
Il y a, entre les discours sans épaisseur des uns et les indignations litaniques des autres, les réflexions vivifiantes de Jean-Michel Blanquer. Preuve que politique et intellectuel ne sont pas encore tout à fait devenus des oxymores. Et parce qu’il ne faut « pas opposer les idées à l’action », l’agrégé de droit public n’a jamais cessé de s’instruire. Il a lu Bernanos, Bodin, Braudel, Camus, Du Bellay, Péguy. Les relit, souvent, car chacun affine un peu plus son regard sur la société, ses mouvements, ses altérations.
Il lui arrive parfois même de trouver chez ces témoins de l’autrefois des réponses aux crises qui traversent notre époque. L’ancien ministre de l’Education nationale, redevenu professeur à l’Université Paris-Assas, en a compilé quelques-unes dans Civilisation française (Albin Michel, 2025). Un ouvrage dense, qui dessine le croquis d’une France menacée par l’uniformisation des centres urbains, la désertion des bourgs, l’immigration incontrôlée, le communautarisme religieux, l’impotence de l’Etat, le déclassement sur la scène internationale. Autant de menaces qu’il est encore temps de combattre. Mais encore faut-il être correctement armé. Entretien.
L’Express : Vous avez choisi comme titre « Civilisation française ». Quels en sont les fondations, les traits distinctifs ?
Jean-Michel Blanquer : La notion même de civilisation renvoie à la couche la plus profonde de l’histoire d’un pays. Fernand Braudel distingue trois temporalités : celle de l’événement, celle de l’époque — qui s’étend sur plusieurs décennies, trente ou quarante ans — et enfin la temporalité civilisationnelle, qui couvre plusieurs siècles. Aujourd’hui, nous sommes en crise à tous ces niveaux. Une crise événementielle, visible dans le court-termisme dément dans lequel nous sommes tombés. Une crise de l’époque, parce que nous vivons une transition profonde, à la fois économique, avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, et écologique, avec l’accélération des transformations liées au climat. Ce sont les deux locomotives des changements sociaux et économiques qui viennent. Et nous traversons aussi une crise de civilisation, au sens où les grandes innovations technologiques entraînent des évolutions anthropologiques. Au milieu de tout cela, ce qui nous permet d’avoir un ancrage indispensable pour nous projeter dans l’avenir — c’est notre cœur de civilisation. Il comporte de nombreux éléments, mais d’abord notre histoire et notre géographie.
A-t-on encore conscience de cette filiation civilisationnelle ? Vous rappelez notamment que sans les manufactures voulues par Colbert, nous n’aurions pas aujourd’hui nos grandes maisons de luxe tricolore…
Sans notre histoire et sans notre géographie, nous n’aurions pas ce substrat qui permet cette force économique. Et cela ne s’oppose absolument pas à l’innovation ni à l’émergence de nouveaux champions : au contraire, cela les rend possibles. Ce que je propose, c’est de réussir certaines opportunités géo-historiques que nous n’avons jamais su saisir. Je pense notamment à nos grands ports : Le Havre, Marseille, et aux grands axes de pénétration du territoire, qui peuvent devenir des vecteurs puissants de développement économique. Si nous ne faisons rien, la Chine peut devenir le leader de cette nouvelle ère. Nous devons faire plus et mieux, y consacrer aussi du territoire. C’est pourquoi j’attache une importance particulière à l’axe Paris – Le Havre : toute la région Normandie – Hauts-de-France – Ile-de-France peut devenir un épicentre européen — et donc mondial — de cette nouvelle phase. Ce qui se passera sur l’axe Marseille-Lyon sera également de la plus haute importance.
Pourquoi nos élus ne parviennent-ils plus à penser au-delà du trimestre ?
La dissolution a accentué ce problème de manière caricaturale, mais il préexistait. Pour gouverner la France, il faut une vision politique partagée avec le peuple français. Cela suppose de gouverner la France comme un historien et comme un géographe, c’est-à-dire en étant respectueux de notre code civilisationnel et en portant une attention particulière à notre territoire, ses frontières, ses équilibres. Il faut retrouver cet esprit. Tout ce que nous venons de vivre doit nous faire gagner un peu de maturité collective, et cela passera davantage par une logique d’équipe pour les prochaines mandatures. Cette modalité d’accès au pouvoir et de son exercice doit l’emporter sur la figure du leader providentiel.
Sans être fataliste, vous parlez d’une France en déclin. Quelles en sont, selon vous, les causes ?
Le déclin a deux grandes sources. D’abord, la sidération devant l’avancée scientifique et technologique. Prenez un exemple simple : l’invention du téléphone portable. Elle a modifié nos vies en profondeur et provoqué un véritable changement anthropologique, notamment chez les jeunes mais aussi chez tout le monde. A cela s’ajoutent les autres facteurs : les drames du XXᵉ siècle — les deux guerres mondiales, les décolonisations ratées, les bouleversements historiques, les crises économiques. En particulier cette forme de crise économique perpétuelle que nous connaissons depuis les années 1970, et qui a contribué à installer une morosité durable. Or la France, pendant des siècles, a été un pays optimiste. On parlait de la « vaillance française ». On en voit encore des traces dans le rugby, et plus largement dans le sport français : cette capacité de rebond, de sursaut, d’imprévu, d’originalité, d’imagination. Toutes ces qualités françaises appartiennent à notre sève civilisationnelle. Elles n’ont pas disparu : elles sont seulement enfouies, abîmées par le XXᵉ siècle.
Certains pointent aussi l’immigration, et notamment l’arrivée de l’islam en Europe à la fin du XXᵉ siècle. Aujourd’hui, près d’un musulman sur deux en France estime que la loi islamique doit être appliquée dans les pays où ils vivent, d’après une étude Ifop. Voyez-vous la montée de l’islamisme comme une menace pour notre civilisation ?
L’islamisme est évidemment un défi posé à nos sociétés. Il faut distinguer l’islam, d’une part, et l’islamisme, d’autre part. La montée de l’islam, en tant que fait social, est aussi un phénomène qu’il faut traiter. On ne peut pas laisser grandir le sujet comme si de rien n’était — ce que nous avons fait pendant des décennies. Je le disais déjà lorsque j’étais en responsabilité, et j’ai été très attaqué pour cela. C’est même l’un des éléments qui ont conduit à mon départ du gouvernement au lendemain de la réélection du président.
Je pense pourtant que la France peut être un modèle d’intégration réussie et elle le montre tous les jours — mais cela ne fait pas la une des journaux. Vous avez beaucoup de musulmans profondément républicains, très à l’aise avec les modes de vie français, qui voient ce que signifie une société où chaque religion bénéficie de la liberté sans pression de quiconque. Le modèle républicain ne doit en aucun cas se transformer en athéisme d’Etat ou en combat contre la dimension spirituelle. La fameuse phrase attribuée faussement à Malraux – « Le XXIᵉ siècle sera métaphysique ou ne sera pas » – ne me semble pas fausse. Je vois, chez les jeunes, une aspiration à la spiritualité que je respecte profondément, et que je trouve même saine. A nous de montrer que c’est parfaitement compatible avec un Etat sécularisé et avec une société de libertés exonérée de toute prétention du religieux à dicter sa loi.
L’école de la République, dont vous avez été le ministre, n’a-t-elle tout de même pas une responsabilité dans cette progression de l’islam rigoriste ?
Très souvent, quand on dit : « l’école faillit », c’est en réalité que l’écosystème autour de l’école faillit. Quand la famille n’assume plus son rôle éducatif, quand des réseaux islamistes influencent la jeunesse autour de l’école — par exemple à travers de l’aide aux devoirs utilisée comme prétexte au prosélytisme etc. La loi confortant les principes de la République de 2021 allait dans le bon sens, mais il faut maintenant aller plus loin. Et de ce point de vue, ce n’est pas un hasard si la France est le pays le plus attaqué par les islamistes : notre modèle de société est le plus irritant pour ceux qui portent un projet d’islamisation du monde — comme le font les Frères musulmans depuis un siècle. Les personnes qui nomment clairement les choses, sans tomber dans l’extrémisme, sont très ciblées. Et elles rencontrent malheureusement des relais dans la classe politique. J’ai été très attaqué pour avoir simplement dit ce que je viens de vous dire.
Comment expliquez-vous ce tabou autour de l’islam en France ?
Il y a une grave responsabilité du pouvoir socialiste des années 1980. A cette époque, alors même que le problème était déjà visible, on a fait comme s’il n’existait pas. Ce mélange de conformisme intellectuel et d’erreurs de raisonnement a conduit à une situation où l’extrême droite s’est retrouvée, peu à peu, avec une sorte de monopole dans la désignation de réalités que tout le monde pouvait voir. C’est une absurdité. D’ailleurs, Laurent Fabius avait su dire les choses en son temps, lorsqu’il a déclaré que Jean-Marie Le Pen posait « de bonnes questions avec de mauvaises réponses ». Les choses ne se sont pas améliorées depuis : on a assisté à une forme de paresse intellectuelle, et de manque de courage. Il est minuit moins cinq sur ces sujets : il faut un pouvoir qui ne soit pas un pouvoir autoritaire d’extrême droite — comme la tentation existe désormais un peu partout — mais un pouvoir républicain, humaniste, « clémenciste », qui ne craint pas la fermeté et qui affiche ses principes sans barguigner.
En parlant de l’école, dans votre livre, vous dites craindre que l’on fabrique désormais non plus des citoyens, mais des consommateurs. Et, face à ce constat, vous proposez quelque chose : en grec, la paideia.
La paideia, dans la Grèce antique, c’est l’ensemble des connaissances que l’on souhaite transmettre à un être humain — à un enfant, qui deviendra adolescent puis adulte — pour en faire une personne complète. Cette idée d’une sorte de panoplie de compétences permettant de traverser la vie reste tout à fait valable, même si elle doit être actualisée. Cela comprend les savoirs fondamentaux transmis à l’école, la sociabilité, le respect d’autrui, la capacité à travailler en équipe, le sens du collectif, et les compétences modernes, notamment celles liées à la civilisation numérique.
Cette paideia moderne doit irriguer notre projet éducatif. Et ce projet éducatif ne se limite pas à ce qui se passe dans l’école : il concerne tout l’environnement de l’enfant. C’est dans cet esprit que j’ai lancé des dispositifs comme les cités éducatives ou les vacances apprenantes : une forme de début de paideia moderne. L’idée est la suivante : comment faire en sorte que tout, dans la vie d’un enfant, puisse être instructif ? Comment garantir, par exemple, que tous les enfants puissent avoir des vacances dans la nature, se réancrer dans le réel, plutôt que passer leurs journées sur un canapé devant une console ? La paideia, c’est l’homme complet. C’est la formation intellectuelle, morale, culturelle.
« Pas de civilisation sans beauté », écrivez-vous, et de déplorer le triomphe de l’utilitarisme sur le beau. Le beau n’a-t-il simplement pas évolué ? Le beau d’hier n’est peut-être plus celui d’aujourd’hui…
Ce qui vaut pour l’architecture vaut pour le reste : il faut cultiver le beau. Et le beau, ce n’est pas reproduire perpétuellement le néoclassicisme ; c’est savoir innover, inventer. Il existe aujourd’hui de très belles créations architecturales, de très beaux objets. Mais il faut reconnaître que le bilan global est mitigé. Comme dans l’art contemporain, il y a des œuvres magnifiques — et d’autres qui relèvent presque de la supercherie, du pur marketing, d’une doxa qui impose artificiellement des codes esthétiques. Faire passer les vessies pour des lanternes, c’est aussi une pathologie de notre époque. Aucun bâtiment antérieur à 1945 ne donne spontanément l’impression qu’il faudrait le détruire. Pour le reste, je vous laisse en juger… Certaines civilisations savent encore construire du beau. Prenez le Bhoutan : même quand ils construisent un HLM aujourd’hui, c’est beau : de belles fenêtres, des proportions humaines, une attention esthétique. Nous devrions avoir de grands débats sur ce que nos futurs grands travaux doivent produire.
Vous critiquez la mauvaise allocation des investissements, mais aussi l’excès de normes, qui freine notamment l’émergence de géants de la tech en Europe — ou même en France. Vous définiriez-vous comme un libéral ?
Le mot « libéral » ne me fait pas peur, parce que je me situe dans la filiation de Montesquieu, Tocqueville, Raymond Aron. Je suis pour un Etat stratège et puissant, dans le cadre d’une économie et d’une société libérales. C’est une vision d’équilibre. En politique, la démocratie, c’est la diversité, la liberté ; mais si elle est seule, elle devient fragmentation individualiste et communautaire. La République est là pour compenser et stabiliser cela en créant du commun. En économie, c’est la même chose. Nous avons besoin de vitalité, d’initiative, de l’esprit d’entreprise — qui est naturel chez les Français, mais qu’on s’emploie sans cesse à brider. En ce sens, oui, je suis libéral.
Mais nous avons aussi besoin d’une puissance publique claire, qui fixe un cap et encourage. Et c’est ce qui marche dans le monde aujourd’hui. On présente toujours les Etats-Unis comme un modèle de capitalisme pur. Mais sans la Nasa, vous n’auriez pas Elon Musk. Sans la Darpa [NDLR : l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense], il n’y aurait pas toute une série d’innovations de la tech californienne. C’est une illusion totale de croire que la disparition de l’Etat garantit le dynamisme économique : c’est l’inverse. Quant à la Chine, elle a allié puissance de l’Etat et capitalisme. Et nous, Français, nous savons faire cela : c’est même une part de notre génie national.
La question de l’impuissance de l’Etat est un sujet qui monte. Comment peut-on redonner de la force à l’Etat sans passer pour un autoritaire ?
Il faut retrouver la raison d’être de l’Etat — ou même, plus largement, de la puissance publique. Il ne faut pas confondre puissance de l’Etat et omniprésence de l’Etat. Nous devons clarifier ce qu’est l’Etat, ce qu’est son rôle, et ce que sont les libertés locales. J’ai d’ailleurs une approche précise de ce que devraient être ces libertés locales. Je ne suis pas de ceux qui sautent sur leur chaise en répétant que la décentralisation va tout régler. Nous avons besoin de décentralisation, bien sûr — mais pas n’importe comment, et pas sous n’importe quelle forme.
Il faudrait recentrer la décentralisation autour de trois pôles : l’Etat, les régions et les départements réunis et, le bloc communal. Chacun des trois niveaux doit avoir de vraies compétences exclusives, et refuser les compétences partagées. Par exemple, plus jamais de travaux publics accomplis par plus de deux entités. Aujourd’hui, regardez un panneau de chantier : on voit la commune, le département, la région, l’Etat, l’Europe… cinq acteurs minimum, parfois six ou sept ! Cela signifie bureaucratie, processus interminables, et une accumulation de normes qui n’ont pas toujours de sens. Il faut dire clairement : telle catégorie de travaux relève de la commune ; point. Cela fonctionne assez bien dans le domaine scolaire : l’école primaire relève de la commune, le collège du département. Attention enfin au concept de différenciation qui est à la mode aujourd’hui et qui peut mener demain à des statuts à la carte. Ce serait le plus sûr chemin à terme vers de nouveaux séparatismes.
Dans votre livre, vous parlez des territoires, des auteurs, des penseurs et des livres qui constituent cette civilisation française. Si vous deviez en recommander un de chaque, lesquels choisiriez-vous ?
Pour l’auteur je dirai Fernand Braudel. C’est l’un des grands penseurs du XXᵉsiècle, en France comme dans le monde. Il est un peu oublié aujourd’hui, mais c’est lui qui nous permet d’avoir une vision de très longue durée sur ce que sont une civilisation et une société. Pour le territoire, spontanément, je dirai le Grand Ouest. En matière scolaire comme dans bien d’autres domaines, les ingrédients de la réussite y sont réunis. Une grande partie de la Bretagne, par exemple, a su se développer avec une vision cohérente, en comptant sur elle-même, en trouvant des forces d’entrepreneuriat, et en maintenant un certain équilibre écologique — même s’il y a toujours des sujets de vigilance.
Enfin, je choisirais comme livre Le Premier Homme, d’Albert Camus. Camus est le fils d’un homme mort à la Première Guerre mondiale ; son ancrage civilisationnel est complet. Il savait ce qu’était la France : il s’est battu pour elle, pas à Saint-Germain-des-Prés, mais dans la Résistance. Camus est un homme complet, qui portait en lui la paideia grecque. Et, en tant que pied-noir, il avait un amour de la France peut-être moins « enfant gâté » que celui de certains auteurs de sa génération, comme Jean-Paul Sartre qui avaient besoin de se racheter de leur piteuse guerre par des positions extrémistes après-guerre. L’honnêteté intellectuelle de Camus reste un modèle pour la pensée comme pour l’action.
Jean-Michel Blanquer : « Ce n’est pas un hasard si la France est le pays le plus attaqué par les islamistes » 2025 IUSTITIA.BG – Investigations 2009-2025 2025-11-24 15:29:00 Dernières nouvelles, actualités mondiales, actualités nationales, actualités les plus importantes, dernières nouvelles, les plus importantes, dernières nouvelles du jour, Justice, Petar Nizamov, Plumes, Petar Nizamov- Plumes, Justice bg, iustitia.bg, iustitia, iusticia, usticia, enquête, Bourgas, Bulgarie, actualités, dernières nouvelles, actualités du jour, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de Bulgarie, actualités de blitz, actualités principales, les plus importantes, les plus commentées, dernières nouvelles, Boyko Borisov, actualités, météo, coronavirus, actualités, actualités, météo, facebook, youtube, facebook, instagram, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière minute, actualités d’aujourd’hui, actualités, actualités bg, actualités principales, actualités chaudes, actualités bg, site d’actualités, toutes les actualités, actualités bg, actualités de dernière heure, dernières, dernières nouvelles bg, actualités d’aujourd’hui, actualités d’aujourd’hui, actualités de dernière heure, dernières nouvelles, aujourd’hui, actualités bg, actualités, actualités vesti, actualités 24 heures, vesti bg novini, actualités mondiales, bird bg, bivol bg, bivol, trud bg novini, dernières nouvelles aujourd’hui, novinite bg news, bonjour la Bulgarie, armoiries des partis politiques, delyan peevski, scandaleux, télévision nationale bulgare, free europe, télévision, scandale, exclusif, en direct, télévision en direct maintenant, télévision, télévision en ligne, programme télévisé, bg, en direct maintenant, informations télévisées, en ligne, télévision en direct en ligne, tribunal, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, tribunal de district de Bourgas, cour d’appel de Bourgas, procureur de Bourgas, bureau du procureur de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, bureau du procureur de district de Bourgas, procureur en chef, ivan geshev, procureur geshev, tsatsarov, mvr burgas, odmvr burgas, odp burgas, police de Bourgas, police de district de Bourgas, procureur tsatsarov, affaires sgs, tribunal de varna, président de la Cour suprême de justice, décisions judiciaires en matière civile, décisions dans les affaires, tribunal de Plovdiv, décision de justice, décisions de cas, tribunal de Varna, pénal, affaires, district, décisions du tribunal de district, travail au tribunal, président de la Cour suprême de justice, juges de la Cour suprême, tribunal de Sofia, juges suppléants, Plovdiv, tribunal de Plovdiv, juges Plovdiv, Cour suprême, Inspection de la Cour suprême de justice, Conseil judiciaire suprême, Cour suprême, Conseil judiciaire suprême, avocat, avocat affaires pénales, avocat affaires civiles, avocat affaires matrimoniales, avocat administratif, droit pénal, procédure pénale, droit civil, procédure civile, droit administratif, droit constitutionnel,





