir ou attendre, embaucher ou différer, transformer ou maintenir. Ces décisions se prennent dans un environnement concret, où l’incertitude se mesure en euros, en emplois et en temps long.
Dans ce contexte, il est légitime de poser une question simple : pourquoi ne pas garantir, pendant la campagne présidentielle, un temps minimal d’expression aux représentants du monde économique dans les médias ? Non pour leur accorder un privilège, mais pour équilibrer le débat. Il ne s’agit pas de réserver ce temps aux seuls grands groupes du CAC 40, mais d’y associer les représentants des PME et ETI, celles qui emploient la majorité des salariés du secteur privé et dont les contraintes diffèrent profondément de celles des multinationales. Le cadre pourrait être défini en concertation avec l’Arcom, sans assimiler cette parole à celle des partis politiques, mais en lui donnant la régularité et la visibilité qui lui manquent aujourd’hui. On pourrait agréger autour de ces rendez-vous les autoentrepreneurs, investisseurs, créateurs de tous types pour que l’économie réelle s’exprime sous toutes ses formes et dans toute sa diversité.
Ce cadre n’aurait de sens que s’il s’ancre dans des enjeux concrets. Instaurer un tel espace permettrait d’introduire dans la campagne une parole tournée vers la mise en œuvre des politiques publiques et offrirait aux Français une meilleure compréhension des conséquences réelles des choix économiques proposés.
Réintroduire le sens des réalités
Si l’on devait résumer les attentes des acteurs économiques, cinq exigences reviendraient sans doute en tête. La lisibilité fiscale d’abord, plutôt que le niveau d’imposition : l’investissement se pense à long terme, l’instabilité réglementaire se mesure en mois. La formation ensuite, pas seulement en volume mais en qualité et en adéquation avec les besoins réels des entreprises, des PME aux grands groupes. Des règles environnementales cohérentes, construites avec ceux qui les appliquent, plutôt qu’imposées sans concertation. Un pragmatisme géopolitique qui intègre les réalités du terrain : réorganisation des chaînes de valeur, sécurisation des approvisionnements, anticipation des risques. Enfin, une ambition de compétitivité mondiale assumée : la France ne peut peser dans les transitions à venir – énergétique, numérique, industrielle – qu’à condition de se doter d’une économie capable de rivaliser à l’échelle internationale. Sur tout cela, la création de valeur n’est pas un obstacle au bien commun, elle en est la condition.
Dans un an, la France devra faire des choix structurants. Face à ce climat de défiance, le débat public gagnerait à s’ouvrir davantage à ceux qui agissent au quotidien : dirigeants, créateurs, salariés, investisseurs. Non pour leur donner plus de place que les autres, mais pour leur donner enfin toute leur place. Parce que leur expérience peut contribuer à réintroduire dans le débat économique ce qui lui manque le plus souvent : le sens des réalités.
*Patricia Goldman est la fondatrice et présidente de Patricia Goldman International, une société de conseil en communication.
Présidentielle 2027 : et si les patrons avaient enfin leur temps de parole ? Par Patricia Goldman 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-04-06 11:22:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,



