La France est en première ligne. Deuxième pays le plus visé en Europe par les campagnes de désinformation étrangères derrière l’Ukraine, elle est la cible privilégiée d’une guerre d’ingérence dont les effets se font déjà sentir. Il y a quelques mois, l’annonce d’un coup d’État en France a été vue par 13 millions de personnes sur X et a ému jusqu’à certains chefs d’État étrangers. Une information inventée de toutes pièces et aussitôt démontée par l’Elysée.
Et tout indique que cette pression va s’intensifier à l’approche de l’élection présidentielle. La montée des populismes conjuguée à la puissance des outils numériques change la donne et démultiplie les capacités d’ingérence. Il en résulte un risque inédit : celui de voir des acteurs extérieurs peser directement sur le scrutin national. Un tel danger exige d’en tirer les conséquences. Pour y parvenir, une méthode s’impose : analyser notre environnement, évaluer nos moyens de défense et adapter notre stratégie.
D’abord, mesurer l’ampleur de la menace. La désinformation s’est industrialisée : produire et diffuser de fausses informations n’a jamais été aussi simple, rapide et peu coûteux. Nous ne sommes plus face à des initiatives isolées mais à des systèmes organisés. En Roumanie, près de 20 000 comptes ont été activés sur TikTok dans les jours précédant le scrutin présidentiel en 2024. En Hongrie, l’ONG Alliance4Europe a révélé des réseaux internationaux de faux comptes mobilisés d’une élection à l’autre. Automatisation, répétition, saturation : des méthodes désormais bien rodées auxquelles s’ajoute la rémunération d’influenceurs pour orienter le débat public.
Ces pratiques sont même institutionnalisées, comme en Chine avec la « water army », véritable armée numérique chargée de façonner l’opinion en faveur du régime. Face à cette menace, l’Etat Français a commencé à s’organiser. Viginum, un service d’investigation remarquable détecte et démine les campagnes de manipulation. Le Quai d’Orsay a lancé FrenchResponse, un outil de riposte destiné à contrer en temps réel les campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. Mais tant que nous répondrons après coup, nous resterons mécaniquement en retard.
Il faut passer à l’offensive
Dès lors, tenir nos positions ne suffit plus : il faut passer à l’offensive. La stratégie nationale 2026-2030 fixe un cadre en combinant prévention, détection, éducation et coopération internationale. À cela s’ajoute la proposition d’interdire les faux comptes au niveau européen qui vise l’un des principaux ressorts de ces campagnes d’ingérence. Mais le calendrier européen est difficilement compatible avec l’échéance de 2027. Entre les négociations, l’adoption et la transposition, il est peu probable que ces mesures produisent leurs effets à temps. D’ici là, la Roumanie peut servir d’exemple. Après l’annulation du scrutin, un « centre électoral » a été mis en place. Piloté par des experts en cybersécurité et complété par des outils de signalement ouverts aux utilisateurs, il pouvait agir en temps réel sur l’environnement informationnel. La France doit s’en inspirer. Mais elle doit aussi en anticiper les conséquences politiques.
Car les populistes ne manqueront pas de se poser en victimes de ce nouveau dispositif. L’outil de lutte contre la désinformation risquerait alors de devenir le support des fantasmes populistes et de leurs récits trompeurs d’une démocratie verrouillée. Le remède serait alors pire que le mal. C’est précisément pour éviter ce piège qu’un travail de pédagogie doit être engagé dès maintenant. Il faut expliquer. Expliquer que la France est une cible privilégiée des puissances étrangères, notamment la Russie ou la Chine. Expliquer que ces campagnes ont un impact réel sur l’opinion publique et peuvent fragiliser nos processus électoraux. Expliquer enfin que les dispositifs envisagés ne visent pas à restreindre la liberté d’expression mais à en garantir les conditions d’exercice. Car la campagne de 2027 ne ressemblera à aucune autre : elle se jouera autant dans les urnes que dans la lutte contre la désinformation. Et sur ce front, nous devons être prêts.
Jean-François Copé, ancien ministre, est le maire (LR) de Meaux (Seine-et-Marne).
Désinformation : la France passe enfin à l’offensive ! Par Jean-François Copé 2026 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2026 2026-05-01 08:04:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,






